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Economie

Enquête immobilier
Casablanca épuise son stock de bureaux

Par L'Economiste | Edition N°:2379 Le 10/10/2006 | Partager

. 7.000 hectares en plus, nécessaires en 2025 . Surtout ne pas céder des zones économiques aux projets de logement!. Les tarifs échappent à tout barèmeDepuis l’annonce du plan Emergence pour Casablanca, on ne parle plus que d’aménagement d’espaces pour l’activité économique. Ce besoin, susceptible donc d’augmenter dans les années à venir, se fait d’ores et déjà sentir. Pendant les cinq dernières années, la métropole a largement puisé dans ses stocks d’immobilier professionnel. Pour exemple, des 280.000 m2 de plateaux de bureaux recensés en 2001, la métropole ne compte actuellement que quelque 170.000 m2. Le déséquilibre risque de s’accentuer d’ici peu puisque l’investissement ne suit pas le rythme de croissance du secteur. Le marché des plateaux de bureaux ne produit que 80.000 m2 annuellement contre 120.000 m2 consommés. Si cette donne n’est pas rattrapée le marché augure une production en flux tendu, voire une pénurie sur le moyen terme. Situation à éviter puisqu’elle rendrait l’évolution du secteur difficile à planifier et qui reste surtout très décourageante pour les investisseurs. Cette année aussi, l’immobilier professionnel est très sollicité. La demande formulée au niveau du CRI en termes de foncier est de 1.000 hectares. Elle concerne les différents types d’infrastructures: plate-forme logistique, zone économique, parc industriel, plateaux de bureaux…Conséquence, l’immobilier d’entreprise affiche des prix de plus en plus élevés. Il y a, d’un côté, les locaux très prisés pour leur emplacement par les grandes enseignes commerciales et qui échappe à tout barème de prix (sur le boulevard El Massira par exemple), et d’un autre, les surfaces de plateaux de bureaux et locaux aménagés qui affichent des tarifs qui dépassent les 10.000 DH/m2. Un rush qui laisse, pourtant, indifférents les promoteurs. Ces derniers restent frileux quant à l’investissement dans l’aménagement des zones d’activité économique. Et même les expériences menées aujourd’hui restent, du point de vue des professionnels, en deçà des attentes. En effet, leur majorité verse dans la spéculation immobilière pure et simple au lieu de favoriser l’approche de valorisation d’un espace d’activité durable.Toutefois, Hamid Ben Elafdil, directeur du CRI (Centre régional de l’investissement) rassure. Pour lui, «le secteur se professionnalise et a simplement besoin d’un coup de pouce pour prendre son élan. Par exemple, des mesures fiscales encourageantes comme c’est le cas pour les projets de logement». Un danger est également à redouter du côté des propriétaires du foncier. Ces derniers peuvent suivre la tendance des promoteurs attirés par l’immobilier de logement malgré la saturation du marché et cèdent pour des projets d’habitat, des espaces prévus, à la base, à l’immobilier professionnel.Selon Ben Elafdil, il y a également un travail à faire dans l’explication des avantages de cet investissement aux promoteurs. «C’est un investissement qui n’est pas aussi coûteux que pour l’immobilier résidentiel. Il le deviendra encore moins avec le développement des techniques de construction et d’optimisation de l’espace. Les ouvrages y sont également moins complexes».Aujourd’hui, la CDG (Caisse de dépôt et de gestion) qui offrira grâce à la Marina et Casashore un parc immobilier de 140.000 m2 et 120.000 m2, et le Groupe Lazrak, promoteur des centres Zénith, restent les intervenants les plus efficaces dans le secteur. «D’autres aménageurs se manifesteront, il faut simplement qu’ils prennent conscience des enjeux du secteur», insiste Ben Elafdil. Selon les estimations de la demande, Casablanca aurait besoin de 7.000 hectares de foncier en 2025.


Système d’information

L’offre immobilière au niveau du Grand Casablanca reste difficile à préciser de manière exacte. Les données disponibles ne sont pas constamment actualisées alors que l’offre évolue à un rythme soutenu et de manière significative. En termes de données, les différents services de la Région font cavalier seul. Agence urbaine, Direction des statistiques, CRI (Centre régional d’investissement)… partagent rarement les résultats et données dont ils disposent. Le projet du SIG (système d’information géographique), annoncé par les décideurs de la région, traîne encore des pieds. Un tel outil permettrait pourtant la collecte et l’actualisation des informations en temps réel et rendrait possible une meilleure organisation des zones urbaines.I. M.

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