×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 203.440 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 254.995 articles (chiffres relevés le 29/5 sur google analytics)
Economie

En attendant le Plan oléicole, des actions ponctuelles

Par L'Economiste | Edition N°:325 Le 09/04/1998 | Partager

Première prise de contact entre les opérateurs du secteur oléicole et leur nouveau ministre. Au centre des débats: difficulté de l'écoulement des stocks d'huile d'olive et l'état phytosanitaire des oliveraies, notamment. En attendant le Plan National Oléicole, des mesures d'urgence s'imposent.


Deux problèmes focalisent aujourd'hui l'attention des professionnels du secteur oléicole. Il s'agit de la difficulté d'écoulement des stocks disponibles d'huile d'olive et de l'état phytosanitaire des oliveraies. C'est en partie les axes développés lors de la réunion entre les opérateurs et le ministre de l'Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche Maritime, M. Habib El Malki, le 6 avril dernier. Etaient présents, notamment la Fédération des Chambres d'Agriculture avec les chambres de différentes régions, la Sodea, l'INRA, l'ORMVA du Haouz ainsi que des directions provinciales de l'agriculture (voir ci-contre).
Estimée à 60.000 tonnes, la production d'huile d'olive de l'actuelle campagne est constituée en grande partie d'une huile de qualité médiocre (avec une acidité largement supérieure à 3°), rapportent les experts du Ministère de l'Agriculture. A l'origine de cette situation, "les fortes pullulations de la mouche de l'olivier, accentuées par de mauvaises conditions de transformation".
Cette campagne, est-il rappelé, fait suite à une production record obtenue en 1996/97 avec 80.000 tonnes, générant un stock de report de 35.000 tonnes venu s'ajouter à la production.

Selon les professionnels, les stocks d'huile d'olive actuellement disponibles seraient de l'ordre de 40.000 à 50.000 tonnes. Leur qualité médiocre est à l'origine des difficultés d'écoulement sur le marché local.
S'agissant de l'état phytosa-nitaire des plantations, les experts du Ministère indiquent que l'oliveraie dominée par la variété Picholine marocaine, très sensible à l'oeil de paon, a connu cette année des attaques généralisées, "eu égard aux conditions climatiques favorables au développement de ce champignon". Ces attaques ont également concerné les pays producteurs du contour médi-terranéen et particulièrement l'Espagne. Selon les évaluations effectuées par les techniciens du Ministère et de l'INRA au niveau des principales zones oléicoles, "la présence de ce champignon est généralisée, provoquant des pertes de feuilles". L'ampleur de cette situation reste variable en fonction des microclimats et du niveau d'entretien des plantations, notamment la taille, la fertilisation azotée et le travail du sol.

Toutefois, est-il souligné, la chute des feuilles "n'aurait d'effets significatifs en termes de production que sur des superficies relativement réduites, présentant un fort pourcentage d'attaques".
En dépit des efforts, l'exécution des traitements phytosanitaires reste limitée en raison de la faible taille de l'exploitation, de la cherté et de l'indisponibilité des équipements et des produits de traitement. Mais à elle seule, cette protection phytosanitaire demeure insuf-fisante.
En effet, le secteur continue à souffrir de multiples contraintes, affectant aussi bien les conditions de production des olives que celles liées à leur commercialisation et transformation.


Quatre régions pilotes


EN attendant le lancement du Plan National Oléicole, mis au point par le Ministère de l'Agriculture et soumis aux différents intervenants du secteur, des mesures d'urgence s'imposent aujourd'hui. Des conventions de partenariat seront prochainement signées entre le Ministère et les chambres d'agriculture (pour des actions à court terme, mais aussi préparer un cadre de concertation pour le Plan National). Après validation par les différents partenaires, un premier programme d'actions sera lancé en juin prochain. Quatre régions pilotes ont été identifiées: Marrakech, El Kelaâ des Sraghna, Taza et Taounate. Les domaines qui seront couverts concerneront notamment le renforcement de l'encadrement des agriculteurs (formation dans le domaine de la taille, de la détermination des périodes de récolte, des méthodes de récolte, de manipulation et de conservation des olives...). S'y ajoute l'acquisition d'un parc de matériel de traitement et de taille qui doit servir, dans des conditions à convenir, soit à la réalisation directe de prestations de services au profit des agriculteurs, soit pour la location. A ce niveau, il est précisé que l'apport de l'Etat se limitera à dégager les crédits pour l'acquisition du matériel "à charge pour les chambres d"agriculture d'assurer, moyennant une contribution des bénéficiaires, les frais de fonctionnement et d'entretien de ce matériel ainsi que ceux d'achat des produits phytosanitaires".

Autre domaine, le renforcement des stations et de sites de surveillance de l'évolution des maladies et ravageurs. Les sources de financement des actions à la charge de l'Etat seront dégagées à partir du FDA (Fonds de Développement Agricole) dans le cadre du soutien aux chambres d'agriculture.

Meriem OUDGHIRI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc