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Transitaire, se diversifier ou disparaître

Par L'Economiste | Edition N°:2136 Le 24/10/2005 | Partager

. Transport, entreposage, emballage… les niches à explorer. La guerre des prix fait rageLe transitaire n’est pas seulement un commissionnaire pour l’importation et l’exportation de marchandises. La palette de ses prestations est devenue plus importante. Il peut être entrepositaire, logisticien et transporteur. Mais ce type de prestataire global est plutôt rare. Le transitaire peut également prendre en charge les marchandises de ses clients à la sortie d’usine et assurer le transport jusqu’à un endroit déterminé. Il peut s’occuper du transport routier, de l’affrètement maritime et des procédures douanières. Certains transitaires offrent une solution clé en main alors que beaucoup se limitent encore à remplir les formulaires de déclaration en douane. Pour survivre, ils seront obligés de diversifier leurs prestations. En 2012, les droits d’importation vont disparaître pour la majorité des biens industriels et de consommation. «Nous allons assister à une intégration de fait de la chaîne logistique», prédit Fouad Belgnaoui de FCL. Les transitaires pourraient s’associer aux transporteurs ou logisticiens. L’emballage constitue aussi une niche à explorer, estime un professionnel. Pour l’heure, l’activité n’est pas au meilleur de sa forme. Les flux à l’export ont considérablement baissé et malgré le dynamisme des importations, les revenus des officines de transit s’en ressentent. De l’avis de Belgnaoui, la baisse de l’activité ne dépassera pas un certain seuil, les importations étant toujours importantes. Pour d’autres opérateurs, cette situation est à mettre sur le compte de la concurrence et des produits chinois moins chers. Des transitaires vont jusqu’à accorder des facilités de paiement à leurs clients. Pour tenir le coup, certains pratiquent des tarifs agressifs ou accordent des forfaits à leurs clients. «Ce sont surtout ceux qui n’ont pas de charges fixes importantes qui bradent les prix», soutient un opérateur. L’association des transitaires a établi une grille tarifaire de référence que peu de personnes respectent. Cette grille est fonction de la valeur de la marchandise et des droits de douane. Aujourd’hui, la profession compte près de 550 transitaires. Ce nombre ne risque pas d’évoluer rapidement. Depuis 2000, l’accès à la profession a été verrouillé. «Ce qui a permis de stopper l’hémorragie», soutient Jamal Harir, directeur de Meditrade. Le code des douanes a introduit de nouvelles exigences: être titulaire d’un diplôme bac+4 ou d’un titre équivalent, compter à son actif trois ans d’expérience dans une société de transit et réussir le test d’aptitude. La Chambre de discipline des transitaires agréés donne aussi son avis sur les demandes d’agrément. «Nous procédons à la vérification des documents et nous menons aussi des enquêtes pour nous assurer de la moralité de la personne», précise Abdelouahab Bennani, président de la chambre. Depuis l’application de ces mesures, moins d’une dizaine d’agréments ont été accordés. L’objectif étant de professionnaliser le métier. Le transitaire doit avoir une bonne connaissance de la réglementation. Il est amené à travailler avec plusieurs départements à la fois: agriculture, santé… Son rôle consiste en principe à conseiller le client sur la meilleure façon d’organiser le transport et sur les formalités à remplir. Il doit aussi maîtriser «la lecture» des accords de libre-échange signés par le Maroc. Des opérateurs estiment aussi que la «taille de l’entreprise de transit est importante», surtout qu’en cas de défaillance du client, le transitaire devient de droit, le débirentier des créances du Trésor. Pour limiter les risques, les grandes structures ont opté pour la création de filiales en association avec des professionnels du transit. De cette manière, elles minimisent le risque d’erreurs par la mise en place de procédures. Et elles externalisent également tous les risques. L’effort de professionnalisation se poursuit aussi à travers la mise en place d’une démarche qualité. Royal Air Maroc et l’Agence nationale de la PME ont procédé à la certification de certains transitaires travaillant dans l’aérien. Une deuxième opération sera bientôt lancée. Cette certification s’apparente aussi à une sorte de notation de la crédibilité des entreprises. Toujours par rapport à la professionnalisation de l’activité, l’échange de données informatisées (EDI) sera également généralisé. Une convention dans ce sens vient d’être conclue avec une entreprise opérant dans le secteur des technologies de l’information. Depuis février 2002, les transitaires sont obligés d’être équipés en systèmes informatiques, les salles banalisées où ils pouvaient effectuer les déclarations moyennant une redevance n’étant plus fonctionnelles. «Ce qui permet de combattre les déclarants pirates et introduire plus de transparence», estime l’Association des transitaires.


12 jours pour le dédouanement

La traque à la sous-facturation est à l’origine de lourdeurs administratives. Après la disparition des prix de référence et l’éclatement des différentes protections, ce phénomène a pris de l’ampleur. Face à cette situation, les services de la Douane sont devenus plus vigilants. Ils ont mis en place une cellule spécialisée en matière de contrôle de la valeur. «Les opérations de dédouanement traînent. Il faut un minimum de 12 jours. Ce qui engendre des frais supplémentaires aux clients», soutiennent des opérateurs. Ces problèmes ont été soulevés lors de la réunion tenue mardi 18 octobre avec le nouveau directeur régional de la douane à Casablanca. L’association des transitaires a obtenu des promesses pour l’allégement des procédures. Idem pour le renforcement des effectifs et la mise en place d’une cellule dédiée aux enquêtes pour la détermination des valeurs. Khadija MASMOUDI

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