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    RMO Maroc mise sur le travail en régie

    Par L'Economiste | Edition N°:1784 Le 07/06/2004 | Partager

    . L’entreprise facture à ses clients des missions de production, peu importe le nombre de personnes mobilisées. Cette formule représente 20% de son activitéRMO Maroc, entreprise spécialisée dans le travail temporaire, ne se contente plus d’intervenir dans le recrutement et le placement d’intérimaires. Elle fait aussi depuis un peu plus d’une année du “travail en régie”, c’est-à-dire qu’elle se charge d’une partie du process de fabrication d’entreprises clientes (par exemple l’ensachage, le chargement, le déchargement, le conditionnement...). Ces dernières ne connaissent pas le nombre de travailleurs qui ont participé à la tâche. Elles s’intéressent uniquement au résultat et c’est ce dernier qu’elles rémunèrent: soit quotidiennement, soit de manière hebdomadaire ou encore tous les mois. L’entreprise de travail temporaire (ETT) tente d’optimiser ses ressources humaines, de manière à travailler le plus efficacement possible. Ainsi, elle essaie d’employer le moins de personnes pour la réalisation de sa mission. Pour assurer sa tâche, elle travaille en étroite collaboration avec le directeur de production de l’entreprise cliente, qui lui fournit les prévisions annuelles et des objectifs mensuels à atteindre, explique Madiou, directeur de développement chez RMO Maroc. Cette formule implique des moyens importants puisqu’il faut non seulement recruter des personnes compétentes mais également se charger de leur formation sur le terrain, souligne-t-il. Parfois, l’ETT est obligée de se doter de ressources intérimaires hautement qualifiées, comme des ingénieurs ou autres techniciens spécialisés. Chez RMO, le travail en régie représente 20% de l’activité et 400 intérimaires sur un total de 2.900. Selon Madiou, il s’agit d’une formule encore peu connue au Maroc mais toutes les parties concernées gagneraient à la développer: L’entreprise cliente sous-traite une partie de son process de fabrication, ce qui lui permet de gagner du temps et de se concentrer sur les activités et métiers qu’elle maîtrise le mieux. L’entreprise intérimaire peut améliorer sa maîtrise du métier pour gagner chaque mois un peu plus en termes de productivité, réaliser une production toujours plus importante et améliorer son chiffre d’affaires. Pour sa part, le travailleur intérimaire est tout aussi gagnant, estime Madiou. Il perçoit un salaire fixe (le smig en général) et en sus une prime de rendement. “Ce qui est de nature à le motiver”, souligne Madiou. De plus, il acquiert un savoir-faire ou un métier, ce qui pourrait l’aider à décrocher un emploi permanent. Au début de chaque mission, RMO signe avec l’intérimaire un contrat dont la durée correspond à celle de la mission à réaliser. Avec l’entrée en vigueur du code du travail dès demain mardi 8 juin, les professionnels de l’intérim appréhendent un fort turn-over. Rappelons que la nouvelle législation du travail limite à trois mois renouvelables une seule fois la mission de l’intérimaire.


    Tendance à la spécialisation

    Le travail en régie est développé dans d’autres pays et contribue à la spécialisation des entreprises de travail temporaire. A force d’effectuer telles ou telles missions, celles-ci en deviennent spécialistes. “Les sociétés de travail intérimaire pourront se spécialiser dans un ou plusieurs domaines spécifiques, comme en France par exemple. Ainsi, les candidats à l’embauche iront s’adresser directement à l’agence dont la spécialité correspond à la leur”, indique Madiou.Nadia BELKHAYAT

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