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Emploi et Carrière
Crise/Emploi: Des statistiques, mais peu fiables

Par L'Economiste | Edition N°:3056 Le 29/06/2009 | Partager

. 236 entreprises créées contre une vingtaine de fermetures. 65.676 journées de travail perdues au premier trimestreC’est le maillon faible du système en place. Des statistiques fiables sur les effets de la crise sur l’emploi et les entreprises sont difficiles à avoir. Abdelouahid Khouja, secrétaire général du ministère de l’Emploi, a souligné à la Chambre française de commerce et d’industrie «la difficulté de mesurer l’impact de la crise en termes de pertes d’emploi. Et ce, en raison du dispositif statistique peu développé et des sources d’informations qui ne sont pas comparables».Pour le premier trimestre 2009, période durant laquelle le dispositif de soutien aux entreprises n’était pas encore opérationnel, la direction du Travail a recensé 21 fermetures contre 5 comparativement à la même période de l’année dernière. Ce qui s’est soldé par le licenciement de 1.681 personnes. Ces statistiques sont loin de refléter la réalité du terrain. D’abord, parce que le secteur informel n’est pas concerné. Ensuite, le gap entre ces statistiques des inspecteurs du travail et ceux de la CNSS, qui enregistre les déclarations des salariés, est important. Durant les trois premiers mois de l’année, des compressions du personnel ont été enregistrées dans 18 établissements contre 6 l’année dernière. Ce qui s’est traduit par le licenciement de 2.429 personnes, portant ainsi le total à 4.110 personnes. L’indemnité pour perte d’emploi que le gouvernement ressort à chaque dialogue social pour «amuser la galerie» aurait pu servir durant cette période de ralentissement. Ce premier trimestre 2009 n’a pas connu que des licenciements, des créations d’emplois ont également été enregistrées. Trente entreprises ont repris leur activité et embauché 1.443 personnes. S’y ajoute une extension d’activité avec 656 emplois créés. Les services du ministère de l’Emploi ont enregistré 236 nouvelles entreprises et 3.263 emplois à la clé. Ce qui porte le nombre d’effectifs embauchés dans le secteur privé au cours du premier trimestre à 4.362. De leur côté, 54 entreprises ont procédé aux réductions du temps de travail. Ce mécanisme est prévu par le code du travail dont l’article 185 précise que «le salaire est payé pour la durée effective de travail et ne peut, en aucun cas, être inférieur à 50% du salaire normal, sauf dispositions plus favorables pour les salariés». Mais cette disposition est-elle réellement respectée? Dans tous les cas, ce premier trimestre 2009 a enregistré une augmentation des conflits individuels du travail et des grèves respectivement de 18% et de 9,6%. Les premiers sont à 10.852 conflits individuels contre 9.187 au troisième trimestre 2008. Les causes sont classiques et relèvent le plus souvent du non-respect du code du travail. Sur les 24.700 réclamations enregistrées par les inspecteurs du travail, 13.849 ont été satisfaites. Ce qui s’est soldé par la réintégration de 1.336 ouvriers. Les seconds se sont accrus de 9,6%, soit 57 grèves contre 52 au premier trimestre 2008. Ce qui s’est soldé par la perte de 65.676 journées de travail contre 22.856 comparativement à la même période de l’année dernière. Ces journées de travail perdues représentent près des deux tiers de celles enregistrées sur toute l’année 2008. Déclenchés dans la majorité des cas par les syndicats, plusieurs de ces conflits collectifs ont été enregistrés dans le textile, secteur qui pâtit de la crise économique. La baisse des commandes et les pertes de marchés ont obligé les entreprises à opérer des réductions d’heures de travail, d’effectifs voire à fermer. Des changements que les salariés ont eu du mal à digérer et qui se sont soldés par des grèves. L’on parle même d’entreprises où ces conflits ont précipité la fermeture. Les mécanismes de dialogue tels que le comité d’entreprise sont censés jouer un rôle important. Théoriquement, ils permettent aux salariés de suivre et d’être continuellement au courant de la situation de l’entreprise. Ils peuvent aussi les préparer aux changements qui peuvent intervenir tels que les réductions du temps de travail ou encore des restructurations. Mais en n’activant le dialogue qu’une fois l’entreprise confrontée à des difficultés, les employeurs se heurtent au refus des salariés. Une évaluation à fin 2008 du plan de mise en conformité sociale des entreprises relève que seul 76% de l’objectif qui lui est assigné est atteint. Khadija MASMOUDI

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