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Emploi & Carrière
Ramadan
Comment les entreprises s’organisent

Par L'Economiste | Edition N°:2606 Le 10/09/2007 | Partager

. Les cols blancs passent à la journée de 7 heures . Les usines maintiennent la cadence FINI le temps où Ramadan était associé à baisse d’activité. Un petit sondage réalisé auprès de quelques entreprises le confirme. Même si les journées sont courtes, la productivité n’est pas affectée. De nombreuses entreprises concèdent une baisse d’une demi-heure à une heure sur les horaires «normaux». Mais tout dépend de l’activité. Sur les sites de production, les shifts sont maintenus avec des réaménagements pendant le ftour, une pause allant d’une demi-heure à trois quarts d’heure. Le plus souvent, les salariés dépassent le temps de pause mais rattrapent rapidement le retard. Ramadan ne change donc rien sur le «volume horaire». Les engagements vis-à-vis des clients et la concurrence n’autorisent aucun relâchement. Dans la majorité des entreprises interrogées, la journée démarrera à 8h 30 pour les administratifs et une demi-heure plus tôt pour le personnel affecté à la production (usines). Certaines entreprises rôdées à l’horaire continu n’introduiront aucun changement dans leurs habitudes. D’autres, en raison de la nature de leur activité, ne pourront s’imposer un rythme «ramadanesque». C’est le cas par exemple de l’hôtellerie dont le front office poursuivra normalement son travail. A Nexans, la journée de travail est de 7 heures pour le personnel administratif. Ceux qui sont dans la production maintiendront les équipes de 3x8. «Nous avons un restaurant, mais nous ne servons pas le ftour puisque chacun a ses habitudes; nous maintenons la prime de panier. Nos employés ont une pause de 30 minutes pour rompre le jeune», souligne Abdellah Chenguiti, son DRH. Chez Air Liquide, les salariés ont des journées de 7 heures 15. Les équipes sur les sites de production bénéficient de trois quarts d’heure de pause. «Les horaires administratifs sont adaptés. Le système est rodé et nous n’avons aucun souci de productivité», soutient Moncef El Harim, son DRH. ST Microélectronics réaménage également les horaires administratifs alors que, sur les sites de production, les équipes gardent leurs horaires normaux de travail, se relayant chaque 8 heures. Dans toutes les entreprises, les retards enregistrés dans la journée sont souvent rattrapés le soir. Durant cette période la Samir raccourcit également ses journées de travail passant à 6 heures et demie par jour. Le raffineur maintient les shifts 3x8 sur son site. Les heures «en plus» par rapport à celles appliquées au personnel administratif sont comptabilisées comme supplémentaires. Là aussi, aucun fléchissement de la productivité n’est constaté. Mais au niveau de la sécurité, le raffineur invite ses salariés à plus de vigilance. Des mesures exceptionnelles sont toujours mises en place durant ce mois. Otis réduit également les heures de travail de son personnel. Ses salariés ne travaillent que 6 heures 30 par jour. Là aussi, le management constate qu’il n’existe pas de baisse sensible de la productivité. Par rapport à la maintenance, les permanences seront assurées normalement, soit 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.


La restauration colle au rythme

DANS l’hôtellerie, seul le back office change ses habitudes. Il s’aligne sur des horaires allant de 9 h15mn à 15h30mn. «Le front office poursuit normalement son travail», affirme Jalil Benabbès Taârji, directeur général de Tikida Hôtels. Il souligne aussi que le Ramadan a un effet marginal sur le niveau des occupations hôtelières. Les TO étrangers l’ont intégré dans leur calcul. Ce mois n’est apparemment plus une source de craintes pour les hôteliers, et ce même si les touristes marocains préfèrent rester chez eux durant cette période. Dans la restauration, les établissements s’adaptent. Les grandes enseignes comme les petites collent au rythme en mettant en place des formules spéciales Ramadan. Certaines profitent de cette période pour des travaux de réaménagement ou pour le congé annuel.K. M.

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