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Economie

Enquête: Mesures exceptionnelles dans les ports

Par L'Economiste | Edition N°:1149 Le 22/11/2001 | Partager

. Face au vide réglementaire, l'ODEP a mis en place une procédure pour le traitement des navires transportant de l'ammonitrateLes responsables de l'ODEP se veulent catégoriques: aucun stockage d'ammonitrate à l'intérieur des ports n'est autorisé. “Les déchargements sont effectués en flux tendus et les cargaisons sont immédiatement évacuées à l'extérieur du port en raison du danger que représente la manipulation de ce produit”, affirme le commandant du port de Casablanca, Khalid Fatara. En effet, selon un classement de l'Organisation Maritime Internationale (OIM), l'ammonitrate figure en cinquième position sur une échelle de neuf des produits dangereux(1).Pour le traitement de l'ammonitrate, les responsables de l'ODEP ont mis en place une procédure généralisée à tous les ports. L'unique texte réglementaire qui régit le traitement de ce produit est un arrêté du Ministère de l'Equipement datant d'octobre 1969. Ce texte ne concernait que le port de Casablanca, laissant naviguer dans le flou les autres ports. La procédure de l'ODEP est donc venue pallier ce vide organisationnel, d'autant plus que les quantités importées se chiffrent en milliers de tonnes. A Jorf Lasfar par exemple, les importations d'ammonitrate ont totalisé 72.755 tonnes à fin septembre 2001 contre 64.000 tonnes en 2000. A Casablanca, quelque 69.246 tonnes ont été traitées en 2000 contre 26.012 à fin septembre 2001.La procédure mise en place par l'ODEP couvre toute la chaîne. L'agent maritime dépose ainsi, 48 heures avant l'arrivée même du bateau, une déclaration précisant, entre autres, la quantité des ammonitrates transportés. “Il commande par la suite un remorqueur de sécurité et une équipe de sapeurs-pompiers qui assurera une veille sécurité de 24h/24 sur le quai”, explique le commandant du port de Jorf Lasfar, Atmani. Son collègue de Casablanca ajoute que “le navire est accosté à la première heure du matin dans un poste dégagé”. Une lettre listant l'ensemble des mesures de sécurité à respecter est remise par la suite au commandant du navire. Parmi celles-ci figurent les équipements de lutte contre l'incendie dont doit disposer le navire, l'interdiction de fumer à bord, les consignes d'amarrage et de mouillage de l'ancre... Le navire est aussi obligé de maintenir, durant son séjour au port, les machines en état de marche et être prêt à appareiller en cas d'incendie. Le soutage (transbordement d'hydrocarbures) y est également interdit. Pour la vérification du respect de ces consignes, commandant Atmani souligne que la capitainerie du port effectue des rondes inopinées à bord des navires. A. M.(1) Il s'agit d'un classement pour le transport maritime. Dans la classe 1, on retrouve les explosifs et les munitions. La neuvième classe comprend les produits corrosifs.

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