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Piloter vos approvisionnements
De la direction centrale à la centrale d’achats

Par L'Economiste | Edition N°:1930 Le 03/01/2005 | Partager

. Les commandes sont gérées à partir d’une structure . La tendance est au partenariat durable avec les fournisseurs A l’heure où la chasse au gaspi devient une priorité, le responsable Achats se voit confier un rôle-clé. Faire réaliser le maximum d’économies à l’entreprise, sans sacrifier la qualité. Méfiez-vous des fournisseurs moins disants, insistent tous les acheteurs interrogés par L’Economiste.L’acheteur est censé être un générateur d’économies pour l’entreprise. Chaque tarif et chaque marge sont analysés et justifiés. La sélection ne se fait pas que par le prix mais aussi par la transparence du fournisseur. Le moins-disant n’est pas forcément le meilleur. “Dans nos négociations, nous tenons à préserver des marges raisonnables pour permettre à nos fournisseurs de travailler durablement. C’est une relation gagnant-gagnant”, souligne Hayat Berrada, responsable Achat de la BMCI. Si une offre est beaucoup moins chère que la moyenne du marché, cela peut cacher des dysfonctionnements futurs”, renchérit Karim Bouarfa d’Accor Maroc. La tendance générale serait d’aller vers le mono-fournisseur par famille de produits.Bien sûr, la taille de la commande est un argument de taille pour l’acheteur, les négociations portant souvent sur des montants de plusieurs millions de dirhams. . Contrats world-wideLes achats groupés permettent des économies car à la sortie, l’échelle se traduit par de meilleures conditions commerciales. C’est de cette manière que “le responsable des achats est partie prenante aux résultats de l’entreprise”, souligne Abderrahmane Tarabi de Centrale Laitière. En règle générale, la fonction Achat est logée dans une direction indépendante, presque une centrale d’achats rattachée au directeur général. C’est la tendance inverse de ce que l’on observe dans la gestion des Ressources humaines où les responsabilités échoient de plus en plus au manager opérationnel (chef de département). Dans les filiales des multinationales, ce sont les procédures du groupe qui sont déclinées. Elles profitent de la base de données et de l’expérience de leur groupe et travaillent parfois avec des fournisseurs agréés par la maison mère». “Il arrive que des négociations se font à l’échelle mondiale et nous en bénéficions localement”, affirme Sakina Raihani. “Il arrive que des contrats world-wide soient conclus avec des fournisseurs. A la BMCI, chaque direction centralise les besoins de toutes les agences en fonction de son activité. Puis, l’information remonte à la direction des Achats qui lance des appels d’offres. Une fois les négociations achevées, les fournisseurs sélectionnés et les contrats-cadres signés, chaque direction reprend le relais et se charge de la logistique et l’approvisionnement. Une équipe de cinq personnes qui coordonne tout ce travail à la direction des Achats de la banque.Même schéma à Centrale Laitière. Les approvisionnements de quatre usines (El Jadida, Fqih Bensalah, Meknès et Salé) sont mutualisés et centralisés dans une structure centrale à Casablanca. Deux tiers de ces approvisionnements sont constitués de lait acheté auprès d’un réseau de 650 coopératives. L’équipe achat comprend une vingtaine de personnes, dont sept cadres. Chaque acheteur est spécialiste dans un domaine. Les acheteurs seniors ou responsables centraux d’achat animent des petits groupes de deux ou trois acheteurs. Chez Accor Maroc, la direction des Achats doit veiller à ce que la vingtaine d’hôtels du groupe ne manquent de rien: articles de literie, produits d’hygiène en alimentaires ou électroménager. Vu le volume des commandes, la puissance de négociation est élevée. La multinationale hôtelière est ce que les spécialistes appellent un grand compte dont rêvent tous les fournisseurs. Du siège casablancais, la direction des Achats centralise les commandes, sélectionne et noue des partenariats avec des fournisseurs pour approvisionner les 19 hôtels du groupe au Maroc. Chaque hôtel dispose d’un responsable d’achat ou acheteur économe, qui dépend de la direction des Achats du siège, mais hiérarchiquement, du responsable financier de l’hôtel. Tout ne remonte pas cependant au siège. Les petits achats (cigares, costume d’animateur, artisanat pour les boutiques par exemple) sont pris en charge par le management de chaque hôtel. La direction des Achats chez Akzo Nobel occupe une position stratégique de par la masse d’approvisionnements qu’elle gère. Elle achète en gros 1.400 types d’intrants dont 460 utilisés régulièrement, plus de 500 catégories d’emballages et 400 produits de revente. Elle dépend hiérarchiquement de la direction générale. Certaines prestations spécifiques comme la publicité, la révision comptable ou le commissariat aux comptes, relèvent pour le moment aux départements utilisateurs en raison de leur expertise dans le domaine mais à terme. Le tout, sous la supervision de la direction générale.«Dans les filiales des multinationales, ce sont les procédures du groupe qui sont déclinées. Elles profitent de la base de données et de l’expérience de leur groupe et travaillent parfois avec des fournisseurs agréés par la maison mère»«


Accor exige un audit hygiène aux fournisseurs

La plupart des acheteurs choisissent une collaboration de plusieurs années avec les fournisseurs. Pour certains, il s’agit parfois de les accompagner à se mettre aux standards de l’entreprise. Les 650 coopératives qui livrent du lait à Centrale Laitière figurent dans le registre du groupe depuis des années. “Nous essayons de les encourager et de les encadrer de manière à assurer constamment la sécurité alimentaire à nos consommateurs”, souligne Abderrahmane Tarabi, directeur des Achats et de la Production laitière. Dans tous les cas, l’évaluation des fournisseurs est systématique en fonction d’une grille de critères définis par l’entreprise. La mesure de performance des fournisseurs permet de réaliser un bilan périodique sur la qualité des produits et services du fournisseur. Le résultat peut aller d’une recommandation de mesures correctives à la réduction des commandes jusqu’à la disqualification de la liste de fournisseurs.Dans le domaine sensible comme celui d’achats de fournitures alimentaires, les exigences de sécurité sont plus élevées. Accor Maroc a institué en 2004 un audit hygiène pour tous les fournisseurs alimentaires. C’est une des clauses du cahier des charges. Si l’audit révèle des failles (au niveau des locaux, de l’hygiène, des méthodes de travail, des équipements...), le fournisseur se voit accorder d’améliorer un délai pour se “mettre à niveau”. Passé ce délai, si rien n’a été fait, la collaboration est arrêtée pour cause de non-respect des engagements qualité, souligne Karim Bouarfa, directeur des Achats chez Accor Maroc. N. B.

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