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Une thérapie pour décompresser

Par L'Economiste | Edition N°:2145 Le 07/11/2005 | Partager

. La fasciapulsologie libère les traumatismes du corps et de l’esprit«C’est un coup de cœur pour le pays qui m’a amené au Maroc». Taille moyenne, pantalon en toile beige et babouche marron, Blaise Llorca, fasciapulsologue, compte aujourd’hui une vingtaine de clients au Maroc. La fasciapulsologie est une thérapie manuelle dont la particularité réside dans le toucher. «Ce n’est ni un massage ni une manipulation ni une discipline médicale. C’est une présence d’écoute des tensions et des blocages du corps pour les faire fondre». Elle consiste à libérer par le toucher les traumatismes du corps et de l’esprit: stress, problèmes digestifs, arthrose… toutes les pathologies qui entraînent un blocage des «fascias» entrent dans son champ d’intervention. Cette thérapie se fonde sur les fascias, c’est-à-dire les tissus conjonctifs qui entourent et soutiennent les organes, et sur la pulsologie, le pouls artériel. Blaise Llorca ne cache pas qu’au départ il redoutait qu’elle soit mal accueillie au Maroc surtout par la clientèle féminine par pesanteur culturelle. «J’ai reçu “une patiente” qui au départ était réticente. Je lui ai proposé un soin d’un quart d’heure sur une zone très précise dans le dos, elle a tout de suite compris que ce geste était thérapeutique. A partir de ce moment, tout le préjugé du toucher par un homme a disparu». Par son toucher, il part à la recherche des tensions physiologiques et psychologiques que l’organisme a subies. Les tissus conjonctifs jouant un rôle important puisqu’ils assurent la cohérence du corps. Cet ancien étudiant de l’Ecole normale supérieure de Paris était destiné à une autre carrière. «J’ai eu besoin de trouver une dimension spirituelle à mes activités. Je ne me voyais pas enseigner à l’université ou faire de la recherche». A cheval entre Biarritz et Casablanca, Llorca séjourne une dizaine de jours par mois au Maroc pour rencontrer ses patients. Ses premiers clients se sont présentés plus par curiosité. «Ce n’est que par la suite qu’ils ont été emballés. Du coup, ils ont commencé à conseiller cette thérapie à leur entourage». Au pays basque, sa clientèle est pour la majorité constituée d’hôteliers, de fonctionnaires et d’agriculteurs. En quête de lui-même, Blaise Llorca s’est rendu en Inde pour faire du yoga et de la méditation. «J’avais besoin d’un moment de réflexion sur ce que je voulais faire et, en rentrant, j’ai croisé cette discipline sur mon chemin». La formation à la fasciapulsologie dure trois ans et elle est enseignée à Paris et Montréal uniquement, selon Blaise Llorca. Il dit se retrouver dans cette discipline qui lui permet non seulement de soigner les gens mais aussi de faire des rencontres. «Je me prépare à être à l’écoute de la personne qui doit lâcher d’elle-même pour se soigner et guérir». Il précise que cette thérapie ne convient pas à tout le monde. «Les personnes qui ne sont pas prêtes à guérir ne vont pas réagir à cette thérapie». Tout dépend des pathologies. Si au bout de trois ou quatre séances, aucun résultat n’est obtenu, «on dit clairement à la personne que l’on ne peut rien lui apporter». Il cite aussi l’exemple des personnes qui souffrent de l’arthrose. «Elles ont besoin de plusieurs séances. L’arthrose s’installe sur plusieurs années. Il faut donc du temps pour qu’elle s’estompe et régresse». D’autres peuvent consulter pour un problème ponctuel. «Une fois qu’elles en sont débarrassées, elles peuvent avoir un développement personnel grâce à cette thérapie». La discipline est complémentaire de la médecine. «Nous ne sommes pas habilités à poser de diagnostic. Si on suspecte quelque chose de grave, on oriente le patient vers le médecin». K. M.

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