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Emploi et Carrière
Développement humain: L’emploi, un indicateur aussi

Par L'Economiste | Edition N°:3381 Le 12/10/2010 | Partager

. Le secteur informel gêne la réalisation de statistiques. Eviter les indicateurs qui ne tiennent pas compte de l’histoire du paysGérer le développement, évaluer et mesurer les faits sociaux et économiques, sont des missions assez compliquées qu’il faut savoir mener avec doigté. «Comment procéder à cette évaluation», est la principale question traitée lors d’une conférence organisée la semaine dernière par Mundiapolis, et animée par Ahmed Lahlimi, Haut commissaire au plan (HCP) sous le thème «Les modes d’évaluation du développement humain et la position du Maroc».Lors de ce débat, Lahlimi a insisté sur l’importance du rôle des statistiques dans le développement d’une nation, ainsi que la nécessité de choisir le bon indicateur pour mesurer la pauvreté dans un pays. «La statistique a la prétention de numériser la réalité. C’est un indicateur abstrait, basé sur des normes, concepts, méthodes et techniques, qui évoluent en fonction de l’évolution de l’économie mondiale», a expliqué le Haut commissaire. Ce dernier a affirmé que la réalisation de ces dénombrements demande de lourdes études et enquêtes, qui sont désormais bloquées à cause de l’intervention du secteur informel, qui représente aujourd’hui 17% du PIB du pays. Ces réalisations nécessitent une actualisation tous les cinq ans, du fait du changement des habitudes et aspirations de la population. En parallèle de ces études officielles, sont effectuées également des enquêtes permanentes sur la perception des citoyens. «Au bout de trois ans, nous constatons une évolution équivalente entre les statistiques officielles et les études de perception des citoyens, ce qui rend le rôle de ces enquêtes décisif», a affirmé le Haut commissaire au plan. Dans ce sens, la statistique s’avère comme un outil de gouvernement et de preuve, dans la mesure où elle est indispensable pour aider à identifier les résultats à atteindre par les politiques et pour évaluer les progrès accomplis vers de tels résultats. Par ailleurs, et toujours dans le contexte de l’évaluation du développement humain, le HCP a mis en cause la pertinence d’un indicateur de pauvreté appelé «indice multidimensionnelle de pauvreté», dernièrement élaboré par l’université d’Oxford pour le compte du Pnud. Et ce, à cause de l’insuffisance des variables et des données sur lesquelles cette approche est fondée. Cet indice retient dans son calcul des dimensions ne couvrant pas toutes les priorités socio-économiques. Dans la pratique, il ne s’agit pas de prendre en compte une seule variable pour évaluer le développement humain. Il faut introduire tous les indicateurs économiques qui peuvent influer sur ce développement. Telles que les conditions de vie, de l’emploi, de l’égalité des sexes…Aussi il faut éviter les indicateurs qui évoluent lentement, et ne tiennent pas compte de l’histoire d’un pays.Intissar BENCHEKROUN

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