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Emploi et Carrière
Comment évolueront les salaires en 2011

Par L'Economiste | Edition N°:3391 Le 26/10/2010 | Partager

. Résultats de l’enquête de rémunération Diorh-Mercer . 5% de hausse attendue pour 2011. Le turn-over continue d’augmenter L’enquête de rémunération Diorh-Mercer 2010 vient d’être rendue publique. Les salaires devraient augmenter de 5% en 2011, toutes fonctions confondues. Les entreprises jouent encore la prudence. Il faut dire qu’en 2009 les réalisations ont été moins bonnes que les prévisions après une année 2008 exceptionnelle. Même si en 2010 la tendance s’est inversée, les entreprises ne s’emballent pas. A noter qu’en 2010, elles ont intégré dans leur prévision la continuité éventuelle de la crise. Pour 2011, le cabinet anticipe encore des perturbations entre le prévisionnel et les réalisations. «Mais le marché a atteint une certaine maturité. Cette frénésie sur les salaires ne reviendra pas de sitôt, sauf pour certains profils et postes», commente Essaïd Bellal, DG de Diorh. Les fonctions les plus demandées, d’après l’enquête, sont le responsable conformité (dont le salaire médian est aujourd’hui de 450.000 DH), le responsable commercial senior (salaire médian 604.000 DH), le responsable rémunération et avantages sociaux (390.000 DH) et le juriste senior (700.000 DH).L’évolution des rémunérations en 2010 est comprise entre 5 et 6%, variable selon la fonction. Pour les présidents et DG, la hausse est de 5%, pour les cadres supérieurs, 5,6%, et pour la force de vente, 6%. Pour ce qui est des facteurs déterminant l’augmentation des salaires, le Maroc s’aligne sur les tendances internationales. C’est la performance individuelle qui se classe en premier, suivie de la performance de l’entreprise puis la position du salaire dans les grilles. L’ancienneté, elle, ne joue presque plus. 6% considèrent l’ancienneté comme facteur déterminant. Ce n’était pas le cas en 2000, où la performance individuelle n’était qu’à la 3e position, dépassée par la position du salaire dans la grille et l’inflation. A cette époque, ce choix se justifiait par le fait que les entreprises perdaient les plus performants, mais souvent mal payés, et ne gardaient que ceux qui étaient surpayés. Le marché commençait à ce moment à s’ouvrir. Les fonctions qui ont connu les plus fortes progressions de salaires entre 2005 et 2010 sont le directeur Achat et le DRH, soit respectivement 69 et 63%. Le DRH prend davantage d’importance dans l’entreprise. Il devient un partenaire d’affaires car il connaît la stratégie et les difficultés de l’entreprise. Il doit aujourd’hui démontrer sa valeur ajoutée. C’est un autre type de profil demandé. Mais la fonction est nouvelle puisqu’elle n’est enseigné que depuis une quinzaine d’années. Pour ce qui est des bonus, ce sont les dirigeants (22%) et la force de vente (20%) qui ont décroché les évolutions les plus importantes, cette année. Autre constat: le turn-over augmente dans les entreprises. Il passe de 3 à 5% entre 2009 et 2010. Essaïd Bellal tente d’expliquer cette évolution: «En 2009, c’était le début de la crise. Le Maroc la vivait plus psychologiquement. Les salariés tenaient donc à garder leur poste et les entreprises à garder leurs collaborateurs». En 2010, la crise a commencé à se faire sentir davantage. Mais puisqu’elle est arrivée en retard et que son effet a été moins fort qu’ailleurs, les entreprises n’ont plus fait d’effort pour retenir les personnes. Les entreprises ont aussi profité de l’occasion pour recruter des compétences pointues dont elles avaient besoin». Selon les prévisions du cabinet, cette rotation devrait se situer entre 4 et 4,5% en 2011. Enfin, pour les budgets de formation, 2008 était une bonne année puisque 3% de la masse salariale y a été consacrée. En 2009 et en 2010, le cru a été moins bon puisque le budget a baissé à 2% de la masse salariale. Les entreprises jouent encore la carte de la prudence et attendent une véritable reprise pour risquer de nouvelles augmentations.


Panel

Ce sont 58 entreprises participantes, englobant 15.840 titulaires représentés. L’effectif médian est de 156 et la médiane du chiffre d’affaires est de 360 millions de dirhams. 41% des entreprises participantes appartiennent au secteur des produits de consommation, 16% au secteur des hautes technologies. Le choix des sociétés participantes s’est tournée surtout vers les multinationales qui, selon le cabinet, ont des politiques de rémunération claires: 33% des sociétés participantes ont une société mère américaine, 18% ont une société mère française, 11% marocaine et 11% allemande. J. K.

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