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Tous homo-economicus face à la retraite

Par L'Economiste | Edition N°:2635 Le 22/10/2007 | Partager

«Mon bébé», c’est comme cela qu’il appelle le baromètre Axe de la retraite. Il y a 8 ans de cela, Jacques Monheim, directeur des études publiques internationales au groupe Axa, sortait son premier baromètre. Ce dernier portait sur un pays seulement: la Belgique, son pays d’origine.Cet économiste de formation a travaillé dans le marketing pendant de longues années chez Procter & Gamble et d’autres grands groupes dans les tabacs, l’édition et la banque avant d’atterrir chez Axa où il va occuper entre autres le poste de directeur de communication commerciale. . L’Economiste: Comment expliquez-vous que les réactions des personnes sondées se ressemblent bien qu’issues de cultures différentes?- Jacques Monheim: En chacun de nous, il y a une part d’homo-economicus. Face aux grandes questions de la vie, comme la retraite, les perceptions ne diffèrent a priori pas significativement.Le baromètre montre par exemple qu’à la retraite, ceux qui sont actifs aujourd’hui planifient de voyager beaucoup. Le jardinage à la retraite ne les enthousiasme que trop peu.L’on constate, qu’à l’âge de la retraite, le rapport s’inverse: on voyage beaucoup moins que ce qu’on avait prévu et l’on se met à faire du jardinage beaucoup plus fréquemment. La passion pour le jardinage n’a rien d’universel; en revanche la baisse d’activité et le besoin de s’occuper après la retraite le sont.Le même raisonnement peut être fait quant à la prise de conscience qu’il faudra travailler plus longtemps et financer soi-même de façon plus importante sa retraite. Idem quant au sentiment qu’ont les actifs sondés qu’ils seront vieux à un âge inférieur à celui avancé par les retraités.. Les Japonais font exception dans cette perception globalisée- Effectivement. Le Japon est le seul pays où plus de la moitié des retraités continue à travailler. Juste après lui vient le Canada avec 17% seulement. Aussi 2 actifs sur 3 pensent-ils qu’il faudra travailler après la retraite. Cela contraste nettement avec le sentiment de vieillesse avant l’âge effectif de la retraite qui est de 61 ans. Déjà à 56 ans, un actif japonais se considère vieux. En jargon technique, les Japonais ont un «bonus années» négatif de 5 ans au moment où tous les autres pays ont des bonus positifs. Un curieux pessimisme.. Il est d’autant plus curieux que leurs voisins chinois affichent un optimisme manifeste- En Chine, l’Etat est encore très présent, ce qui est rassurant quant à l’avenir de sa retraite. De plus, le pays connaît un boom économique impressionnant, ce qui consolide encore plus la sérénité par rapport au futur. Cela n’empêche pas les Chinois d’être conscients de la nécessité de compter plus sur eux-mêmes pour le financement de la retraite. On peut comparer cet optimisme à celui des actifs des pays européens lors des «Trente Glorieuses». Au final, la perception des retraites est étroitement corrélée au stade de développement auquel se trouve le pays.. Pourquoi avoir mis l’accent dans votre questionnaire sur la perception et pas sur des éléments plus techniques?- D’abord, les gens ne comprennent, en général, rien aux termes et questions techniques des systèmes de retraite. De ce point de vue, je pense qu’i il y a un travail didactique et de vulgarisation nécessaire à entreprendre en direction des populations concernées. Ensuite,se focaliser sur les perceptions des personnes permet l’avantage de disposer d’une matière facilement comparable entre les pays. Enfin, les perceptions sont très importantes parce qu’au fond, les assurances sont une réponse à une perception de risque en offrant de la sérénité, une autre perception.


Le Maroc dans l’édition 2008

11.590 personnes interrogées dans 16 pays différents: Etats-Unis, Canada, Grande-Bretagne, Australie, Nouvelle-Zélande, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, France, Espagne, Portugal, Italie, Honk Kong, Japon, Singapour et Chine. Avec un tel échantillon, l’enquête 2007 se veut représentative. Par pays, des échantillons de 300 actifs et 300 retraités de moins de 75 ans ont participé à des entretiens téléphoniques à questions fermées de 20 minutes. En Chine, ce nombre avait augmenté jusqu’à 2.000.Les questions du baromètre sont constituées de façon à rendre compte des perceptions des personnes sans nuire à la qualité de la matière recueillie. «Un dosage bien calculé», affirme son architecte, Jacques Monheim. L’enquête a été réalisée par des instituts de sondage locaux. La coordination et l’analyse globale ont été assurées par Gfk Customs Research France. L’étude a coûté, par pays, entre 10.000 et 25.000 euros.Le bémol qui peut être apporté à cette étude, c’est le fait de s’être focalisé sur des pays aux niveaux de développement comparables. Les régions où le capitalisme est encore à l’état d’émergence, et avec lui les systèmes de retraite, ne sont pas représentées. C’est probablement pour remédier à cette carence que le baromètre inclura dans sa prochaine version des pays comme le Maroc, la Pologne, la Hongrie, ou les Philippines.L’échantillon marocain comprend 350 actifs et 350 retraités. En coordination avec le cabinet Creargie, cet échantillon sera élargi pour effectuer, en sus des entretiens téléphoniques, des entretiens directs.Propos recueillis par Nabil TAOUFIK

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