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    En optant pour une stratégie de croissance : Tourisme: Kenzi-hôtels anticipe la reprise en 1996

    Par L'Economiste | Edition N°:181 Le 25/05/1995 | Partager

    Malgré les difficultés actuelles de l'hôtellerie, le groupe Kenzi a choisi de poursuivre une politique d'expansion. A la direction du groupe l'on parie sur la relance de l'activité touristique pour 1996 dans l'espoir d'engranger les premiers dividendes de la reprise.


    C'est pendant les périodes difficiles que l'on réalise de bonnes affaires. Les responsables du groupe de management hôtelier Kenzi-hôtels ne s'y sont pas trompés. La chaîne vient de prendre la gestion d'un hôtel quatre étoiles à l'Oukaïmeden et investit 15 millions de DH dans les travaux de finition de l'établissement dont l'ouverture est prévue pour le début de la prochaine saison touristique, à la fin du mois d'octobre.
    Cette opération, indique-t-on auprès de la direction, s'inscrit dans la stratégie de diversification de l'offre des établissements Kenzi. A coté du produit classique, il existe bien des créneaux non encore explorés, comme le tourisme de montagne et le tourisme vert, affirme avec conviction M. Abdellatif Kabbaj, l'un des deux coprésidents du groupe. Aux traditionnelles prestations se grèveront des activités sportives: randonnées, vtt et autre trekking seront proposés à la clientèle.
    Kenzi-hôtels veut également profiter de la proximité de Marrakech pour attirer la clientèle vers le nouvel établissement du groupe. La possibilité de séjourner aussi bien en été qu'en hiver à l'Oukaïmeden, avec un prolongement sur Marrakech, constitue l'un des scénarios sur lesquels reposent les prévisions des responsables pour rentabiliser l'hôtel.

    Logique de croissance


    En dépit d'une conjoncture plus que morose, le groupe se positionne manifestement dans une logique de croissance. Le rythme d'achat et de prise de gestion de plusieurs unités hôtelières à travers le Royaume se passe de tout commentaire. Ainsi, dans deux semaines exactement, Kenzi-hôtels procédera à l'inauguration de deux hôtels 4 étoiles à Ouarzazate, le village des vacances touristiques Kenzi Palmeraie et l'Aghzor. Ce dernier a été acquis pour 15 millions de DH et aura nécessité 16 millions de DH pour sa remise en état. De même, le groupe organise actuellement un tour de table financier pour le financement d'un projet de construction d'une unité hôtelière de 300 chambres à Fès. Egalement, en août prochain, le Wassim Kenzi de Fès devrait ouvrir ses portes. Enfin, une réflexion sur la concrétisation des projets d'un hôtel 4 étoiles à Rabat et à Tanger est en cours à la direction de Kenzi.

    A ce regain de dynamisme, l'on rajoutera que Kenzi-hôtels a réussi quelques beaux succès en redressant la situation des établissements qui sont sous sa gestion. Selon M. Rochdi El Bouab, coprésident de Kenzi-hôtels, le taux moyen d'occupation des hôtels de la chaîne se situe à 50% actuellement. Le plus spéctaculaire aura été la remontée de Kenzi-Sémiramis à Marrakech (le seul 5 étoiles du groupe) qui affiche à nouveau un pourcentage d'occupation supérieur à la moyenne de la concurrence (entre 50 et 60%) et a retrouvé sa crédibilité auprès de tours opérateurs, confie Mme Dominique Ottelli, la responsable commerciale de l'établissement.
    A la direction, on anticipe la reprise de l'activité touristique: "l'année 1996 devrait être celle de la reprise", confie M. Rochdi El Bouab. Mais il tempère son optimisme en conditionnant la relance à la conjugaison de plusieurs facteurs: la remise à niveau du parc hôtelier qui affiche un déficit d'entretien. D'où un problème d'inadéquation entre le classement de l'hôtel avec la qualité de prestations rendues. "Certains établissements 4 étoiles ne vaudraient même pas le rang de deux étoiles", déplore M. Kabbaj. Pour y arriver, M. El Bouab est favorable à une formule d'aide à la rénovation avec l'assistance des pouvoirs publics. "Le déclassement serait contreproductif et entraînerait de graves conséquences", dit-il. Autre élément duquel dépendra la reprise, c'est la révision de la fiscalité hôtelière qui grève la compétitivité du produit touristique national. Enfin, comme le répète presque unanimement la profession, il estime que les tarifs du transport aérien vers le Maroc constituent un sérieux handicap du tourisme par rapport aux concurrents méditerranéens.

    "Des discussions sont en cours entre la RAM et la dynamique équipe de la Fédération des agences de voyage conduite par M. Othmane Alami afin de d'arriver à un consensus qui permettra de lever la contrainte de la cherté du billet d'avion".
    Par rapport à la concurrence, les responsables de Kenzi-hôtels situent leur groupe dans le peloton de tête. Celui-ci gère actuellement 9 unités hôtelières dont 3 sont sa propriété représentant une capacité totale de 2.000 lits. Il emploie au total 850 personnes et l'on s'enorgueillit à la direction de n'avoir procédé à aucune réduction du personnel lors de la reprise de la gestion des hôtels.
    La présidence du groupe est conjointement assurée par M.M. Rochdi El Bouab et Abdellatif Kabbaj. Le premier est ancien directeur général de Safir et le second occupa la même fonction au Dounia
    Plm.

    Abashi SHAMAMBA.

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