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Veille technologique: Où commence l’espionnage?

Par L'Economiste | Edition N°:2870 Le 29/09/2008 | Partager

. Les ex des services secrets souvent impliqués. Mais elle doit être légal et éthique «Le groupe Danone à un moment donné pensait qu’un concurrent lui faisait du dumping. En creusant, il a trouvé qu’il s’agissait d’une évolution technologique qui menaçait ses positions sur le marché, permettant à cette dernière de faire de la concurrence légale. Depuis, le groupe a mis en place une cellule de veille économique», raconte Daniel Rouach, directeur du laboratoire Gestion technique et innovation à l’ESCP-EAP(1). Moralité: Rien n’est jamais acquis. Même en étant leader incontesté dans son secteur, on est à l’abri. Il s’agit pour l’entreprise d’anticiper les évolutions réglementaires, d’identifier les clients du futur et de se positionner par rapport à la concurrence. Pour cela il faut créer des centres ou des cellules de veille au sein de la société. Mais il y a une confusion au niveau des entreprises concernant le département qui pourrait les intégrer. «L’erreur à ne pas commettre est de les intégrer à des départements autres que le risk management», conseille Rouach. Cette précaution s’explique par le fait que chaque département aura sa propre appréhension de la veille selon sa spécialisation, la mobilisation du top management étant nécessaire à cet effet. Pour faire de la veille, il faut bien évidemment disposer d’informations. Généralement l’information selon trois degrés d’accessibilité :D’abord, il y a l’information blanche, accessible au grand public (site, communiqué…). Mais, si les informations à ce niveau sont exactes, il faut garder à l’esprit que les entreprises ne vont pas s’amuser à tout dévoiler. «Ce ne sont que les informations qu’on veut bien donner», note Rouach. Ainsi, on peut être tenté de consulter les brevets des marques, mais il y a des entreprises qui ne déposent pas toujours de brevet. «C’est le cas de Rolex par peur que sa technologie ne soit divulguée à la concurrence», révèle l’expert de l’ESCP-EAP.Ensuite, il y a l’information grise, qui nécessite des techniques plus avancées, et surtout un réseau qu’il faut entretenir et animer. Enfin l’information noire, qui relève de l’espionnage industriel. «Contrairement à l’espionnage, la veille technologique est légale et éthique», rappelle Rouach.En pratique, on a tendance à penser que seule l’information grise relève de la plus haute valeur stratégique. Or même une information blanche peut très bien être stratégique parce qu’un ensemble organisé de concurrents (pôles de compétence, clusters) qui disposent d’une grille d’analyse de données structurées et puissantes peut capter et structurer, sur le long terme, le capital immatériel d’un ensemble d’entreprises oeuvrant dans le même secteur. Mais, il faut bien noter qu’il y a une frontière floue entre l’investigation et l’espionnage. Si la plupart des grandes entreprises ne cachent pas le financement d’importants départements dédiés aux aspects légaux de l’investigation industrielle, il n’en reste pas moins que nombreuses ont ou font toujours de l’espionnage industriel. «Des entreprises comme Boeing étaient soupçonnées de voler les informations, mais aujourd’hui le constructeur fait dans la légalité», souligne Rouach. Mais ce n’est pas le seul cas. La ressemblance entre l’avion supersonique Tupolev Tu-144 et le Concorde est l’un des cas les plus connus de l’espionnage industriel. Pis, les Etats-Unis ont admis avoir recouru à l’espionnage commercial pour les entreprises, en surveillant des appels téléphoniques de leurs concurrents européens. Généralement ce sont les ex des services secrets qui sont impliqués dans la pratique. Au niveau national, il faut rappeler que le Maroc disposait durant le mandat de l’ancien premier ministre, Driss jettou, d’une cellule de veille. Mais si on ne veut pas tomber dans l’espionnage, il faut simplement raisonner comme le concurrent.«L’indien Cap Generi a obligé les personnes chargées de la veille à travailler comme ceux de IBM. Cette approche leur a permis de se mettre dans la peau du concurrent», raconte Rouach.Jalal BAAZI----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------(1) Daniel Roauch a animé récemment une conférence organisée par AOB Consulting sur la veille technologique et l’intelligence économique

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