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    Energie : Solaire thermique : Les professionnels mènent croisade

    Par L'Economiste | Edition N°:204 Le 16/11/1995 | Partager

    Formation, crédibilisation, responsabilisation, les professionnels mettent en place un plan d'action tous azimuts pour la promotion du chauffe-eau solaire thermique. Il démarre avec des journées de formation en novembre et décembre. L'objectif est de promouvoir l'activité.


    Les professionnels du chauffe-eau solaire thermique(1), l'AMGE (Association Marocaine de Gestion de l'Energie) et le Bureau d'Etude Citech, entament une véritable "croisade" dans le but de promouvoir et de réhabiliter le solaire. Celui-ci est une nécessité, c'est évident, mais les choses n'étant pas aussi simples, les professionnels s'organisent pour faire entendre raison.
    Des rencontres de sensibilisation sont prévues avec les responsables des ministères intéressés. Il s'agit principalement des Ministères de l'Energie, de l'Intérieur, et du Commerce et de l'Industrie. Les responsables du CDER (Centre de Développement des Energies renouvelables) et de l'ONE également concernés par les résultats de cette action ont été contactés.
    Pour effectuer cette "croisade", les opérateurs du secteur ont établi un programme d'action qui se situe autour de 6 axes essentiels: la formation, l'information et la sensibilisation, la mise en place d'un label qualité, l'introduction du concept de garantie solaire des résultats, la proposition de mesures réglementaires et enfin la réhabilitation du parc solaire collectif. L'objectif de ce plan est de mettre en place les moyens pour recrédibiliser le solaire, fiabiliser le matériel et responsabiliser les professionnels.
    Le programme rappelle dans son introduction que le Maroc importe près de 85% des matières premières destinées à la production de son énergie. "Le solaire n'est plus une simple source d'énergie, mais devient une véritable solution pouvant contribuer à la gestion rationnelle de l'énergie, à un moment où les économies deviennent un objectif à part entière".

    Crédibilisation du solaire

    Le secteur a été dominé par le passé par un manque de professionnalisme des opérateurs. Partant de ce constat, le plan d'action propose de mettre en place une formation initiale et continue. Des journées de formation sont ainsi prévues les 24 et 25 novembre 1995 à l'ISGTF (Institut Supérieur de Génie Thermique et du Froid). Elles sont destinées aux installateurs. Les professionnels exposeront durant ces deux journées leurs matériels. Les 19 et 20 décembre 1995, une autre formation est proposée aux bureaux d'étude sur l'installation et le "dimensionnement" du chauffe-eau solaire.
    Hormis cette absence de professionnalisme, le solaire thermique pour la production d'eau chaude sanitaire a perdu de sa crédibilité pour de nombreuses autres raisons. La mauvaise installation des équipements, l'absence d'entretien et des pièces de rechange, la disparition de certaines marques et fournisseurs de matériels ont en effet contribué à sa décrédibilisation. Aussi, les promoteurs du plan d'action proposent, à l'instar de ce qui existe dans les autres pays, de responsabiliser les professionnels, fournisseurs et installateurs, vis-à-vis des utilisateurs sur "les résultats solaires attendus". Ce qu'ils appellent "la garantie solaire des résultats". En plus de la garantie courante proposée, le professionnel s'engage sur les résultats de son matériel vis-à-vis du consommateur. Ceci concerne principalement les installations solaires collectives.

    Variante solaire

    Outre la garantie solaire des résultats, les professionnels proposent l'instauration de normes de qualité pour les chauffe-eau solaires, avec la mise en place d'un label qualité.
    Pour accompagner cette politique de promotion du solaire, un certain nombre de mesures réglementaires sont suggérées par les opérateurs. Ils souhaitent que les "pouvoirs publics recommandent l'installation des équipements solaires et introduisent la variante solaire dans les projets étatiques".
    De plus, l'installation systématique de deux tubes d'alimentation d'eau froide et retour d'eau chaude sanitaire branchés à la terrasse "devrait permettre à ceux qui le désirent de pouvoir effectuer des installations à n'importe quel moment sans avoir à modifier l'esthétique des lieux", précise M. Naïm Lahlou, directeur de Citech.
    Les professionnels désirent également la mise en place de "mécanismes de financements appropriés et incitatifs en concert avec l'ONE, les régies et les organismes bancaires".
    Par ailleurs, des études ont démontré qu'il existait un grand nombre d'installations solaires collectives hors d'état de marche. Certaines d'entre elles peuvent être réhabilitées. Dans ce cadre, les opérateurs du secteur proposent qu'il soit effectué un diagnostic détaillé sur ces installations défectueuses en vue d'y apporter des solutions. Ces opérations devraient nécessiter la mise en place d'un fonds national ou des programmes de coopération en vue d'apporter assistance technique et financements éventuels aux utilisateurs des installations solaires collectives, celles-ci pouvant devenir des installations pilotes.

    Fatima MOSSADAQ.

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