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    Emploi et Carrière
    Travail temporaire
    Le débat doit dépasser la caution

    Par L'Economiste | Edition N°:2865 Le 22/09/2008 | Partager

    Malgré l’anarchie qui y règne, le secteur du travail temporaire continue sa croissance soutenue. Jamal Belahrach, président de la Fédération nationale des entreprises de travail temporaire (Fnett), et de l’Association des entreprises de travail temporaire transparentes et organisées (Aetto), nous explique le pourquoi et le comment.- L’Economiste: A quoi imputez-vous la mauvaise image adossée au travail temporaire?- Jamal Belahrach: Cette image est présente, car beaucoup d’opérateurs de travail temporaire ne développent pas une activité capable de répondre à des besoins de flexibilité des opérateurs économiques. Ils travaillent sans respecter les droits des salariés intérimaires, en les privant de leurs droits (déclaration à la CNSS, assurance maladie…). Ce faisant, ce sont des entreprises qui gagnent beaucoup d’argent en ignorant leurs responsabilités, vis-à-vis de l’Etat et de leurs travailleurs. Alors, avec tout cela, on peut comprendre les réticences des partenaires sociaux et des salariés. La garantie financière (caution) a été instituée dans ce sens. L’objectif est de travailler en étroite collaboration avec l’Etat, la CNSS, la direction des Impôts et la CGEM, ceci pour créer les conditions de bonnes pratiques et d’éthique dans ce secteur. Notre fédération (FNETT) est tout à fait prête à y contribuer. Nous avons pris des initiatives dans ce sens que nous communiquerons ultérieurement.- La profession est divisée sur la caution, du moins dans sa forme. Quel est votre commentaire?- Depuis avril 2004, date à laquelle le code du travail a été promulgué, au sein de l’Aettto, nous avons milité sur deux points essentiels: la durée du contrat qui ne correspond pas à la réalité économique des entreprises et la nature de la garantie financière qui, rappelons-le n’était pas discutée sur son principe mais sur sa forme. Nous nous sommes mis d’accord avec le gouvernement précédent (ndlr: gouvernement de Driss Jettou) sur le principe d’une évolution de la durée du contrat de mission, avec un engagement public du ministre suite à des interventions de la part des PME dans le secteur du travail temporaire. Nous avons abordé également le problème de la garantie financière qui est pénalisante pour la trésorerie des entreprises concernées. Tout le monde sait que j’ai toujours défendu le principe de la garantie financière, puisqu’elle figurait dans le projet de loi que j’avais déposé en son temps auprès du ministère. Cependant, il m’a fallu me rendre à la réalité des PME que le gouvernement voulait soutenir, en même temps qu’il ne souhaitait pas pénaliser les créateurs d’entreprises de travail temporaire. J’ai alors proposé de transformer cette garantie en caution bancaire ce qui réglait le problème de la trésorerie.- Que faut-il faire, selon vous?- Il nous faut distinguer les professionnels de ceux qui ne le sont pas. Quoi de plus simple que de ne pas payer les cotisations sociales pendant quelques mois, de se faire une trésorerie pour payer le million de dirhams et, ensuite, négocier un échelonnement de sa dette. Ce n’est pas dans les pratiques de nos adhérents. Le sujet est ailleurs. La CGEM, aussi, a déposé un mémorandum sur l’emploi et dans lequel se trouvent les propositions de notre fédération.Propos recueillis par A. E. Y.

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