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Emploi et Carrière
La formation professionnelle est la clé de notre compétitivité
Entretien avec Larbi Bencheikh, directeur général de l’OFPPT

Par L'Economiste | Edition N°:3323 Le 20/07/2010 | Partager

. 250.000 stagiaires attendus à la rentrée 2010/2011 dans le réseau de l’Office . Un Institut des métiers de l’audiovisuel et du cinéma sera aménagé à Casablanca. Bencheikh: «Notre premier client, c’est l’entreprise» C’EST le rendez-vous annuel le plus important du réseau de l’Office de la formation professionnelle. Le «Forum des métiers» qui se tient ce mardi 20 juillet à Casablanca, est non seulement une vitrine pour l’OFPPT, mais renseigne surtout sur les évolutions à moyen terme, de la stratégie du bras armé de l’Etat en matière de formation professionnelle. Pour son directeur général, Larbi Bencheikh, la bataille de la compétitivité de l’économie se gagnera par la formation. Et l’OFPPT entend y jouer entièrement son rôle, dit-il. Toute sa stratégie est configurée sur les plans sectoriels gouvernementaux: offshoring, aéronautique, tourisme, etc.- L’Economiste: Au-delà de son côté vitrine de l'OFPPT, quelle est la portée du Forum des métiers? - Larbi Bencheikh: Le Forum des métiers se veut la vitrine des résultats qui découlent de notre offre, puisque nous y fêtons l’excellence témoignée de notre encadrement, des formateurs que personnellements, je considère comme la cheville ouvrière du dispositif, ainsi que l’innovation affirmée de nos lauréats. C’est également une occasion de faire le bilan de nos chantiers tout en se projetant dans le futur.D’ailleurs, le thème de cette édition, «L’OFPPT accompagne les projets structurants du Royaume», n’est pas fortuite. L’OFPPT est un acteur essentiel du développement économique et social. Il fait et fera de la compétence des jeunes un atout pour la réussite des chantiers structurants de notre économie. C’est ce que nous partageons lors de cette occasion pour l’ensemble de nos partenaires sociaux, économiques et institutionnels.- Votre stratégie est calée sur les plans sectoriels arrêtés par le gouvernement. Quelle coordination se fait avec les autres acteurs de la chaîne de formation?- Comme je viens de le dire, il n’est d’entreprise compétitive ou de stratégie économique, bâtie sur l’investissement, sans compétences humaines.Notre approche à ce niveau est construite autour de trois concepts: la proactivité, où il s’agit d’être anticipatif face aux besoins potentiels générés par les plans sectoriels et d’être réactif aux exigences de la compétitivité de nos entreprises. Ensuite, la proximité avec les opérateurs est traduite par une offre de formation sectorielle au plus près des besoins des différentes zones d’activité économiques. Et enfin, la qualité qui consiste à satisfaire les exigences d’une économie mondialisée. Vous conviendrez qu’une telle approche ne peut qu’être accompagnée de l’implication des opérateurs économiques et institutions dans toute la chaîne de formation depuis la définition des besoins en ressources humaines jusqu’à la validation des acquis des stagiaires. Le processus d’implication des opérateurs, considérés comme clients finals de notre production, va au delà de la concertation puisqu’il touche l’action même de formation, à travers l’ingénierie de formation menée de manière collégiale, la cogestion des établissements…Nous sommes même allés plus loin en contractualisant nos objectifs et engagements réciproques, à travers des conventions bilatérales et prochainement, un contrat-programme.- Sur quels critères se font les arbitrages pour hiérarchiser les priorités?- Il faut savoir que nous travaillons dans un cadre de planification à moyen et à long termes, décliné en programmes annuels. Ces plans de développement se basent sur des études et des consultations préalables de tous nos partenaires. Autrement, ça serait de la navigation à vue qui conduirait à des arbitrages aléatoires.Ceci dit, la planification demeure dynamique puisque chaque plan d’action annuel est débattu en Conseil d’administration; c’est l’occasion d’y apporter des ajustements éventuels. De plus, nous sommes outillés pour palier les urgences et les imprévus à travers nos offres de formations qualifiantes qui représentent près 44.000 stagiaires, soit 18% du dispositif et que nous dédions en grande partie à des besoins en formation spécifiques ou urgents.- L'audiovisuel est l'un des secteurs où les besoins en ressources humaines, notamment les techniciens, sont énormes. Quelle réponse y apportez-vous?- Nous avons été les précurseurs dans ce domaine avec la mise en place de filières en audiovisuel à l’ISIC de Casablanca et puis, de l’Institut spécialisé dans les métiers du cinéma, un établissement unique en son genre réalisé en 2007 à Ouarzazate, en partenariat avec la Fondation Mohammed V pour la Solidarité. Cet établissement, qui prend une dimension internationale, dote le secteur de techniciens pointus dans les métiers du cinéma, du son et de l’image. Le taux d’insertion est de 100%. Nous en prévoyons d’ailleurs l’extension. Toutefois, les effectifs en formation sont en deçà des besoins de ce secteur en forte croissance. C’est pour cela que nous avons en projet un établissement des métiers de l’audiovisuel et du cinéma à Casablanca.- Que devient le projet de création d'un Institut spécialisé dans l’aéronautique?- Pour l’aéronautique, il est opportun, à cette occasion, de préciser que sur les 7.000 salariés qu’emploient les entreprises du secteur comme CREUSET Maroc, EADS Maroc Aviation, Aircell Maroc, SERMP, Aéronautique SEFCAM, Casablanca Aéronautique…, près de 5.000 ont été formés dans nos instituts et centres. De plus, je rappelle que l’OFPPT a mis, dès 2003, en place un programme particulier pour le développement de l’offre de formation dans l’aéronautique, à travers des cursus prioritaires dans la mécatronique, l’usinage sur les machines outils à commande numérique à Casablanca. D’autres formations qualifiantes sont en cours de développement, notamment dans le domaine des matériaux composites appliqués en aéronautique. Parallèlement, un projet d’Institut consacré aux métiers de l’aéronautique et de la logistique aéroportuaire est en cours de montage, et sera créé à la technopole de Nouacer. Une convention dans ce sens a été signée avec l’ONDA. - Globalement, quel regard porte aujourd’hui la société sur la formation professionnelle? - Vous êtes mieux placé pour constater qu’il est amplement positif. Chacun est conscient que la formation professionnelle est la clé de la compétitivité économique, tout en étant incontournable pour le développement de l’employabilité des jeunes. On enregistre des taux de demande de 400% en moyenne; le tiers des inscrits pour le niveau technicien spécialisé, sont des bacheliers avec mention; le taux d’insertion est de 75 à 100%... Je pense que ce sont des indicateurs positifs qui ne peuvent qu’être mis à notre actif et renforcer l’image positive de la formation professionnelle. - Mais on a le sentiment que le métier de l’OFPPT est encore méconnu…- Et bien, c’est un sentiment trompeur! Les entreprises font partie intégrante de l’Office puisque leurs représentants (CGEM et fédérations, associations professionnelles) sont membres de nos instances dirigeantes à travers le Conseil d’administration et le Comité de gestion.En plus et je le répète, nos programmes d’action et plans de développement ne sont que l’émanation du processus de concertation avec les Professionnels de chaque secteur. Nous publions régulièrement nos rapports d’activité et sommes par ailleurs très ouverts aux entreprises qui nous sollicitent. Peut-être que nous manquons d’agressivité dans notre communication, mais nous comptons sur vos médias et presse, pour relayer notre action.


