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    Sportifs de haut niveau: Comment gèrent-ils leur carrière

    Par L'Economiste | Edition N°:3428 Le 21/12/2010 | Partager

    . De véritables success stories mais aussi des déboires. L’accompagnement des sportifs à revoir. Des filons pour les gestionnaires de patrimoineELLE vient d’être élue sportive marocaine de l’année 2010. Une distinction méritée pour la nageuse Sara El Bekri qui a décroché à elle seule six médailles lors des championnats d’Afrique organisés à Casablanca en septembre dernier. Les sentiers de la gloire et peut-être de la fortune s’ouvrent devant la jeune sociétaire du club français Lyon Natation. A condition, bien sûr, qu’elle gère bien sa carrière. Mais pour l’heure, sa discipline ne suscite pas le même engouement que le football ou l’athlétisme. «La natation n’est pas un sport qui bénéficie d’une médiatisation importante». Conclusion, les sponsors font défaut. Ce sont mes parents qui couvrent la majeure partie de mes frais. La fédération, le ministère et le Comité national olympique m’aident aussi», déclare la championne de natation. N’empêche, elle garde le moral et mise sur les prochains championnats du monde de Dubaï et les Jeux olympiques de Londres. Elle espère monter sur le podium et par conséquent attirer l’attention des sponsors. «Pour l’instant, je n’ai pas de rentrées d’argent conséquentes qui nécessiteraient un coach financier. Toutefois, je me documente à titre personnel sur la gestion de portefeuille», explique Sara El Bekri. On l’a compris, la difficulté dans le monde du sport, c’est de garder la tête sur les épaules et de ne pas dilapider les deniers gagnés en peu de temps. L’histoire du sport national ou international regorge d’exemples de sportifs qui ont amassé des fortunes et qui se sont retrouvés ruinés après avoir raccroché les crampons. C’est comme gagner au loto et tout perdre ensuite. Si certains parviennent à s’assurer des revenus confortables, beaucoup perdent l’argent gagné au prix de leur sueur parce qu’ils ont été mal conseillés ou escroqués par des managers peu scrupuleux, comme le tennisman suédois Bjön Borg. Le challenge pour les sportifs est d’optimiser les gains par de bons placements et de préparer la retraite très tôt. La carrière professionnelle d’un sportif est de courte durée et souvent semée d’embûches. Une vilaine blessure et l’on se retrouve en touche. En général, quelle que soit la discipline, celle-ci arrive à terme vers les 35 ans. Rares sont les sportifs qui ont atteint la quarantaine, comme le tennisman Jimmy Connors ou le gardien de but italien Dino Zoff. Au Maroc, les success stories de Saïd Aouita, Nawal El Moutawakil, Nezha Bidouane ou Hicham El Guerrouj font rêver des millions de jeunes. Mais il ne faut pas oublier que l’arrivée au sommet n’a pas été facile. Aujourd’hui, ils donnent des conseils auprès d’organismes nationaux et internationaux (Comité olympique, Fédération d’athlétisme, etc.). Saïd Aouita est en train de créer une ligne de vêtements aux Etats-Unis. Au début, les sportifs ne doivent compter que sur eux-mêmes. Aujourd’hui, des entreprises commencent à sponsoriser les jeunes talents tôt dans leur carrière. «Au début, j’ai pu participer aux tournois internationaux grâce au soutien de Royal Air Maroc qui m’offrait les billets d’avions», raconte l’ex-numéro 1 marocain de tennis, Younes El Aynaoui. Ensuite, le succès aidant, les sponsors se sont bousculés au portillon. Les managers aussi. Aujourd’hui à la retraite, El Aynaoui mène une vie confortable qu’il doit à une société de management sportif et à son frère financier. Mohamed M’Jid(1), qui connaît bien le milieu sportif, estime que «les jeunes issus de classes sociales modestes ont plus de difficultés à gérer leur carrière. Ils manquent d’expérience dans la gestion. Rares sont les sportifs qui ont pu faire de leur carrière un tremplin pour la retraite». Aussi recommande-t-il d’accompagner ces jeunes stars qui, du jour au lendemain, passent de l’anonymat aux feux de la rampe. «Beaucoup sont victimes de l’entourage et des nombreux requins qui gravitent autour du sport. A cause de cela, ils sont nombreux à vivre dans le besoin», dit-il. Seul un statut de professionnel contribuera à les protéger. «Encore faut-il que les dirigeants jouent le jeu. Car, qui dit professionnalisme dit contrôle et transparence», renchérit M’Jid. Les stars du ballon rond qui ont évolué sous d’autres cieux (Nourdine Naybet, Aziz Bouderbala, Krimau…) ont bien préparé leur retraite. C’est le cas aussi de Tarik Chihab qui a fait ses premières armes au Chabab Mohammédia avant de rejoindre le FC Zurich. Grâce à son salaire, les primes et les contrats de sponsoring, il a pu amasser un petit pactole qui lui permet de vivre confortablement. «J’ai eu un manager qui était aussi un ami. Je conseille aux jeunes de ne pas lier amitié et boulot. J’ai eu en effet des petits problèmes mais heureusement, j’ai vite repris la gestion de ma carrière en main», explique le joueur marocain. Ce dernier envisage de passer un diplôme d’entraîneur pour s’assurer des gains réguliers.-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------(1) Il a été pendant 45 ans président de la Fédération royale marocaine de tennis


    Investissement

    LA problématique pour les professionnels du sport est de penser très tôt à la reconversion de leur carrière. Aussi doivent-ils, dès qu’ils commencent à gagner leur vie grâce au sport, s’assurer les bons conseils d’un gestionnaire du patrimoine. Selon un conseiller en gestion du patrimoine d’une banque de la place, il faudra avant tout souscrire à un contrat d’assurance afin d’anticiper une baisse des revenus en cas de blessure. De grands joueurs de football assurent ainsi leurs jambes en cas de pépin. Ensuite, il s’agit de faire fructifier le patrimoine en investissant en bourse, dans l’immobilier, etc.F. E. O. avec Badr KIDISS (étudiant à l’ESJC)

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