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Emploi et Carrière
Conseil en recrutement
L’Anapec s’attaque au marché des cadres

Par L'Economiste | Edition N°:2889 Le 27/10/2008 | Partager

. La compétition sera frontale avec les cabinets privés. Les professionnels attendent cette concurrence avec «zenattitude»L’AGENCE nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences (Anapec) ouvre un nouveau front. Elle va s’attaquer au marché de l’intermédiation des cadres. L’objectif affiché est de développer une activité sur les «profils pointus», selon le jargon de la maison. C’est l’un des axes-clés de son contrat progrès 2009-2012, confirme son directeur général, Hafid Kamal. Même si la direction de l’Agence s’en défend, la concurrence sera frontale avec la centaine de cabinets-conseils qui opèrent sur ce créneau. Cette arrivée fracassante de l’Anapec sur le marché des cadres va faire grincer des dents les professionnels privés du conseil en recrutement. Ces derniers ne manqueront pas de crier à la concurrence déloyale d’une entité financée par le contribuable et qui pourrait ne pas facturer ses prestations. Déjà tièdes, les relations entre les deux camps pourraient se transformer en une guerre ouverte. Pour éviter les polémiques (qui ne tarderont pas), la direction de l’Anapec tente de donner quelques gages: «L’Agence ne se positionnera pas en tant que chasseur de têtes; les profils pointus peuvent être des ingénieurs débutants ou des techniciens ayant une expérience et qui veulent améliorer leur situation», martèle le directeur général de l’Anapec qui précise au passage que celle-ci est ouverte à des partenariats avec ces cabinets. Hafid Kamal cite l’exemple de l’intérim dont les opérateurs disposent d’interlocuteurs dans le réseau des agences Anapec. Ce qui leur permet d’accéder à la banque de données de l’Anapec. «Nous pouvons faire la même chose avec les cabinets conseils. Ces cabinets peuvent apporter une valeur ajoutée en termes d’identification des besoins, de proximité de l’entreprise». A la limite demain, l’Anapec pourrait faire juste de la régulation.A en croire leur analyse, les cabinets privés ne semblent guère inquiets par ce repositionnement de l’agence publique. «Celle-ci pourrait être un partenaire pour les cabinets en mettant par exemple à disposition sa CVthèque. Mais le traitement des profils pointus diffère de celui de la masse», nuance Assia Ayouch, directrice générale d’Optimum Conseil. Les cabinets privés ayant une longue expertise et des ressources plus adaptées peuvent donc voir venir.Hamid El Otmani, de LMS Organisation, estime que l’entrée de l’Anapec sur le marché du conseil en recrutement des cadres serait bénéfique pour le marché. «Cet organisme sensibilisera davantage les entreprises à l’importance de l’externalisation du recrutement et, par la suite, tout se jouera sur la qualité de service», confie-t-il. Autre avantage de taille si l’on se réfère au responsable de LMS Organisation: l’Anapec formera des conseillers en recrutement, des profils qui manquent. Ce qui permettra d’alimenter le marché et en particulier les cabinets de recrutement.Pour son nouveau contrat-progrès, l’Agence a mis à contribution l’ensemble de son personnel. Il sera exposé fin novembre lors de la convention des cadres. L’Anapec cherche à assurer plus de proximité aux employeurs et aux chercheurs d’emploi à travers le partenariat et la qualité de service. «Nous voulons également nous positionner comme acteur de référence vis-à-vis des décideurs et par rapport aux priorités nationale et régionale», affirme son directeur général. Elle fait de l’amélioration de l’employabilité une priorité. Une attention particulière sera ainsi accordée aux personnes qui éprouvent des difficultés d’insertion. Pour cela, le programme Taehil se chargera de l’accompagnement de 100.000 jeunes d’ici 2012.


Des agences spécialisées

LE renforcement du programme Moukawalati figure aussi en bonne place du contrat-progrès. Les comités locaux, qui se regroupent rarement, sont appelés à faire preuve de plus de dynamisme dans le traitement des problèmes. Les partenariats sont appelés à se renforcer et les initiatives locales ou isolées à s’intégrer. Des synergies avec l’INDH devraient s’opérer pour la mise en place d’activités créatrices de revenus. L’Agence compte aussi poursuivre l’accompagnement des secteurs érigés en priorités nationales. Il est question d’anticiper les besoins en mettant en place un système de veille. Des agences spécialisées verront le jour, comme c’est le cas pour l’offshoring. Ce qui permettra d’avoir des interlocuteurs au fait des problématiques des secteurs prioritaires. Dans le cas de Renault par exemple, des conseillers sont en stage à l’étranger pour comprendre les problématiques des ressources humaines de l’entreprise. Une opération que l’Agence compte reproduire. Autre axe du contrat: l’organisation du management et la mobilisation du capital humain. Tout un travail sera mené sur la formation et la valorisation des compétences de l’Anapec. La prime mensuelle et la promotion sont aussi deux dossiers sur lesquels les responsables se penchent. Leur aboutissement dépendra de l’issue des négociations avec le ministère des Finances. L’Agence dresse un bilan positif de son précédent contrat-programme qui s’achève en 2009 avec quelques réserves sur le programme Moukawalati dont les objectifs fixés au départ sont surdimensionnés (voir interview en page II). A fin septembre 2008, Idmaj a permis l’insertion de 108.000 personnes contre 105.000 initialement prévues. Dans le cadre de Taehil, 27.000 opportunités de formation ont été identifiées. Par ailleurs, l’Anapec poursuit l’extension de ses agences. Actuellement, elle compte une cinquantaine de représentations dont quarante en cours de modernisation. L’objectif est d’atteindre 75 agences d’ici la fin de l’année.Khadija MASMOUDI

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