×
  • L'Editorial
  • Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2020 Prix de L'Economiste 2019 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Dossiers

    Emploi & Carrière
    Travail temporaire
    Où sont passés le Fisc et la CNSS?

    Par L'Economiste | Edition N°:2482 Le 12/03/2007 | Partager

    . L’Aetto dénonce la passivité de l’Administration face à la triche«Si les entreprises du travail temporaire étaient structurées, 3 milliards de dirhams rentreraient dans les caisses de l’Etat». Jamal Belahrach, président de l’Association des entreprises de travail temporaire transparentes et organisées (AETTO) revient encore une fois à la charge sur les pratiques du secteur: les sous-déclarations, le non-paiement de la CNSS mais aussi un code du travail dont certaines dispositions ne sont toujours pas appliquées.Les membres de l’Aetto parlent de concurrence «déloyale » et s’étonnent de la passivité de l’Administration face à ces pratiques. La CNSS et le Fisc sont «invités» à être plus vigilants dans leur contrôle. Dans le cas de la CNSS par exemple, l’Aetto avance que certains opérateurs doivent des centaines de millions de dirhams à la sécurité sociale et continuent à opérer «tranquillement». Cette activité légalisée par le code du travail tarde à s’assainir. Les salariés en quête d’un emploi acceptent d’être sous-payés, sous-déclarés ou non-déclaré. Ils n’ont pas le choix: soit se plier aux «règles», soit rester au chômage. . 12 heures par jour et même pas le Smig!Ceux opérants dans la sécurité, le gardiennage ou encore le nettoyage sont «exploités». Ils travaillent 12 heures par jour et gagnent à peine 800 dirhams par mois. Les donneurs d’ordre sont également pointés du doigt car ils contrôlent rarement si le prestataire s’acquitte des charges sociales des salariés qu’il met à leur disposition. Le plus souvent, ce qui compte c’est le prix. Mais plus il est bas, plus il faut se poser des questions, ne manque pas de relever les membres de l’Aetto. Pour eux, un des moyens de contrecarrer la fraude est la mise en place de ratios spécifiques au secteur et d’un référentiel de travail. Mais auparavant, il faudra résoudre les problèmes que posent les dispositions du code du travail. Certaines d’entre elles sont ignorées et inappliquées. Les entreprises du secteur se retrouvent donc «hors la loi». C’est le cas pour les exigences relatives à la caution par exemple. Le code du travail prévoit le dépôt d’un montant équivalent à 50 fois la valeur globale annuelle du salaire minimum de base auprès de la CDG. Une aberration, selon les opérateurs qui proposent à la place une caution bancaire. D’autant plus que les entreprises sont souvent confrontées à des problèmes de trésorerie.Des propositions d’amendements élaborées par les deux associations du travail temporaire mais jusque-là les pouvoirs publics n’ont introduit aucune modification du texte. Autre disposition critiquée, la restriction sur la durée des missions d’intérim. L’Aetto propose que celle-ci, renouvellement compris, n’excède pas 18 mois. Un sondage réalisé par L’Economiste avait relevé que les délais précisés dans la loi n’étaient pas confortables. Moyen de flexibilité par excellence, l’emploi temporaire permet à l’entreprise de recruter et de licencier en fonction de l’évolution de la demande. L’Association recommande aussi que le salarié bénéficie des avantages au sein de la société qui l’emploie. Khadija MASMOUDI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc