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    Facebook, MySpace… Attention, vous êtes «fliqué»

    Par L'Economiste | Edition N°:3212 Le 15/02/2010 | Partager

    . Banques, assurances, compagnies aériennes ont déjà tout verrouillé. Pas de loi tranchée mais une liberté de gestion de l’employeur Impossible d’y échapper, les réseaux sociaux sont partout, même en entreprise. Les ressources humaines et les directions voient souvent ces petites escapades des salariés d’un mauvais œil. De plus en plus d’employeurs font appel à des outils logiciels sophistiqués pour restreindre ou bloquer l’accès aux réseaux sociaux. C’est d’ailleurs déjà le cas dans des banques, des compagnies d’assurance et des compagnies aériennes. Certaines entreprises sont encore plus radicales en bloquant complètement Internet, alors que d’autres font en sorte que seules les demandes d’accès liées à l’activité professionnelle sont acceptées. Se pose donc désormais la question de savoir si une entreprise peut interdire totalement à ses salariés l’accès à ce type de sites? «Il n’y a aucune disposition tranchée sur ce point mais cela rentre dans le cadre des attributions de l’employeur d’organiser son entreprise», explique un inspecteur du travail. «Le dirigeant est en mesure d’interdire totalement les connexions aux réseaux sociaux tant que cela n’affecte pas les droits acquis des employés», ajoute-t-il. Bien évidemment, surfer sur ce type de sites lorsqu’on est au bureau n’est pas «professionnel», et le salarié le sait pertinemment. «Un hobby qui fait perdre du temps et qui a des conséquences sur la productivité peut être banni», insiste cet inspecteur. La peur des entreprises est donc légitime. Elles estiment en effet qu’en donnant libre accès à ce type de sites à leurs collaborateurs, leur productivité baisserait. Mais leur réelle crainte est d’un autre niveau, celui de voir apparaître des informations confidentielles circuler sur la Toile. Parfois, les employés peuvent simplement être coupables de naïveté. Par exemple, un employé va écrire un message sur Facebook à ses amis pour les prévenir de son retard parce qu’il est en négociation avec telles personnes, alors qu’il peut s’agir d’une rencontre stratégique et confidentielle. «Chaque entreprise impose sa procédure. Le salarié n’a donc pas le choix, car au final, c’est sa productivité qui est regardée», explique pour sa part, Karim Ayoub de RH Compétence. Dans certaines entreprises, on va jusqu’à interdire l’utilisation des clés USB du fait des virus qu’elles peuvent véhiculer et aussi l’accès à la boîte mail personnel. «Ce ne sont pas les arguments qui manquent pour cette interdiction. Crainte de fuite d’informations confidentielles, baisse de la productivité, manque de concentration...», signale Ayoub. D’autant plus que l’employeur a aujourd’hui des moyens de «fliquer»son salarié en contrôlant l’historique de sa navigation sur le Web. Et celui qui est épinglé, sera donné en exemple. Mais le salarié bénéficie aussi du droit au respect de sa vie privée. Pourtant, se connectent à Internet pendant son temps de travail, en utilisant un PC de service, est censé être utilisé pour des tâches à caractère professionnel. «L’entreprise a gain de cause si le salarié passe trop de temps sur la Toile, et si cela nuit à la qualité de son travail », poursuit l’inspecteur du travail. Donc l’employeur peut librement inspecter l’ordinateur de son salarié pour rechercher la nature des sites Internet qu’il a visités. Pour éviter tout litige, l’employeur peut mentionner dans le règlement intérieur, ou dans le contrat de travail, l’interdiction de se connecter à Internet à des fins personnelles. En Europe, la polémique enfle car l’appartenance à un réseau social est en passe de devenir la norme. L’engouement pour les réseaux sociaux n’est plus un simple effet de mode mais une révolution plus profonde des moyens de communication. Samir a choisi une autre option, celle de responsabiliser ses employés. «On peut toujours interdire mais responsabiliser, c’est encore mieux», explique Mohammed Ghayyate, DRH de Samir. Le raffineur a néanmoins mis en place un dispositif de suivi (masse horaire passée sur Internet). Le personnel peut communiquer via un réseau interne qui ne peut être utilisé qu’à des fins professionnelles. Une note a été publiée dans ce sens. S’il y a abus, l’action est sanctionnée. «C’est à chaque manager de gérer son équipe, de faire en sorte que son équipe utilise l’outil à bon escient», conclut le DRH.


    Top des réseaux sociaux

    Malgré les critiques quant à la confidentialité des données, Facebook confirme sa domination du marché européen des réseaux sociaux. Il devance MySpace, Twitter. - Facebook est créé en 2004 par un étudiant aux Etats-Unis. Ce site Internet, fort de ses 175 millions utilisateurs à travers le monde en 2009, est principalement utilisé pour échanger des photos, des vidéos et des commentaires avec ses «amis». - MySpace: Créé en 2003 aux E-U, il permet tout comme Facebook de mettre une panoplie d’informations sur une page personnelle. MySpace a d’abord été créé dans le milieu de la musique pour ensuite fidéliser un public bien plus large. Il compte 50 millions de visiteurs. - Twitter a été créé en 2006. Il compte 50 millions d’internautes. Le site a vu son audience croître drastiquement, soit une multiplication par 15 de l’audience par rapport à juin 2008.- Hi5 a été créé en 2003, comparable à Facebook, va bénéficier d’une place de choix en Amérique centrale. Il compte plus de 80 millions de membres en 2009. Par ailleurs, beaucoup de réseaux uniquement régionaux se développent (Copaindsavant et Skyrock en France, Maktoob au Moyen-Orient). Jihane KABBAJ

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