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    Triple tamis pour diplômés à l’étranger

    Par L'Economiste | Edition N°:2424 Le 18/12/2006 | Partager

    . Près de 300 personnes concernées. Les équivalences sont gelées jusqu’à nouvel ordreFini le temps où les pharmaciens et chirurgiens dentistes avaient uniquement besoin de l’aval du secrétariat général du gouvernement pour s’installer. Depuis 2002, la loi régissant les conditions d’exercice des pharmaciens ont connu des changements: les diplômes obtenus à l’étranger nécessitent une équivalence. Cette mesure a été assortie d’une période transitoire de trois ans. Elle est entrée en vigueur en 2006. La concrétisation de cette mesure se traduit par la mise en place d’un examen «d’aptitude ou de vérification des connaissances» avant de délivrer les équivalences. Une procédure décidée par le ministère de l’Enseignement supérieur, qui, depuis juillet 2006, «croule» sous 300 dossiers, dont la majorité sont constituée de diplômes en provenance de Russie et de l’Ukraine. Une dizaine seulement concernent les diplômes obtenus en France, Belgique, au Sénégal ou encore en Espagne. Et, dans les prochaines années, l’on s’attend à l’afflux de centaines de diplômés en pharmacie de Russie et d’Ukraine. Ce qui rend la délivrance des équivalences sur «vérification des documents et l’évaluation du cursus des études» difficile à réaliser. Cette nouvelle procédure soulève un tollé auprès des populations concernées, qui soupçonnent les autorités de vouloir exiger des barrières et cautionner l’obstruction émanant du lobby des pharmaciens. Ceux qui ont effectué leurs études dans les pays de l’ex-URSS la jugent discriminatoire et instituée au seul but de leur «barrer la route». Il faut dire aussi que, ces dernières années, les «diplômes de l’Est» sont de plus en plus décriés. Le niveau de certaines facultés est jugée en deçà de celui de pharmacie au Maroc. Et pour cause, depuis l’effondrement du bloc de l’Est, les universités ont perdu leur caractère public et se sont livrées à une rude concurrence. Ce qui s’est soldé parfois par un «commerce» de diplômes. En instaurant un examen d’aptitude, le département de l’Enseignement supérieur satisfait également une vieille revendication. Les pharmaciens d’officine, de plus en plus nombreux (9.000), voient leur chiffre d’affaires s’effriter. . Vérification sur le terrainL’Enseignement supérieur justifie le recours au «test d’aptitude» par la difficulté à mettre sur pied la procédure classique: dépôt du dossier auprès du département du département de l’Enseignement supérieur, qui le transmet aux établissements universitaires concernés pour étude. Des spécialistes, notamment des professeurs, élaborent un rapport et retournent le dossier à l’autorité de tutelle. Celle-ci convoque, par la suite, une commission constituée de doyens et spécialistes pour statuer sur les demandes d’équivalence. Dans le cas des diplômes en pharmacie, le volume de dossiers complique la tâche, surtout qu’il n’existe qu’une seule faculté de pharmacie au Maroc, celle de Rabat. En principe, le premier «concours» pourrait être organisé dès janvier 2007. Mais en attendant, les équivalences sont bloquées. Les candidats seraient avertis par courrier, et un guichet spécial leur sera dédié à la faculté de médecine et de pharmacie de Rabat. La procédure envisagée prévoit deux sessions annuelles pour l’obtention de l’équivalence. En cas d’échec, le candidat pourrait se présenter à la session suivante, avec un maximum de quatre. Pour l’instant, il n’est pas acquis que cette procédure passerait en l’état.A Rabat, comme dans la profession, il est envisagé de créer une commission qui se déplacerait dans différents pays pour «s’assurer de la qualité des études dans les universités». « Ce qui pourrait par la suite rendre la délivrance des équivalences aux diplômes obtenus dans ces universités automatiques», précise Karim El Alaoui Salaheddine, président du conseil national de l’Ordre des pharmaciens. Cette vérification sur le terrain permettra aussi de cerner les phénomènes de la falsification et de l’achat des titres. Tester les connaissances des diplômés à l’étranger n’est pas une procédure nouvelle. Tous les médecins qui ont fait des études de spécialité à l’étranger sont soumis à la vérification de leur bagage technique et professionnel. Dans certains cas, l’autorisation n’est délivrée qu’une fois que la personne a achevé deux années de formation complémentaires dans les hôpitaux ou CHU. K. M.

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