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L’Apebi prédit une accélération des délocalisations

Par L'Economiste | Edition N°:3056 Le 29/06/2009 | Partager

. La réduction des coûts de grands groupes ouvre des opportunités. Petit ralentissement de la croissance en attendant une reprise en 2010Arrivé depuis moins d’un mois à la présidence de l’Apebi (Association des opérateurs spécialisés dans les nouvelles technologies), Mohamed Lakhlifi succède à Mohamed Horani, élu président de la CGEM. Dans ce secteur, la météo économique est plutôt favorable, rien de comparable en tout cas à ce qu’ont pu vivre les sous-traitants automobiles ou le textile-habillement, qui remonte un peu la pente d’ailleurs. «Il y a eu une légère baisse par rapport à nos prévisions dans les activités de l’offshoring, à peu près 15%, mais rien d’alarmant car il s’agit d’un ralentissement de la croissance par rapport à 2008», analyse le nouveau président de l’Apebi. L’autre constat fait dans le secteur est relatif au fait que certains donneurs d’ordre ont baissé leurs activités, c’est le cas pour les grands projets alors que d’autres les ont accélérées. Ce qui crée une compensation, affirme Mohamed Lakhlifi. Pour le nouveau président de l’Apebi, 2009 est une année d’observation, mais les professionnels restent confiants pour 2010. La crise peut être une aubaine pour des destinations comme le Maroc en ce sens qu’elle induit de manière automatique une politique de réduction de coûts par de grands groupes qui peut avoir comme conséquence la délocalisation d’activités ITO ou BPO. «En général, il se passe un an entre la prise de la décision de délocalisation et son exécution», note Lakhlifi. A partir de mi-2010, il y aura accélération de délocalisations, notamment dans le BPO, prédit le président de l’Apebi. Les conditions de compétitivité comme le cadre juridique s’y prêtent. L’adoption de la loi sur la protection des données personnelles ainsi que la mise en place d’une structure veillant à cette protection interviendront d’ici la fin de l’année, au plus tard début 2010. Ce qui va permettre au Maroc de rentrer dans le périmètre de confiance de l’UE», analyse Mohamed Lakhlifi.Le secteur a très longtemps été critiqué à cause du manque ou d’absence d’études pour aider l’installation des investisseurs. C’est le cas surtout pour les centres d’appels (hormis les structures organisées). «Actuellement, on commence à avoir des études sur la compétitivité du Maroc. C’est dans ce sens que l’Apebi a lancé des études qui seront présentées en septembre. L’autre problème qui n’est pas spécifique à l’offshoring est lié aux ressources humaines. «Le plan Emergence a commencé à donner ses résultats concernant les profils débutants. Mais le problème des profils expérimentés et qualifiés en technologies se pose avec acuité», explique le président de l’Apebi. Ce dernier ajoute qu’une partie de la solution à ce problème a été trouvée grâce au programme forshore 3.000. Le programme, fruit d’un partenariat entre l’Apebi, l’Anapec et certaines écoles d’ingénieurs, a pour ambition de former 3.000 personnes sur 3 ans. Il permet aux entreprises qui ont des besoins spécifiques sur une technologie de mettre en place un programme sur mesure. «Il y a de plus en plus d’entreprises qui utilisent ses filières de formation management projet pour former en interne», souligne Lakhlifi. L’un des arguments sur lequel s’appuie le Maroc pour promouvoir l’offshoring concerne la compétitivité des ressources humaines. «Les qualités techniques posent rarement des problèmes, mais ce sont les autres qualités comme le savoir être, la communication... qui font défaut. Et c’est là que doit commencer le travail de l’entreprise pour corriger ses anomalies», explique le président. Le turn-over qui est très élevé dans le secteur pose également problème car il constitue un frein à la continuité de la performance des entreprises. «Pour y faire face les entreprises doivent avoir une politique RH très forte à travers des plans de formations et de carrière et de mise en situation dans des projets intéressants. C’est là que les valeurs de l’entreprise jouent un rôle primordial dans la fidélisation des salariés», soutient Lakhlifi. «Si le Maroc a des avantages grâce notamment au plan Emergence, il ne faut pas que nous dormions sur nos lauriers. Il faut continuer à travailler sur la compétitivité du pays, notamment en termes de coûts de production. Ces derniers ne se limitent pas aux salaires, mais aux prix des télecoms qui restent élevés», conseille le président de l’Apebi.Il y a un autre avantage qui se manifeste dans les zones offshore dédiées permettant des encouragements fiscaux intéressants (à Casablanca, Rabat , Fès). Mais, une baisse des prix (le loyer est à 90 dirhams le mètre carré hors charges à Casanearshore) serait la bienvenue. «Le projet de Fèsshore pourrait être intéressant dans la mesure où il pourrait permettre une réduction de coûts d’au moins 20% par rapport à Rabat et à Casablanca», révèle le président. J. B.

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