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Emploi et Carrière
Accident du travail: Un décès par jour!

Par L'Economiste | Edition N°:3121 Le 05/10/2009 | Partager

. Gros déficit des comités d’hygiène et de sécurité dans les entreprises. Un guide pratique lancé . Son élaboration s’inspire des pratiques danoises PLUS de 20.000 accidents du travail par an surviennent dans nos entreprises dont 50 sont mortelles. En clair, 1 personne par semaine meurt au Maroc suite à un accident du travail. Sur les 4.000 entreprises qui emploient au moins 50 salariés, seulement 500 ont créé des comités d’hygiène et de sécurité conformément à la loi. L’effort à fournir est donc important pour améliorer ces chiffres. Pourtant ces comités ont un rôle important, celui de détecter les risques professionnels, d’assurer l’application des textes législatifs et réglementaires, de veiller au bon entretien et au bon usage des dispositifs de protection des salariés… Que risquent les entreprises qui n’appliquent pas la loi? Une simple amende de 2.000 à 5.000 DH! Amende que les entreprises préfèrent payer que de constituer ces comités. «Nous voulons que l’entreprise soit convaincue de l’utilité de ces comités, qu’elle implique les représentants des travailleurs, qu’elle les forme et qu’elle en fasse un partenaire privilégié», indique Abdelaziz Addoum, directeur du travail au ministère de l’Emploi. C’est dans le but de la modernisation de l’inspection du travail et de l’inspection médicale qu’un guide méthodologique de contrôle en hygiène et sécurité vient d’être lancé. Ce livre s’est inspiré des pratiques danoises basées sur le dialogue social en entreprise comme démarche pour l’amélioration des conditions de travail. Le document a été établi par le groupe principal de formateurs chargés de l’inspection du travail et validé par les partenaires sociaux. Son objectif est de développer une méthode pour l’inspection du travail en hygiène et sécurité (évaluation des lieux de travail) qui respecte le dialogue social et qui implique tous les partenaires (employeurs, salariés et leur représentant). «Nous avons participé à l’élaboration de ce guide, nous y avons apporté des suggestions qui ont été prises en considération. Nous en sommes satisfait même si à aucun moment, cette participation n’est mentionné dans le guide», explique Lahcen Hensari de l’UGTM. Et d’ajouter que «c’est un travail nécessaire qui probablement donnera une impulsion aux entreprises qui sont encore réticentes».Désormais, le rôle de l’inspecteur du travail est d’aider les entreprises et de les accompagner afin de mettre en place ces comités d’hygiène et de sécurité. Même les médecins de travail sont mis à contribution. Une circulaire leur a été envoyée prévoyant pour les inciter à aider les entreprises à créer ces comités. «Le challenge pour 2011 sera de former l’ensemble du corps de contrôle sur les pratiques du guide ainsi que de mettre à la disposition des entreprises et des syndicats une nouvelle procédure pour faire fonctionner ces comités», termine Abdelaziz Addoum.


Comités, encore le flouAbdelaziz Addoum, directeur du travail
- L’economiste: Pourquoi les entreprises sont-elles encore réticentes à la création de ces comités? -Abdelaziz Addoum: Il existe plusieurs raisons. D’abord, toutes les questions sur la création et la mise en œuvre de ces comités ne sont pas définies. Les entreprises doivent faire l’effort avec les partenaires pour créer des règles de fonctionnement adaptées à la spécificité de l’entreprise. Deuxièmement, il faut prévoir une politique de management de ces comités. Il faut préparer l’ordre du jour, archiver, documenter les réunions, préparer les PV. C’est un travail difficile. Enfin, il ne suffit pas de créer les comités, il faut en former les membres afin qu’ils puissent faire une bonne lecture des rapports annuels des médecins, lire les fiches d’entreprise, identifier les risques et mener des enquêtes en cas d’accidents. - Y a-t-il un plan d’action dans ce sens ?- Tout à fait. Nous sommes en train de former dans le cadre du programme danois des expériences qui vont être partagées avec une large population d’entreprises de manière à ce qu’elles prennent connaissance de ce qui s’est fait. Le travail à démarré avec une dizaine d’entreprises pilotes. Parmi elles, Richbond, Lydec, Somaca, Altadis Maroc.

Le déclic de la catastrophe RosamorAbdelmajid El Ouadi, membre du Conseil national-FDT
- L’Economiste: Quel a été votre contribution dans ce projet? - Abdelmajid El Ouadi: La FDT a participé dans ce projet de coopération maroco-danoise avec l’objectif d’améliorer les conditions de travail au sein des entreprises marocaines et de renforcer le dialogue social. Des formations ont été dispensées au profit de nos responsables syndicaux et représentants au sein de 12 entreprises pilotes. A noter aussi la mise en place des comités d’hygiène et de sécurité au sein des entreprises et aussi dans la conception et l’élaboration des documents et guide. - Quelle valeur a cette démarche?- C’est une très bonne démarche du fait qu’elle essaie d’instaurer la démocratie au sein de l’entreprise, de débattre des questions de sécurité et de santé au travail au niveau opérationnel. Ce qui va permettre de développer par la suite d’autres projets. - Quelles retombées espérez-vous?- Nous voulons que la question de santé et sécurité au travail fasse automatiquement l’objet de consultation, de participation et de négociation avec les partenaires sociaux. La catastrophe de l’usine Rosamor a créé un déclic et a pour conséquence la constitution d’une commission interministérielle. Commission qui a travaillé sur la problématique de la sécurité au sein de l’entreprise. Mais, les centrales syndicales ne sont pas informées des recommandations de cette commission. Aussi, les parties concernées n’ont pas été consultées, voire impliquées pour la mise en œuvre de ces recommandations dont la majorité figurait dans nos cahiers revendicatifs. J. K.

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