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    Economie

    Energie: Le bouquet des Centraliens

    Par L'Economiste | Edition N°:2569 Le 13/07/2007 | Partager

    . Un livrable avec des chiffres et des dates. Electricité: pas de libéralisation avant 2013. Formules de financement à trouverCHOSE promise, chose due. Les Centraliens, qui avaient planché deux jours durant, les 17 et 18 juin à Casablanca, sur le thème «Energie: partenariats régionaux ou investissements transnationaux», ont rendu leurs recommandations, avec des propositions concrètes. Ils ont présenté hier, jeudi en fin d’après-midi, un livrable qui prend des airs de «plan Emergence». Quatre grands axes ont été: des propositions globales pour transformer la contrainte en opportunité, des recommandations pour faire du gaz la base de la production électrique, une approche intégrée des énergies renouvelables et enfin l’émergence de l’électronucléaire.Premier constat: «l’Etat doit se désengager du secteur de l’électricité tout en favorisant un cadre réglementaire aux standards internationaux». Une revendication qui rejoint celle du patronat. Le gouvernement y travaille depuis déjà plusieurs années. Au sein de la CGEM, en effet, beaucoup font du forcing pour une restructuration du secteur, dissociant distinctement chaque maillon de la chaîne de valeurs de l’électricité: production, transport et distribution. Ce que les spécialistes appellent l’«inbudling» (cf. www.leconomiste.com). Resterait à gérer le transport pour lequel la confédération reconnaît «un monopole naturel» pour l’ONE. A condition, toutefois, que l’activité, comme le reste, soit contrôlée par une autorité administrative indépendante. Le régulateur aurait en charge de veiller au bon fonctionnement du marché et d’arbitrer les contentieux entre les utilisateurs et les différents exploitants. L’organe devrait aussi fixer les tarifs d’utilisation du réseau de transport. Pour les Centraliens, la préoccupation majeure, dans un marché international globalisé et marqué par l’évolution de l’Etat producteur vers l’Etat régulateur globalisé, devrait être la sécurité d’approvisionnement et la diminution de la dépendance énergétique. Le sujet de la libéralisation n’a jamais été autant d’actualité. Il faut dire que le dossier traîne depuis début 2001 (cf. www.leconomiste.com). Deux ministres ont eu à traiter ce dossier, et plusieurs promesses ont été faites. Un peu trop vite? Une manière de calmer les ardeurs des opérateurs économiques? Younes Maâmar, le patron de l’ONE estime, lui, que la libéralisation n’est pas encore à l’ordre du jour. Le secteur n’étant pas, d’après lui, doté d’infrastructures suffisantes. Les Centraliens, pour leur part, préconisent la réforme pour 2013. Il faut dire que l’enjeu est de taille et qu’une sérieuse préparation est nécessaire. D’abord, les différentes institutions, l’autorité de régulation du marché de l’électricité et du gaz. Ensuite, la redéfinition du rôle de l’ONE, le renforcement du réseau national et de l’interconnexion et enfin la gestion de la coexistence de différents niveaux de la libéralisation. Tout cela a bien évidemment un coût. La taille des investissements à déployer dans les secteurs dépasse les capacités intrinsèques des banques marocaines en financements classiques. Celles-ci demeurent limitées au regard des règles prudentielles. Avec 35 milliards de DH de fonds propres globaux, la capacité d’intervention des banques nationales se limiterait à 7 milliards pour un même projet, relèvent les Centraliens. D’où la nécessité de développer de nouveaux instruments de financements alternatifs via des opérations de marché. Rappelons que le marché énergétique marocain est caractérisé par une très forte croissance sur la demande électrique estimée à 9%. Une croissance nécessitant annuellement environ 10 milliards de DH pour la production, le transport et la distribution de l’électricité (cf. www.leconomiste.com).Pour les filières de production, les ingénieurs se veulent pragmatiques et optent pour trois options. Le gaz naturel, les énergies renouvelables et l’énergie électronucléaire. L’option du gaz pour la diversification des sources d’approvisionnement, la réduction d’émission de CO2 et la demande potentielle (5 milliards m3 en 2013 et 10 milliards en 2018) est la plus privilégiée. Et devrait à terme devenir la source dominante de la production de l’électricité, en remplacement des énergies fossiles. Le gaz naturel n’est certainement pas le moyen le plus économique pour produire de l’électricité. L’ONE privilégie donc souvent le charbon et le fuel (68%). Le plan gazier, annoncé puis mis en veilleuse, a pris quelques années de retard avant d’être relancé avec le projet de terminal (Akwa-Samir-ONE). Tanger ou Jorf Lasfar? L’emplacement devrait être annoncé bientôt, selon une source proche du dossier.L’option énergies renouvelables se justifie par l’important potentiel éolien et solaire très important, le pouvoir d’améliorer l’indépendance énergétique et l’intérêt croissant des investisseurs. Eolien, biomasse et énergie solaire, l’énergie verte peut produire un potentiel de 6.000 MW. L’Etat envisage de porter la part des cette énergie à 10% à l’horizon 2012. Encore faut-il développer toute l’industrie de fabrication des équipements. L’exonération des droits à l’importation et de la TVA sur les équipements est préconisée dès la loi de Finances 2008. Pour l’éolien, les Centraliens estiment qu’il faut dépasser le cap des 1.000 MW programmés tout en renforçant les capacités de stockage hydroélectrique. Les modèles espagnol et portugais sont donnés en exemple. Ils commencent même à faire des émules au Maroc, bien que la réglementation ne suivent pas encore. Notamment la question d’autorisation juridique de consortium d’autoproduction, l’adoption du projet de loi relatif à l’énergie renouvelable et à l’efficacité énergétique. Les opérateurs économiques sont, d’ailleurs, toujours dans l’attente du relèvement du seuil d’autoproduction (de 10 à 50 MW), formellement promis par Driss Jettou.Le choix du nucléaire se justifie, quant à lui, selon les Centraliens, suivant trois niveaux d’appréciation: niveau et évolution de la demande; capacité du réseau national et d’interconnexion et l’amélioration de la sécurité énergétique (cf. www.leconomiste.com). Le concept est lancé, et le tabou brisé. Le premier Kwh nucléaire produit avant 2020? Les Centraliens y croient en tout cas. Prix du pétrole, préoccupations écologiques, beaucoup de facteurs plaident en faveur de l’électronucléaire.Le choix est quand même un engagement au plus haut niveau de l’Etat, sur plusieurs décennies et nécessitant des infrastructures pérennes, des ressources humaines compétentes et des financements lourds et complexes. Autant commencer tout de suite.


