×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 173.579 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 213.013 articles (chiffres relevés le 31/5 sur google analytics)
Dossiers

Emploi et Carrière
Cabinets de formation: Le projet de qualification déclenche une tempête

Par L'Economiste | Edition N°:3016 Le 04/05/2009 | Partager

. Tout cabinet devra justifier d’un minimum de ressources. Référencement obligatoire des consultants. Enjeu: assainir le secteur via l’éligibilité aux CSFVieux serpent de mer, le projet de la qualification des cabinets de formation, ressorti des tiroirs, ne semble pas faire l’unanimité auprès des opérateurs privés. Ces derniers lui reprochent «son manque de visibilité». «Le pays gagnerait à ce qu’il y ait un système de qualification. Mais, les opérateurs ne sont pas très convaincus de l’apport de ce projet qui n’a pas de visibilité pour le moment», observe Hassan Maa, secrétaire général de l’Association des bureaux de formation et de conseil (ABCF). Le projet a vu le jour il y a plus de quatre ans déjà. Selon le secrétariat d’Etat à la Formation professionnelle, l’objectif est de mettre à la disposition des entreprises un système de référencement des prestataires de la formation continue. Le système existe pour les bureaux d’études et les entreprises dans le secteur du BTP. Ce qui permettra selon le même département d’assurer une régulation technique du marché du conseil et de la formation en cours d’emploi. A ce niveau il faut bien noter que de plus en plus de bricoleurs ont investi le marché de la formation continue profitant ainsi de l’anarchie qu’a connue le lancement du système des contrats spéciaux de formation. Cependant il faut rappeler que la démarche de qualification n’est pas obligatoire. Les cabinets qui préfèrent ne pas agir dans le cadre des CSF n’ont pas à y souscrire. Le projet vise ainsi à qualifier les opérateurs selon des champs précis d’intervention. En plus clair, ils sont obligés de faire référencer au moins un consultant ou formateur par domaine d’intervention. Le projet indique qu’il faut donner une liste statique des consultants et formateurs. «Souvent, nous sommes appelés à faire appel à des formateurs externes pour des besoins de formations spécifiques. Mais si le projet aboutit, beaucoup seraient plus limités qu’ils ne le sont aujourd’hui à cause du marché qui n’est plus porteur», se plaint Mohamed Diouri, consultant. Ce dernier ajoute que dans certains domaines, la technicité est importée et, de ce fait, les cabinets font appel à des experts étrangers. Chose qu’ils ne pourront plus faire si le projet est adopté. Le projet qui ne vise que les personnes morales exclut de facto les personnes physiques. Il ne suffit plus pour un prestataire d’être patenté pour être éligible au système des CSF. «Le prétexte à ce niveau est que les personnes physiques ne paient pas les cotisations CNSS, ni la taxe sur la formation professionnelle. Ce qui fait éliminer de la liste des opérateurs tous les experts-comptables, avocats, médecins et autres experts qui détiennent un savoir et un savoir-faire importants utiles à l’entreprise. Pour ces structures qui sont légalement reconnus par le code de commerce marocain, l’activité de la formation va être arrêtée», note Diouri.Le marché étant très petit et les petits prestataires ont du mal à s’accrocher. La situation a empiré avec les retards des remboursements des contrats spéciaux de formation (CSF). Ce qui a découragé de nombreuses entreprises d’investir dans la formation. Cette réticence n’a pas manqué d’avoir des impacts négatifs sur le marché et sur les chiffres d’affaires des opérateurs privés. Pointé du doigt quant à la mauvaise gestion des CSF, l’OFPPT n’a jamais manqué une occasion pour rappeler qu’il n’en assure que le secrétariat. L’affaire commençant à nuire à l’image que l’office est en train de soigner depuis quelques années, son conseil d’administration a pris la décision en janvier dernier d’externaliser la gestion des CSF aux groupements d’ingénierie et d’assistance-conseil (Giac) adossés aux fédérations sectorielles. Mais pour le moment il n’y a pas d’avancées. Ce qui fait dire aux spécialistes que le système de qualification des cabinets conseils ne fera pas revenir ces entreprises à recourir aux CSF puisque le sort de leur gestion pose un sérieux problème. Ces derniers se plaignent également de la concurrence qui est en faveur des établissements publics, notamment l’OFPPT. «Nous n’évoluons pas dans les mêmes conditions que l’office. Ce dernier n’a pas les mêmes contraintes que les cabinets de formation (salles, machines, formateurs…)», se plaint à son tour Maa. Le projet exige des niveaux d’études qui diffèrent d’un champ d’intervention à un autre. Pour être consultant ou formateur il faut au minimum un bac + 3. «Cela exclut les personnes qui n’ont pas ces diplômes mais qui ont de l’expertise. Le mieux serait de créer un système de validation des acquis professionnels», propose Diouri.


La démarche à suivre

Les candidats doivent s’inscrire au niveau de la base de données tenue par le secrétariat d’Etat à la Formation professionnelle. Ils doivent joindre à leur demande un bilan physique et financier pour l’année précédant celle où le candidat compte déposer sa candidature. Il doit en outre remplir un questionnaire d’auto-diagnostic et le faire valider. Après acceptation du dossier de candidature viennent les étapes d’évaluation.Dans la première, un comité technique d’évaluation procède à l’évaluation de chaque formateur ou consultant sur la base d’un guide d’évaluation et d’un référentiel de compétences relatif au domaine de qualification choisi. Ceux qui sont retenus sont proposés à la qualification. Dans le cas échéant le dossier de qualification est retourné au candidat. Le rejet devant être motivé. Il doit également être accompagné des recommandations du comité technique d’évaluation et d’un plan d’action pour aider le demandeur à réorganiser sa qualification.La deuxième étape vise à vérifier l’aptitude institutionnelle des candidats ainsi que leurs capacités à honorer leurs engagements vis-à-vis des clientsLa troisième étape porte sur des propositions de qualification. Ces dernières sont transmise à une commission dite de qualification. Elles doivent par la suite être publiées dans un répertoire national des qualifications. Celui-ci faisant ressortir les experts qualifiés.Jalal BAAZI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc