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Emploi et Carrière
Enquête salaires/Diorh-Mercer
Le Maroc n’est plus un pays à bas coûts

Par L'Economiste | Edition N°:2889 Le 27/10/2008 | Partager

. 270 postes décryptés dans 84 entreprises. Performance individuelle, premier critère d’augmentationLe Maroc n’est plus un pays à bas coûts. C’est ce qui ressort de l’édition 2008 de l’enquête de Diorh-Mercer sur les salaires. En termes de main-d’œuvre qualifiée, et en comparaison avec des économies similaires, le Maroc reste le plus cher. «Pour certains cadres, les salaires sont les mêmes que ceux pratiqués dans les grands pays de l’Union européenne», lance d’emblée Essaïd Bellal, directeur du cabinet Diorh, lors de la présentation des résultats de l’enquête. Pour les grandes écoles de commerce et les prestigieuses écoles d’ingénieurs, les salaires dépassent les 200.000 dirhams pour les jeunes lauréats. Une inflation qui risque d’asphyxier l’économie nationale, prévient le directeur général de Diorh. L’édition 2008 de l’enquête sur les rémunérations des cadres révèle que 43% des entreprises comptent augmenter leurs effectifs, tandis que 51% ne prévoit pas de changement. Seul 3% comptent réduire leurs effectifs et «sans pour autant préciser les raisons», explique le directeur général de Diorh. Mais la donne pourrait changer. Ces informations ont été recueillies avant l’éclatement de la crise financière. Il faudrait, donc, attendre avant de quantifier l’impact de la crise sur le Maroc. L’enquête a travaillé sur un échantillon de 84 entreprises, contre 60 en 2007, quelque 270 postes repères ont été étudiés et près de 16.800 bulletins de paie passés au crible. Une différence de taille pour cette année: les multinationales ne représentent que 74%, le reste est des entreprises nationales (filiales de groupes nationaux 18% et des entreprises indépendantes 8%). Et pour cette édition encore, c’est la méthode «International Position Evaluation IPE» qui est utilisée. «C’est une des méthodes les plus modernes aujourd’hui, elle permet aux multinationales de faire des comparaisons au niveau de l’ensemble de leurs filiales dans le monde», justifie Essaïd Bellal. Pour le positionnement de rémunération, 36% des entreprises interrogées affirment qu’elles dépendent des conventions collectives, et 72% disposent d’un système de pesée de postes. La performance individuelle (99%) est le premier critère qui détermine les augmentations. Cependant, ce chiffre reste très lié à la performance de l’entreprise (67%). Un signe de modernisation de nos entreprises: l’ancienneté descend les marches pour s’installer à l’avant-dernière position (10%) dans les critères de revalorisation salariale. «Elle finira par disparaître», Essaïd Bellal le directeur de DIORH. La reconnaissance des performances individuelles se fait par des bonus variables.Deuxième signe de modernisation, l’importance que commence à prendre la formation continue. Presque toutes les entreprises (96%) affirment qu’elles proposent des formations continues, en annonçant que 3% de la masse salariale annuelle est dédiée à la formation. Certes, elles se modernisent. Mais pas autant qu’on le souhaite. Les femmes sont toujours sous-représentées dans les entreprises. Dans les fonctions de direction des organisations, elles ne représentent que 5%. 19% des directeurs sont des femmes, alors qu’elles représentent 31% des cadres. «Au niveau des rémunérations on assiste à un phénomène nouveau: les femmes sont plutôt bien rémunérées, mais elles ont tendance à stagner dans leurs postes», analyse Essaïd Bellal. En cette période de l’année, toutes les entreprises revoient leurs politiques de ressources humaines. «Les grands traits de la politique salariale des entreprises en 2009 doivent être définis avant la clôture de l’exercice 2008», ajoute l’expert.


Classement

Au Maroc, comme partout ailleurs, pour avoir un bon salaire, il faut être riche, très riche même. Pour le classement des jeunes diplômés les mieux payés, les prestigieuses écoles françaises de commerce et d’ingénieurs (HEC, Ponts & Chaussées, EM Lyon…) viennent en tête, avec près de 285.000 dirhams annuel (salaire d’embauche). Elles sont suivies par les écoles de commerce françaises (205.000 dirhams). Les écoles publiques d’ingénieurs marocaines viennent en troisième position avec un salaire de 177.000. Les universités marocaines se positionnent sur la dernière marche, ses lauréats gagnent à peine (s’ils trouvent du travail bien sûr) 114.000 dirhams, révèle l’enquête de Diorh-Mercer sans préciser la nature du diplôme de ses lauréats. Aziz EL YAAKOUBI

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