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Economie

Enfin, une vraie décharge à Rabat

Par L'Economiste | Edition N°:2672 Le 13/12/2007 | Partager

. Le site d’Oum Azza opérationnel à partir du 17 décembre. Capacité de traitement: 700.000 tonnes par an. Treize communes cibléesC’EST officiel, la première décharge contrôlée du pays verra le jour dans la région de Rabat. Et plus exactement dans la commune d’Oum Azza, à une vingtaine de kilomètres de la capitale. Elle sera opérationnelle le 17 décembre. Ce projet marque un grand pas en matière de protection de l’environnement et de développement durable. Il est le fruit d’un travail de coopération entre 13 communes urbaines et rurales qui ont finalement trouvé une solution au problème des traitements des déchets ménagers. L’aménagement et la gestion de cette décharge ont été confiés à Segedema, filiale du groupe Pizzorno Environnement. Rappelons que la signature de la convention de la gestion déléguée a été signée sous la présidence du Souverain en février dernier (www.leconomiste.com). Implantée sur une superficie de 110 ha, la décharge recevra sur une période de 20 ans quelque 13,5 millions de tonnes de déchets provenant des différentes communes. «Grâce à une technique développée par notre groupe en France, la durée de vie du site pourra dépasser les 25 ans», souligne Francis Pizzorno, président fondateur du groupe, lors d’une visite au site mardi dernier. Pour lui, ce projet contribuera à l’amélioration de la salubrité publique dans la région. Et permettra également de garantir un emploi stable avec une formation dans le domaine pour près de 120 personnes. La majeure partie du personnel sera affectée à la zone de tri et de valorisation. Les autres seront répartis entre les zones de transfert et de stockage. Techniquement, 4 casiers géants sont destinés à recevoir les déchets pour une durée d’exploitation de 5 années chacun. Durant la phase de démarrage, les déchets seront stockés et compactés dans les deux premières alvéoles du premier casier déjà aménagé. Pour les responsables de la société délégataire, toutes les mesures techniques et logistiques ont été mises en place pour assurer un traitement selon les normes internationales les plus avancées dans le domaine. Sur ce point, il faut signaler la mise en place des ouvrages nécessaires pour assurer le drainage du lixiviat (liquide résiduel qui provient de la percolation de l’eau à travers les déchets) dans un bassin étanche. Ce dernier sera ensuite traité dans une station d’épuration. Ainsi, le groupe pourra traiter près de 80.000 m3/an de matières toxiques. Cette opération permet d’obtenir une eau appelée «Permat» dont le taux de pureté atteint les 98%. Par ailleurs, les responsables de la décharge assurent que les émissions de biogaz seront aussi parfaitement maîtrisées. Toujours dans le volet de la protection de l’environnement, le groupe devrait aussi traiter les lixiviats issus des décharges de l’Oulja et d’Akreuch situées dans la vallée de Bourgreg. Un projet qui devrait assainir le fleuve et permettre de repeupler les bancs de poissons. Enfin, la direction de Pizzorno annonce la mise en place d’un système de management environnemental qui débouchera sur une certification ISO 14.000 d’ici 5 ans.


Coût

LES communes devront payer 58,41 DH/tonne à Segedema, filiale du groupe Pizzorno pour le traitement de leurs déchets ménagers dans le site d’Oum Azza. A cela s’ajoutent les frais de transfert qui dépendront de la longueur du trajet. Par exemple, pour Rabat, il faut régler 28,5 DH/tonne. La commune de Salé, elle, devrait payer 30,26 DH/tonne. C’est Témara qui paiera le plus cher, soit 81,18 DH/tonne. Des négociations sont en cours pour revoir à la baisse ce tarif. Rappelons que le coût global de la décharge Oum Azza s’élève à 1,5 milliard de DH dont la grande partie provient des recettes réglées par les communes. Par ailleurs, plus de 340 millions de DH d’investissements sont prévus.Nour Eddine EL AISSI

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