Filière par filière, les chiffres de 2010/2011
POUR la rentrée 2010-2011, 250.000 stagiaires seront admis dans les instituts et centres de l’OFPPT, soit 14% de plus par rapport à 2009/2010. Le réseau des établissements sera porté à 310 contre 297 pour l’année (scolaire) qui s’achève.Cette offre de formation se veut un miroir des besoins générés par les programmes structurants de l’économie tels que le Plan nationale de l’émergence industrielle, le Plan Maroc Vert, la Stratégie Logistique, Maroc Numeric 2013,…Les nouvelles technologies bénéficient d’une attention particulière avec une hausse des effectifs de 34% passant de 18.000 à 24.250 stagiaires. Par ailleurs, l’offshoring, verra son contingent augmenter de 7%, à 9.530 stagiaires. Concernant le tourisme, l’offre de formation est en phase avec les prévisions du Contrat RH 2008-2012. Pour l’année qui s’ouvre en septembre prochain, les effectifs vont passer à 22.000 stagiaires contre 20.600 en 2009-2010.Autre secteur où l’effort d’accroissement des effectifs demeure important, le BTP qui représente désormais 19% de notre offre de formation.Sur le plan de l’organisation, le management de l’Ofppt promet d’accélérer le processus de régionalisation des structures de l’Office et lancer la refonte du système de financement. Pour ce dernier, le contrat-programme apportera des réponses définitives à cette problématiquePropos recueillis par Abashi SHAMAMBA
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