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Courrier des Lecteurs

Encours des BDP: Encore des difficultés

Par L'Economiste | Edition N°:428 Le 25/01/1999 | Partager

Les BDP ont tiré leur révérence le 7 décembre 1998, dernière séance de cotation en bourse. Cependant, la non-concordance entre les états des dépositaires et ceux du Ministère de la Privatisation continue d'alimenter les débats. Selon des sources proches du dossier, des dépositaires n'auraient toujours pas réajusté leurs états avec ceux de la Bourse.


Décidément, les BDP (bons de privatisation) n'ont pas fini de faire parler d'eux. Près d'un mois après le début du remboursement, la non-concordance entre les états des différents dépositaires(1) et ceux du Ministère de la Privatisation n'est pas encore totalement réglée. A en croire des sources proches du dossier, la somme remboursée par le Trésor constituerait près de 99% du montant déclaré par chaque dépositaire. Aussi faible soit-il, l'écart entre ce que doit payer Bank Al-Maghrib (organisme centralisateur) et les dépositaires pose problème. Auprès de la Direction du Trésor, il est indiqué que les contacts avec les banques et sociétés de bourse dont les situations ne concordent pas avec ceux de la SBVC sont actuellement en cours.
En tout cas, une chose est sûre. Le détenteur final ne sera pas lésé. Ceux qui ont encaissé leur dû le 31 décembre ont pu d'ailleurs le constater.
A présent, c'est aux dépositaires de revoir leurs encours et les rapprocher de ceux de la SBVC, afin de dresser les états définitifs. Il est question de tenir une réunion en vue de valider les "comptes" et trouver des solutions concrètes. Le cas échéant, les écarts devraient être supportés par les organismes dépositaires eux-mêmes.

Dès la mi-décembre, L'Economiste a attiré l'attention sur les différents obstacles liés au processus de remboursement (concordance des états, dématérialisation des titres, manque de suivi des transactions...). Le Trésor s'était montré confiant en soulignant que "tout était rentré dans l'ordre". Visiblement, les choses ne sont pas aussi simples.
"En fait, le problème n'est pas né d'hier. Au moment des déclarations, aucune distinction n'avait été opérée entre BDP I et BDP II. Cela a pris de l'ampleur au fur et à mesure de la concrétisation des transactions. La négligence du suivi permanent a fait que les banques dépositaires sont aujourd'hui confrontées à des difficultés", était-il expliqué.
Concernant la dématérialisation des bons et l'identification des détenteurs, des responsables du Trésor précisent pourtant que la dématérialisation ne veut pas dire absence de trace. "Chaque investisseur reçoit normalement un certificat ou une attestation de sa banque dépositaire au
moment de la transaction, en
vertu de quoi il se fera rembourser".
Rappelons que le Trésor a remboursé le nominal majoré d'une rémunération annuelle capitalisée de 8,5% l'an. Ce qui porte la valeur totale du BDP I à 1.272,20 DH et du BDP II à 1.239,30 DH. Au total, le Trésor doit payer plus d'un milliard de DH pour un encours de 826.030 bons. Les bons de la deuxième tranche y sont représentés à hauteur de 78,5%.

Yousra MAHFOUD

(1) Cf L'Economiste du 8 décembre 1998.

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