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Recherche d’emploi: Les chemins qui «mènent à Rome»

Par L'Economiste | Edition N°:2750 Le 07/04/2008 | Partager

. Efficace, la cooptation présente aussi des inconvénients. Pour des fonctions stratégiques, les entreprises recourent à la recommandationUn diplôme en poche, un rêve et une ambition de carrière. Pour bien des jeunes, la réalité du terrain est souvent à des années-lumière du schéma imaginé. La recherche d’un emploi peut se transformer en parcours du combattant. Les méthodes sont multiples: envoi de candidature spontanée, réponse à une annonce dans la presse, passage par un intermédiaire de recrutement, s’appuyer sur un «coup de piston», etc. - La candidature spontanée: N’attendez pas la parution d’une annonce de recrutement dans un journal ou sur le portail d’une entreprise pour envoyer votre candidature. Une demande spontanée peut être perçue comme un réel signe d’intérêt par l’employeur. En général, le réflexe est de viser les entreprises les plus visibles et les «stars» de l’économie. «C’est une démarche à laquelle ont recours les nouveaux diplômés qui cherchent du travail sans se soucier de sa nature qui ne correspond pas toujours à leur profil», explique Amine Laaouidi, consultant chez Diorh. Avant d’envoyer une candidature, les experts conseillent de se documenter sur l’entreprise ciblée et le destinataire. Le candidat doit s’informer sur la personne ou le contact qui pilote le recrutement au sein de l’organisation. Un envoi anonyme du genre «A Monsieur le Directeur Général» est déconseillé. «Il faut repérer le responsable et lui adresser la demande car les grandes entreprises reçoivent des milliers de demandes. Dernier détail, soigner son CV ainsi que sa lettre de motivation qui ne doivent comporter que l’essentiel. Cela fait partie des éléments de différenciation. Il faut toujours garder à l’esprit qu’il y a une rude concurrence entre des milliers de profils en quête d’emploi. La recherche d’un emploi exige un souffle long et de la persévérance, disent les experts.- La recommandation: Beaucoup de candidats postulent en réponse à des offres d’emploi parues dans les journaux. Mais lorsqu’ils ne reçoivent pas de réponse, la frustration et le doute s’installent. Evitez surtout de sombrer dans le dénigrement systématique. Que de fois l’on a entendu dire «qu’il n’y a que le piston qui compte». C’est un cliché qui a la peau dure, car c’est de moins en moins le cas. Mais il serait faux de soutenir que la pratique a disparu. En revanche, il y a piston et piston. A ne pas confondre avec une recommandation. Par ces temps de rareté de compétences et de talents sur le marché, la recommandation revient, semble-t-il, à la mode. Elle sert alors de présélection pour l’employeur. Piston ou recommandation, cela ne dédouane pas le candidat à faire ses preuves. Dans les organisations transparentes, le candidat est doublement soumis à une forte pression car il doit prouver sa compétence. Comme les autres, il doit passer par les tests psychotechniques et les entretiens d’embauche. - La cooptation: Il s’agit d’une prescription, soit de l’entourage professionnel ou privé, soit de la part de salariés. Il reste que lorsqu’elle émane d’un proche, la frontière avec le piston est difficile à tracer. Mais, en général, la cooptation concerne surtout des profils de dirigeants et des fonctions stratégiques.Face à la concurrence sur les profils ingénieurs, certaines entreprises de conseil et de services informatiques recourent massivement à cette technique. Quelques centres d’appels l’utilisent également. Le salarié qui «trouvera l’oiseau rare» reçoit en contrepartie une prime exceptionnelle. Pour bon nombre d’entreprises, la cooptation est un moyen pour motiver leurs collaborateurs puisqu’ils seront rémunérés en fonction du nombre des recrutés. «C’est une méthode très pratiquée car elle a l’avantage de limiter les coûts de transaction (recrutement)», explique Nathalie Geshwind, responsable du pôle RH à Rekrute.com.- Recours à intermédiaire de recrutement: Avec la formation, le recrutement est le processus RH le plus touché par l’externalisation. Selon les estimations de la profession, entre 15 et 20% du recrutement des cadres est traité par les cabinets conseil. Beaucoup de ces cabinets possèdent leur propre base des données qu’ils alimentent par des candidatures spontanées de la part de chercheurs d’emploi ou de cadres qui «veulent changer d’air». Les candidats peuvent consulter leurs sites (lorsqu’ils existent) et y déposer leur CV, mais la plupart ne se contentent pas du contact électronique. Ils se déplacent personnellement parce qu’ils n’ont pas la conviction totale que leur candidature sera traitée. Ce dont se défend le consultant de Diorh. «Quand ils reçoivent une demande (via le Net ou autre), les cabinets effectuent un tri en fonction des profils et les demandes sont systématiquement triées et classées». Elles sont ensuite exploitées en fonction des opportunités. - Le e-recrutement: Avec la vulgarisation d’Internet, de plus en plus de personnes l’utilisent dans leur quête. Le recrutement en ligne commence à prendre de l’ampleur, il est actuellement à pied d’égalité avec le recrutement via la presse», reconnaît Laaouidi. C’est une approche qui coûte beaucoup moins cher pour les candidats (5 DH l’heure au cyber) qu’une annonce au journal. Or la qualité de gestion des candidatures ne contribue pas à l’efficacité totale de cette méthode. A ceci s’ajoute que ces sites s’adressent aux candidats avec expérience. «Il ne faut absolument pas minimiser l’importance des annonces dans les journaux. Les recruteurs consultent toujours la presse et recrutent encore souvent via cette technique», fait remarquer un expert.


Le service après-vente

Spontanée ou pas, la candidature doit être relancée obligatoirement. «La relance doit être envisagée, non pas comme une éventualité, mais comme une obligation», insiste Amine Laaouidi consultant chez Diorh. Or, elle ne doit pas se faire n’importe comment. Il faut éviter d’insister par téléphone, cela présente bien des désagréments pour le recruteur potentiel qui, à un certain moment, cessera de répondre. Il faut recourir aux mails parce qu’ils sont lus et très souvent conservés par leurs destinataires, et ils ne présentent aucun facteur de stress comme c’est la cas pour le téléphone. Jalal BAAZI

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