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Courrier des Lecteurs

En dépit du lancement de gros projets : Baisse de 7% des investissements industriels agréés

Par L'Economiste | Edition N°:67 Le 18/02/1993 | Partager

Le montant des investissements visés conformes au cours de 1992 s'établit à 10,2 milliards de DH, soit une régression de 7% relativement à 1991. Le Ministère du Commerce, de l'Industrie et de la Privatisation explique cette régression par la plus grande importance des projets initiés en 1991. Il fait notamment allusion à la création de Cimasfi et à l'extension d'Asmar et de la Cinouca.

Ce montant est réparti à 72, 21 et 7% entre les promoteurs privés marocains, étrangers et le secteur public respectivement. La participation du public, en baisse de 27% par rapport à 1991, représente 7% du total. Egalement en retrait (-11%), la contribution des investisseurs étrangers atteint 2,1 milliards de DH ou 21% du total.

Ces projets, 33.333 au total, susceptibles de créer près de 77.000 emplois, soit une diminution de 6% par rapport à 1991, sont financés à hauteur de 51% par fonds propres, 40% par crédits bancaires, 5% par leasing et 4% par crédits fournisseurs. Ils nécessiteront en outre des dépenses en devises de 6 milliards de DH ou 61% du montant global, ce qui représente par rapport à l'année précédente une chute de 14%. L'investissement moyen par dossier s'établit donc à 3 millions de DH pour la création de 23 emplois nécessitant chacun 133.000 DH l'an.

En hausse de 2% par rapport à 1991, les dossiers soumis à l'agrément du Ministère sont pour la moitié des petites et moyennes industries (PMI) . Le montant des investissements projetés dans ces dernières s'élève à 1,77 milliard de DH, soit 17% de l'ensemble, pour 41.113 emplois créés (12% du total), au coût moyen de 43.000 DH l'an. L'effet de création d'emplois dans les PMI par valeur plus grand que celui des grandes industries.

Les projets PMI sont essentiellement tournés vers les industries textiles et du cuir (39% du total PMI) et les industries chimiques et para-chimiques (24%).

L'analyse de l'investissement global par secteur met en exergue une prédominance des industries chimiques et para-chimiques, qui représentent 30% de l'ensemble des investissements, 21% des emplois créés et 26% des affaires initiées durant toute l'année. Toutefois, ces industries sont en recul de 29% par rapport à 1991. Elles sont suivies par les industries textiles et du cuir (22, 44 et 32%), en régression de 25% comparativement à 1991, et le secteur des activités à caractère industriels (19, 15 et 14%). Relativement à 1991, celui-ci est en hausse de 34%. Il est suivi par les industries agro-alimentaires, dont le taux de croissance par rapport à 1991 est de 52%. Celles-ci ont attiré 19% des investissements, 11% des emplois créés et 14% du nombre de dossiers. En progression de 33% par rapport à 1991, les industries métalliques et mécaniques viennent en cinquième position avec 7% des investissements et des emplois créés et 10% du nombre de dossiers, devant les industries électriques et électroniques et les services liés à l'industrie, dont la part respective dans l'investissement global ne dépasse guère 2 et 1%.

Par ailleurs, et d'après l'observation de la répartition régionale des investissements visés conformes en 1992, la Wilaya du Grand Casablanca et les Provinces de Settat et de Kénitra, avec 35, 10 et 7% du montant global projeté, occupent les trois premières places . En dehors de la Wilaya de Fès, qui a attiré 6% des investissements, reste, c'est-à-dire 40% du total investi.

La répartition des affaires initiées par zone du code des investissements fait ressortir l'importance de la zone III (le Centre) qui totalise 4,3 milliards de DH, soit 42% du montant total des investissements. Elle précède la zone II (33%) et la zone IV (22%). La part de la zone I, regroupant les régions du Sud, n'atteint que 308 millions de DH, ce qui représente 3% du total.

Les investissements étrangers ventilés par pays mettent en exergue une importante participation des promoteurs italiens. Celle-ci s'élève à 536 millions de DH, soit 25% du total étranger et 5,2% du total investi. Les intentions d'investissements italiennes se sont majoritairement portées sur les entreprises à caractère industriel (87%). Les projets français d'une valeur globale de 486 millions concernent pour 25% les industries chimiques et para-chimiques, 22% les industries textiles et du cuir, 21% les industries métalliques et mécaniques et pour 16%l'agro-alimentaire. L'Espagne, qui arrive en troisième position, a soumis au visa de conformité du Ministère des projets d'une valeur globale de 391 millions de DH, sa part relative dans le total étranger étant de 18%. Elle vise essentiellement les entreprises à caractère industriel (58%) industrie textiles et du cuir (16%) et les industries chimiques et para-chimiques (16%). La Suisse, la Syrie, les USA et le Luxembourg, avec des projets totalisant 201, 74, 68 et 62 millions de DH respectivement, concentrent 18% des investissements. Le reste, 16%, concerne d'autres pays qui ne sont pas cités.

Hakima ELMARIKY

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