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Economie

Encore de beaux jours pour le pétrole

Par L'Economiste | Edition N°:2148 Le 10/11/2005 | Partager

. Les réserves sont de près de 162 milliards de tep, soit 40 années de stock. Le véritable problème est celui des émissions CO2 La fin du pétrole est encore loin. Jean-Luc Karnik, directeur de l’Ecole nationale supérieure du pétrole et du moteur, explique que les réserves de pétrole prouvées sont de près de 162 milliards de tonnes équivalent pétrole. Ce qui correspond à 40 années de réserves de pétrole. Pour ce spécialiste, les réserves doivent être abordées sous un angle dynamique et non statique. Les progrès technologiques permettront de découvrir de nouveaux gisements mais aussi d’améliorer la récupération dans ceux existants. Actuellement, le taux de récupération est de 35% et il pourrait passer à 60%. La hausse des prix aidant, de nouveaux investissements peuvent être réalisés par les majors. Les prévisions de Jean-Luc Karnik, qui a animé une conférence mercredi 9 novembre, organisée par Royal Air Maroc sous le thème «Quel avenir pour le pétrole?» rejoignent celles de l’Agence internationale de l’énergie, qui vient de publier son rapport. Au cours des prochaines décennies, la demande énergétique croîtrait de 60%. L’essentiel de cette augmentation proviendrait des pays en développement avec un taux de 2,6% par an, contre 0,7% pour l’Europe. A très court terme, le problème majeur est celui donc de la croissance rapide de la demande de pétrole qui bute sur des capacités de production modeste. Et aussi sur des capacités de raffinage saturées surtout pour fabriquer les produits dont le marché raffole, à savoir les essences et le gasoil. Jean-Luc Karnik considère que pour les années à venir, le problème sera de nature environnemental. Il est lié à l’émission de CO2 due à la consommation de combustibles fossiles, le charbon et essentiellement le pétrole et le gaz. Des solutions et alternatives existent telles que la captation et la séquestration du CO2 ou encore le recours aux énergies renouvelables et aux biocarburants. Mais elles sont partielles. «Nous aurons besoin de toutes les sources d’énergie pour faire face à la demande», soutient Karnik. La bonne nouvelle, selon lui, est que «des bourses de CO2 existent». De plus, «cette problématique sociétale est confiée au secteur privé». Cela n’empêche pas que des efforts sont à faire au niveau comportemental. Karnik est pour un comportement plus responsable. Ce qui engendrerait une demande d’énergie plus raisonnable, en particulier dans des pays qui ont pris de mauvaises habitudes comme l’Amérique du Nord. Aujourd’hui, l’essentiel des produits pétroliers est utilisé dans le secteur du transport. Les signaux pris sont jugés suffisants pour des changements de comportement. Dans le cas contraire, les Etats doivent intervenir soit à travers des réglementations ou la fiscalité. L’objectif étant d’accroître l’efficacité énergétique.


Les prévisions de l’AIE

Dans son rapport rendu public, lundi 7 novembre, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit une demande énergétique de 50% à l’horizon 2030 dans le monde, pour atteindre 16,3 milliards de tonnes équivalent pétrole. Les deux tiers de cette augmentation proviennent des pays en voie de développement. Les besoins en pétrole et en gaz naturel représenteront 60% de l’accroissement attendu, selon l’AIE. L’agence s’attend à une détente du prix moyen d’importation du pétrole brut à 35 dollars le baril à la faveur de la mise en service de nouvelles capacités de production et de raffinage. Le prix moyen du baril importé progresserait ensuite pour atteindre 37 dollars en 2020 et 39 dollars en 2030, correspondant à un prix courant de 65 dollars, prévoit-elle. L’AIE estime que les tendances mondiales suscitent de graves inquiétudes, notamment en termes d’environnement. «L’augmentation des émissions de dioxyde de carbone qui déstabilisent le climat se poursuivrait, remettant en question la durabilité à long terme du système énergétique mondial.Khadija MASMOUDI

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