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    Economie

    Engagements bancaires: Carton jaune de BAM

    Par L'Economiste | Edition N°:3320 Le 15/07/2010 | Partager

    . L’enjeu, prévenir tout risque systémique dû à la concentration. Les systèmes de notation interne seraient bien avancés. Mais BAM recommande leur renforcement pour certains établissementsBâle III pointe du nez alors que quelques mesures de Bâle II sont encore en chantier. El la situation est similaire un peu partout dans le monde. Il faut dire que les banques marocaines ont déployé les moyens nécessaires pour se mettre au niveau des standards internationaux, dont quelques un ont même été anticipés par Bank Al-Maghrib (BAM).Pilier fondamental, la maîtrise du risque crédit a mobilisé une part importante des efforts fournis. Objectif: adopter les méthodes de notation interne avancées pour l’évaluation détaillée du risque de contrepartie. Et ainsi apprécier son impact sur la continuité de l’exploitation et calculer le niveau de fonds propres nécessaires, dans le respect du ratio de solvabilité. «Pour nous, comme pour une bonne partie des banques, le système de notation interne est opérationnel. Pour d’autres, il est en cours d’implémentation», assure un administrateur d’une grande banque.Dans ce cadre, la quasi-totalité des banques a eu recours à des cabinets conseil, grassement rémunérés, pour la conception et l’implémentation des nouveaux systèmes de notation. Une implémentation qui est par ailleurs lourde et complexe, nécessitant un système d’information adapté, intégré et performant. Une pesanteur qui découle de la multiplicité des variables à prendre en compte, et ce pour chacune des nombreuses catégories de contreparties. Particuliers, PME, TPE, grandes entreprises, financements de projets…Autre facteur de lourdeur, la profusion de critères de notation, aussi bien quantitatifs que qualitatifs. Prenons l’exemple des financements de projets. Leurs plans d’amortissement financier ont la particularité d’être exclusivement adossés aux flux générés par l’exploitation de l’investissement. Comment alors noter une telle contrepartie? Le poids des variables qualitatives se trouve alors démultiplié, puisqu’il s’agit d’évaluer la rentabilité et la solidité du projet, en plus de la qualité de son promoteur et de son tour de table. D’où la complexité de l’évaluation: une fonction multivariée et, qui plus est, s’avère complexe. En sachant que le tout doit être pris en charge par le système d’information de la banque.Dans le même registre, l’un des défis les plus pressants est la diversification de l’exposition par contrepartie. En effet, il est nettement souligné dans les recommandations de BAM. En le sens où, la concentration des engagements (financements par décaissement et par signature) sur une même contrepartie (un grand groupe par exemple) met la banque face à un risque potentiel important, en cas de défaut de la contrepartie. «Les contrôles montrent que les portefeuilles des banques font ressortir des engagements importants sur certaines contreparties. Bien que les grands risques soient encadrés sur le plan réglementaire et qu’ils ne représentent que 4 fois les fonds propres, au même niveau qu’en 2008, ces expositions nécessitent d’être diversifiées d’autant qu’elles peuvent recéler des risques accrus», souligne BAM. «Certains établissements doivent renforcer la qualité de leurs systèmes de notation interne ainsi que les stress tests visant à évaluer leur capacité de résistance à des défaillances de contreparties importantes», rajoutent les experts de la banque centrale. Car il est bien question de prévenir toute crise systémique pouvant atteindre le système bancaire national. Aussi peu probable ce risque soit-il, les effets dévastateurs en cas de survenance, obligent à une vigilance sans faille.Ainsi, ce souci se traduit-il au niveau supérieur. Effectivement, il s’agit également de noter les établissements de crédit. Le Système d’aide à la notation des établissements de crédit (Sanec) utilise une démarche structurée (voir illustration), pour dresser le profil de risque de chaque établissement sur la base d’analyses à la fois quantitatives et qualitatives. Une quinzaine de critères organisés en six zones de risques et déclinés en 180 sous-critères sont pris en compte.La préoccupation du régulateur national ne fait aucun doute. La mise en application dans les délais impartis et le suivi rigoureux sur le terrain restent par contre à perfectionner.Othmane ZAKARIA

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