    Négocier le gaz

    PORTER la part du gaz naturel à 34% de la capacité énergétique à l’horizon 2025. Un vœu qui ne peut se réaliser sans s’assurer auparavant des partenariats stratégiques capables de garantir l’approvisionnement. Le Maroc s’y atèle, et l’ONE s’active en Afrique subsaharienne (cf. www.leconomiste.com). L’Office se positionne de plus en plus comme acteur principal particulièrement à l’ouest du continent, grâce, d’une part, aux interconnexions et, d’autre part, à son savoir-faire sur la planification, l’exploitation et la maintenance dans les zones rurales. Une présence en force en Mauritanie, au Sénégal, en Gambie, au Nigéria... Des partenariats Sud/Sud très pertinents quand on sait que nombre de ces pays sont producteurs de gaz ou disposent de gisements importants. Le Forum énergétique de Marrakech a d’ailleurs été l’occasion de longues tractations notamment avec le Mali et la Mauritanie. La possibilité d’exploiter les réserves mauritaniennes de gaz pour approvisionner le marché marocain via l’interconnexion a été aussi à l’ordre du jour. Le gouvernement pourra-t-il, pour autant, faire l’économie d’une négociation directe avec l’Algérie? Nombre d’opérateurs n’en sont pas convaincus, tant le pays voisin reste incontournable.Amine BOUSHABA

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