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Surtout ne pas se fâcher avec le pouvoir

Par L'Economiste | Edition N°:2136 Le 24/10/2005 | Partager

. La CISL dénonce le muselage des organisations syndicales en AfriqueLes violations des droits humains et syndicaux en Afrique suscitent encore des inquiétudes. Les travailleurs, dont la plupart sont privés de protection sociale, sont confrontés à la répression syndicale. Les pouvoirs en place se montrent toujours très agressifs vis-à-vis des syndicats, à coup d’intimidation trop souvent violente, d’arrestations et de licenciements. «La négociation collective reste très faible sur le continent et les zones franches, qui bourgeonnent dans le sillage de la mondialisation, ajoutent leur lot d’exploitation», précise la CISL dans son rapport annuel pour l’année 2004.Au Zimbabwe, syndicalisme rime avec harcèlement, intimidations, arrestations, licenciements et poursuites en justice. La longue liste des violations des droits syndicaux enregistrées sous le régime du Président Mugabe au cours de 2004, confirme en effet sa triste réputation de champion du continent en matière de violations des droits humains et syndicaux. Plusieurs hauts dirigeants syndicaux en ont fait les frais.Au Nigeria, le gouvernement a introduit un projet de loi visant à supprimer le NLC, centrale syndicale réputée pour son activisme. Trois personnes au moins sont décédées du fait de la répression policière lors de manifestations organisées par le NLC, tandis que plus d’une centaine d’autres ont été arrêtées en raison de leurs activités syndicales.Au Cameroun, une trentaine de policiers armés de matraques ont agressé des ouvriers forestiers en grève à Yaoundé. Par ailleurs, le gouvernement a poursuivi ses efforts pour diviser le mouvement syndical en favorisant les organisations de travailleurs qu’il jugeait plus faciles à contrôler, refusant d’enregistrer des syndicats qu’il estimait trop indépendants. En République du Congo également, le gouvernement a poursuivi son ingérence dans les affaires de la CSTC, en avantageant les sections du mouvement syndical qu’il jugeait plus loyales envers lui, précise le rapport.Dans les zones franches d’exportation, les employeurs continuent d’empêcher ou de s’opposer fermement à toute tentative d’organisation ou d’activité syndicale, en particulier au Malawi, à Maurice et au Nigeria. Dans de nombreuses zones, du Maroc à Madagascar, les abus sont monnaie courante, souligne la CISL. Au Kenya, un délégué syndical d’une fabrique textile dans la zone franche d’exportation d’Athi River a été licencié et inscrit sur une liste noire pour avoir demandé à l’entreprise le paiement d’augmentations salariales telles que prévues par une convention collective signée l’année précédente.


Ni liberté syndicale, ni droit de grève!

Au Soudan, en Egypte ou en Libye, la liberté syndicale est tout simplement inexistante, seul le syndicat unique inféodé au pouvoir est autorisé. EnGuinée équatoriale, même si elle existe dans les textes, le gouvernement refuse dans les faits de reconnaître les syndicats indépendants. A Djibouti et au Sénégal, un syndicat ne peut être légalement enregistré sans l’approbation du gouvernement tandis qu’au Cameroun et en République du Congo, le gouvernement ne traite qu’avec les syndicats qui sont sous sa coupe. Le droit de grève n’est guère mieux respecté sur le continent africain. AuBotswana, 444 mineurs qui faisaient grève contre une révision salariale discriminatoire ont été licenciés et un grand nombre expulsés de force de leur logement, propriété de l’entreprise. Au Kenya, 188 travailleurs des plantations de thé ont été licenciés pour avoir fait grève à la suite du non-respect par leur employeur d’un accord salarial. En Afrique du Sud, 150 porteurs de bagages ont perdu leur emploi au bout d’une grève de trois semaines. Nadia DREF

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