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Emploi et Carrière
Formation professionnelle
L’après-Meda 2 commence dans le doute

Par L'Economiste | Edition N°:3107 Le 14/09/2009 | Partager

. Une centaine de référentiels emploi à disposition des DRHLe programme européen d’appui au développement à la formation professionnelle est arrivé à son terme depuis mars dernier. Meda 2 FP ciblait trois secteurs: tourisme, textile-habillement et technologies de l’information et de la communication. Le programme, dont le budget s’élève à 75 millions d’euros (2/3 financés par la Commission européenne), vise à mettre à la disposition des entreprises un référentiel d’informations structuré sur les emplois et les métiers. Ainsi, 141 répertoires emplois métiers (REC) et 99 référentiels emplois-compétences (REM) ont été élaborés dans les trois secteurs. Des outils qui visent à améliorer la qualité de la production et de la gestion des compétences. Aux chefs d’entreprises, ils serviront de base de données descriptives des métiers, et leur fourniront des supports pour élaborer leurs offres d’emploi et mieux gérer leurs ressources humaines.Cependant, la durée de vie de ces données risque d’être limitée dans un secteur comme celui des nouvelles technologies. Selon les professionnels, les fiches deviendront obsolètes d’ici 4 ans, vu l’évolution rapide du secteur. Pour la mise à jour de ces répertoires, 16 cadres du département de la Formation professionnelle ont bénéficié d’une formation méthodologique. Dans une prochaine étape, les fédérations professionnelles prendront le relais. A son démarrage en 2005, le programme Meda II n’avait pas suscité l’engouement des entreprises. Peu de patrons y croyaient. La fonction RH occupait une place marginale dans la structure des entreprises ciblées par le programme. Les problèmes managériaux étaient peu analysés. «Une PME ne peut se payer le luxe d’avoir une DRH», indique un hôtelier. Il a fallu adopter une méthode en trois phases: diagnostic, plan d’action et implantation des outils RH. Néanmoins, la démarche ne s’est pas faite sans difficulté. Le degré d’adhésion des entreprises était très faible. «En 2007, nous avions beaucoup de difficultés à convaincre les entreprises. Aujourd’hui, elles commencent à prendre conscience de l’importance d’une telle démarche», indique Loïc Gogue, expert RH en tourisme. Les entreprises étaient réticentes à communiquer leurs informations par crainte de la concurrence, et surtout pour ne pas exposer leurs données aux contrôleurs du fisc et de la CNSS. Il a fallu un engagement des commanditaires du programme sur la confidentialité des données pour les rassurer. L’action pilote qui a touché 130 entreprises (60 dans le tourisme, 50 en textile et 20 dans les TIC) n’a pas maqué de péripéties. «Nous avons compris qu’il fallait commencer par le sommet de la hiérarchie. Il a fallu donc mobiliser les chefs d’entreprise et convaincre les premières entreprises pour créer une dynamique», explique Jean Marc Lamouliate, expert RH en textile. L’utilité opérationnelle de ses outils est discutée par les professionnels. Les détracteurs du programme lui reprochent la méconnaissance de la réalité du marché de l’emploi au Maroc. Tarik HARI

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