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Emploi & CarrièreL’Unef se mobilise pour les étudiants marocains

Par L'Economiste | Edition N°:2580 Le 31/07/2007 | Partager

Le syndicat étudiant achève une mission d’information au Maroc Le visa d’études se transforme en une course aux obstacles La France veut attirer les meilleurs et si possible, des scientifiques C'EST pour s’assurer du fonctionnement des centres pour les études en France (CEF), la première barrière que doit franchir tout candidat voulant poursuivre ses études dans l’Hexagone, l’Union nationale des étudiants français (Unef), syndicat estampillé à gauche, a initié une mission d’information au Maroc (du 22 au 24 juillet). Après l’étape marocaine, la délégation de l’Unef conduite par son vice-président, Benjamin Vetelé est partie en Algérie avec la même intention de décrypter le CEF.. Relais asiatiques pour les firmes françaisesLa venue de l’Unef au Maroc vise aussi à «participer au rapprochement des liens entre les universités françaises et marocaines». Le vice-président du syndicat étudiant et ses collègues ont eu plusieurs face à face avec les responsables des services consulaires et du Service d’Action et de Coopération Culturelle dont relève les fameux CEF. L’objet de la «présélection» est de jauger la solidité du projet de l’étudiant et de sa capacité à poursuivre normalement sa scolarité en France. Mais beaucoup de gens voient dans la généralisation de ces espaces Campus France(1) le prélude à la politique dite «d’immigration choisie». Les inquiétudes sont vives quant aux objectifs réels de ces structures, étant donné que le gouvernement français n’a pas caché son intention de rééquilibrer l’origine des étudiants au profit de l’Asie du Sud-Est, région qui sera à terme, le centre de gravité de l’économie mondiale. Plus d’étudiants coréens, chinois, singapouriens, japonais sur les campus des universités françaises, signifie aussi, un vivier de relais pour les entreprises tricolores dans cette région. Le deuxième volet de ce réajustement consiste à privilégier autant que faire se peut, les disciplines scientifiques afin que «la France devienne un pays qui attire les meilleurs étudiants».. Plus de temps à la préfecture qu’à l’amphiLe rôle des CEF est essentiel dans le «changement profond» de la politique d’accueil des étudiants étrangers dans l’Hexagone. Pourtant, il est à craindre qu’ils deviennent une menace à l’ouverture et à l’attractivité de l’enseignement supérieur, fait remarquer le responsable du syndicat étudiant. Derrière ces structures, croit savoir l’Unef, se cache beaucoup d’ambiguïté. Selon le syndicat, il s’agit en fait d’une première ligne dans la régulation des flux migratoires. Entre 2004 et 2005, le nombre de demandes de visa d’études est passé de 7.940 à 6.890. L’Union nationale des étudiants de France (Unef) est présente dans les 85 universités de France et compte 30.000 adhérents. Ce syndicat se bat pour obtenir l’amélioration des conditions d’accession aux visas et de leur accueil en France. Parmi ces avancées, l’unef a obtenu l’ouverture de la sécurité sociale pour tous (français et étrangers), il y a quelques années ainsi que la fin de l’obligation de l’autorisation de travail pour les étudiants étrangers. En plus de l’amendement du temps de travail qui passe de 17 à 21 heures par semaine. Autre concrétisation, la délivrance d’une carte de séjour par cycle: après trois ans (bac+3), un étudiant étranger peut se voir délivrer une carte de deux ans jusqu’au mastère. «Les étudiants étrangers passent plus de temps dans les préfectures que dans les classes de cours», s’insurge Benjamin Vetelé, vice-président de l’Unef.Les autres points de discorde relevés par l’Unef tiennent à l’aspect onéreux de la procédure de traitement de demandes de visas d’études. Les frais non remboursables, englobent un test de langue (800 dirhams), une ouverture d’un espace personnel sur le site des CEF (800 dirhams) et le dossier du visa (300 dirhams). Ni ces frais, ni ceux éventuellement d’inscription en France, ne sont remboursés en cas de refus de visa. De fait, en cas de refus, pour une raison qui est laissée au libre-arbitre de l’ambassade (le refus ne peut être motivé) il reste la voie du recours auprès du consulat. Mais la procédure risque de prendre plusieurs mois avant d’aboutir.On est loin de l’époque, où l’obtention du visa d’études à l’étranger ne tenait qu’à l’inscription dans un établissement d’enseignement supérieur. Désormais c’est la croix et la bannière pour décrocher ce sésame, ô combien prisé par les nouveaux bacheliers et les étudiants désirant poursuivre un 3e cycle.


Revendications

L'OBLIGATION de délivrance d’une carte de séjour pour un étudiant ayant obtenu une inscription dans une université (une carte de séjour pour une carte d’étudiant), la possibilité de délivrer la carte de séjour au niveau licence pour une durée de trois ans et l’augmentation de la durée de travail des étudiants. Le syndicat se bat aussi pour l’accès au système d’aide sociale (les bourses d’études). Le système doit se baser sur des critères sociaux et non sur l’origine familiale des parents. En France, il y a 2 types d’aide: la bourse sur critère social (1,5 milliard d’euros) et les avantages fiscaux qui concernent les familles aisées (qui paient l’impôt) qui est de 1,5 milliard d’euros aussi. Pour l’unef, le regroupement de ces deux types en une unique enveloppe en plus d’un investissement de l’Etat permettrait d’en financer une autre.M.A.B.-----------------------------------------------------------------(1) Anciennement appelé Centre pour les études en France, il constitue l’interface entre les étudiants désireux de poursuivre leurs études en France et l’administration française.

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