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    Emprunt sur le marché du Franc : Le Maroc teste sa signature

    Par L'Economiste | Edition N°:239 Le 18/07/1996 | Partager


    Avec la garantie de la CFD, le Maroc vient de lancer un emprunt de 1,5 milliard de FF sur le marché de l'Euro franc depuis le 11 juillet. Outre Paribas, 11 banques internationales sont chargées du placement.


    Le Maroc a lancé, jeudi 11 juillet, sur le marché international un emprunt obligataire de 1,5 milliard de FF, soit environ 2,56 milliards de Dirhams, sous la direction de la banque Paribas. La campagne de souscription sera bouclée le 24 du mois. L'emprunt arrive à échéance en juillet 2002 et bénéficie d'une garantie de la CFD (Caisse Française de Développement) portant sur la totalité du principal et 65% des intérêts. Le papier est assorti d'un taux d'intérêt de 6,5%. Selon les milieux financiers parisiens, il offre une rémunération supérieure de 48 points de base par rapport à l'OAT (obligation assimilable du Trésor) français à 8,5% qui arrive à échéance en 2002.

    Outre la Société Générale et la Caisse des Dépôts et Consignation, "cochefs de file", Paribas a constitué un syndicat de placement constitué de neuf autres banques. Figurent sur la liste le Crédit Commercial de France, BMCE Paris, le Crédit Agricole France, le Crédit Lyonnais, la BNP, JP Morgan, Merrill Lynch, ABN Amro et la filiale romaine de Arab Bank.
    Il est souligné que la garantie apportée par la CFD a permis au Maroc d'emprunter à un prix inférieur à ce qu'il aurait dû payer avec sa propre signature. Le gain est d'ailleurs estimé par certains banquiers à plus de 3 points.
    Le papier est jugé intéressant en raison de son faible risque. Avec la garantie quasi-intégrale de la CFD, il s'apparente plutôt à une dette française. Toutefois, on indique qu'une petite confusion a régné au départ dans l'esprit de certains investisseurs qui l'assimilaient à un instrument de pays émergent.

    Réduire la dette


    Pour le Maroc, cette opération est expliquée principalement comme un test. Il ne s'agit toutefois pas du signal d'un véritable retour sur le marché. M. Mohamed Kabbaj, ministre des Finances et des Investissements Extérieurs, soulignait d'ailleurs dans une interview récemment accordée à L'Economiste que le Maroc n'irait sur le marché que pour remplacer les dettes chères par des emprunts à des conditions plus favorables avec pour objectif de réduire le poids de la dette. En 1995, le service de la dette publique intérieure et extérieure en capital, intérêts et commissions représentait 27,7 milliards de Dirhams, soit environ 30,2% du Budget général de l'Etat(1).
    Cet emprunt qui avait été annoncé à l'occasion de la visite de SM le Roi en France en mai dernier constitue la première opération initiée par un pays en développement sous le couvert d'un pays industrialisé. Il constitue une des mesures arrêtées avec le soutien de la France pour réduire la dette et attirer les investisseurs étrangers. Ce pays avait déjà annulé des dettes marocaines d'un montant de 400 millions de FF en avril 1996. Une opération de swap (conversion de dette en investissement privés étrangers) portant sur 600 millions de FF est en cours. Au total 24 dossiers représentant un investissement global de 2,95 milliards de Dirhams avaient été examinés par une commission formée de représentants du Trésor, de Bank Al-Maghrib, de l'Office des Changes et du Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat. 750 millions de FF avaient été agréés pour un montant total de créances demandées de 950 millions de FF(2).

    Alié Dior NDOUR

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