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    Emploi et Carrière
    Travail temporaire
    En attendant la baguette magique

    Par L'Economiste | Edition N°:2865 Le 22/09/2008 | Partager

    . L’OCP exige la preuve du paiement de la caution. Un secteur en pleine euphorieL’Office chérifien des phosphates (OCP) vient d’adresser à tous ses prestataires de travail temporaire une lettre dans laquelle il exige la preuve du paiement de la caution pour être référencé. La campagne menée par l’Union marocaine des entreprises du travail temporaire (Umett) semble porter ses fruits. Durant le mois de juin, plusieurs annonces ont été publiées sur les pages de la presse, incitant les entreprises du secteur à s’acquitter de la caution de 1,2 million de dirhams prévue par le Code de travail. L’annonce appelle aussi les clients à exiger un document qui atteste du paiement de ladite caution. «Il a fallu passer à l’action pour limiter les dégâts», affirme Zahir Lamrani, président de l’Umett. Selon lui, neuf sociétés d’intérim ont répondu favorablement à l’appel en payant cette garantie. L’Umett espère que d’autres entreprises prennent l’exemple sur l’OCP. Si le phosphatier est suivi par les grands comptes, ce serait le début d’un vaste processus d’assainissement. Le ministère de l’Emploi et ses inspecteurs trouveront là un moyen inattendu d’autorégulation d’un secteur connu pour être un bastion du travail au noir. Même si cette caution est prévue par la loi, son application a demandé beaucoup de débats et entraîné une fracture au sein de la profession. Mais le débat sur la caution n’est que le dernier point de discorde entre professionnels. Le secteur est caractérisé par une anarchie structurelle qui lui cause des torts. Selon le témoignage des présidents de deux grandes associations du secteur (Umett et Fnett), les mauvaises pratiques ont fini par détruire le cadre concurrentiel et par engendrer une dégradation des prestations. Il faut dire que les enjeux sont énormes. Le marché croît en moyenne de 20% par an. Il dégage, avec 30 sociétés, plus de 1,5 milliard de dirhams de chiffre d’affaires. Et en matière d’emploi, plus des 60.000 personnes sont concernées, selon Jamal Belhrach, président de la Fédération nationale des entreprises de travail temporaire (Fnett).En 2007 déjà, et pour mettre fin à l’anarchie, les professionnels avaient convenu avec le ministère de l’Emploi l’application stricte de l’article 483 du Code de travail. Une tentative qui n’a pas abouti, vu que le niveau de cette caution a été jugé trop contraignant, alors qu’elle est en vigueur depuis des années. Que ce soit les cols blancs, les ouvriers, les agents de sécurité ou les femmes de ménage, une grande partie de ces travailleurs temporaires souffre de la mainmise de certains opérateurs sur le secteur. Cela ne concerne pas seulement les petites boites, même des grands groupes profitent de l’anarchie qui règne dans le secteur.


    Rosamor

    Selon toute vraisemblance, tous les secteurs sont concernés par l’emploi des travailleurs temporaires. L’incendie de Rosamor, qui a causé la mort de près de 50 personnes, est le parfait exemple de l’anarchie qui frappe le secteur. La plupart des personnes ayant péri dans l’incendie étaient des intérimaires. Pour l’anecdote, à l’époque, ce sont les Mokadems qui avaient été dépêchés sur le terrain pour s’assurer du respect de la loi. De vraies opérations commando.Aziz El YAAKOUBI

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