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    Enfants inadaptés: Encore un scandale

    Par L'Economiste | Edition N°:2643 Le 01/11/2007 | Partager

    . Près de 200 enfants ont été exclus de l’Apaei. La Cnops et le secrétariat d’Etat n’assurent plus leur prise en charge L’Association des parents et amis d’enfants inadaptés (APAEI) fait encore parler d’elle. En proie à d’énormes difficultés financières, celle-ci vient d’exclure près de 200 enfants handicapés mentaux. Il s’agit essentiellement de gosses issus de familles défavorisés dont le paiement des frais de scolarité est en principe pris en charge par le secrétariat d’Etat chargé de l’Enfance et de la Famille. C’est aussi le cas d’une soixantaine d’enfants inadaptés sous la tutelle de la Cnops. «Je ne faits qu’appliquer le règlement intérieur de l’association qui dit expressément que toute personne ne payant pas les frais d’inscription et d’assurance, n’a pas droit aux services de l’APAEI. Et ce, à partir du troisième mois de cessation de paiement», explique Ali Redouan, président de l’association. Et d’ajouter qu’il faut plutôt s’en prendre aux administrations concernées. «Celles-ci se sont engagées à payer les frais de scolarité pour ces enfants. Qu’elles assument leur engagement», déclare Redouan. En attendant, les familles ne savent plus à quel saint se vouer. Pour la direction de l’association, les parents doivent faire pression afin que le secrétariat d’Etat et la Cnops règlent leurs arriérés. «Une fois cela fait, les enfants pourront réintégrer les structures de l’association», assure le président de l’APAEI. A noter que la Cnops qui a cessé les paiements depuis le mois septembre 2005, doit, à ce jour, à l’association près de 760.000 DH. Quant au secrétariat d’Etat, celui-ci affiche une ardoise de 900.000 DH. A ces sommes, il faut aussi ajouter quelque 1,3 million de DH, que doit verser à titre de dommages l’ex-équipe gestionnaire de l’association. Cette décision a été prise à l’issue d’un procès intenté contre l’ex-président de l’APAEI (www.leconomiste.com). En clair, des problèmes d’argent opposent différents intervenants opérant autour de l’Association des parents et amis d’enfants inadaptés. «Et la seule solution qui est privilégiée, c’est de prendre les enfants en otages», déplore la mère d’un garçon autiste. Outre ce problème, les employés de l’association n’ont pas perçu leur salaire depuis mars 2006. «Les caisses de l’association sont vides. On doit recouvrer nos créances», répond le directeur de l’APAEI. En tout cas, la tension est à son comble. Un membre de bureau, qui préfère garder l’anonymat, parle de pressions exercées sur les employés pour les pousser à démissionner. «Ils doivent aussi renoncer à tous leurs droits s’ils veulent récupérer les salaires non payés», souligne notre source. Déjà, une quinzaine de personnes ont jeté l’éponge. «Il faut réduire les charges», rapporte la direction de l’association. Et d’ajouter que les personnes qui sont parties, sont essentiellement des stagiaires, rémunérés 500 DH/mois. En résumé, la situation est déplorable. Pourtant, la commission régionale de l’INDH, présidée par le wali de Casablanca, a accordé une grosse enveloppe à l’association sans pour autant l’auditer, ni lui demander des comptes.Jihad Rizk

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