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Offshoring: «Nous ne pouvons pas concurrencer l’Inde»

Par L'Economiste | Edition N°:2358 Le 11/09/2006 | Partager

Naim Temsamani est directeur général de Casashore, le site-pilote en off-shoring. Le démarrage de la première de ce parc est programmé au deuxième trimestre 2007. D’ici là, serions-nous prêt en termes de ressources humaines? L’offshoring c’est d’abord des compétences.. L’Economiste: Où en est Casashore et comment sera-t-il financé? - Naim Temsamani: La première tranche de ce programme, 32.000 mètres carrés d’espaces bureaux et 6.000 de services d’accompagnement, sera livrée au troisième trimestre 2007. La deuxième sera en décalage de deux trimestres environ. Elle sera beaucoup plus importante: 100.000 mètres carrés d’espaces bureaux et une quinzaine de milliers de services d’accompagnement. Pour le moment, c’est la CDG qui prend en charge le financement. Des entités à l’intérieur du groupe sont intéressées. Pour la première tranche, nous resterons probablement dans «la maison». La deuxième pourra être ouverte aux institutionnels marocains et internationaux. Certains ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt. . Quel est le schéma de financement qui sera adopté?- Nous explorons plusieurs pistes et nous cherchons des formules novatrices pour constituer des tours de table. Un des scénarios envisagés est la location des terrains à longue durée et le recours à des bailleurs de fonds qui devront financer la construction des immeubles. Ils auront ainsi le droit de les exploiter pendant de longues périodes (30, 50 ans…). Mais la construction devra se faire selon le cahier des charges de Casashore qui sera le gestionnaire du parc. . L’un des principaux problèmes concerne la formation. La qualité de nos ingénieurs et techniciens peut-elle concurrencer celle des Indiens, par exemple? - Dans l’absolu, nous ne pouvons pas concurrencer l’Inde par la quantité. Mais ce n’est pas le marché indien que nous cherchons à concurrencer aujourd’hui. Notre plan est ciblé sur un marché d’abord francophone et hispanophone où l’Inde n’est pas présente. C’est un marché de proximité qui est du nearshoring alors que pour l’Inde c’est de l’offshoring. Nous n’avons pas la même capacité que l’Inde à produire des millions d’ingénieurs à des coûts aussi faibles. Mais ce n’est pas toujours le seul facteur important dans une décision de délocalisation. Par ailleurs, le défi de la formation n’est pas celui de Casashore uniquement mais de tout le Maroc. Casashore n’a pas vocation à faire de la formation ni à résoudre tous les problèmes. Les organismes spécialisés s’en occupent. Un programme intégré est mis en place en collaboration avec l’OFPPT, l’Anapec, l’Education nationale et l’Enseignement supérieur ainsi que les institutions privées. Nous sommes «clients» et «conseillers». Nous essayerons de coordonner pour qu’il n’y ait pas de surproduction de certains profils au détriment d’autres. Nous comptons aussi accompagner nos clients dans le recrutement. . Les besoins en profils spécialisés sont importants. Serions-nous prêt pour 2007? - Nous avons un stock d’ingénieurs et de ressources qualifiées. Il faut juste un complément de formation. L’objectif du plan national 0, est de monter en charge en termes d’ingénieurs et d’ingénieurs qualifiés à environ 100.000 personnes à l’horizon 2015. Le Maroc a toujours produit des ingénieurs et du personnel de qualité. Maintenant ce sont la massification et l’industrialisation du personnel qualifié offshoring qui doivent être réfléchies et travaillées. La production de dizaines de milliers de personnes si elle n’est pas traitée aujourd’hui, poserait un problème à terme.


Carte de visite

CASASHORE est le projet-pilote dans l’offshoring. Il accueillera les activités que certaines entreprises ont choisi d’externaliser ou de délocaliser. Casashore précède les sites de Rabat Technopolis, Tangershore et Marrakechshore. Il s’étalera sur 53 ha entre l’aéroport Mohammed V et le centre de la ville. Il offrira des espaces bureaux qui s’étendront sur 250.000 m2. Un investissement qui dépasse les 270 millions de dollars (2,35 milliards de DH). Ses objectifs: 30.000 emplois à l’horizon 2015 avec une participation d’environ 550 millions de dollars (5 milliards de dirhams) à la balance commerciale et au PNB. «Nous voulons également réaliser un saut qualitatif. Casashore est un parc intégré», souligne son directeur général Naim Temsamani. C’est un espace de travail où l’on prévoit des services d’accompagnement: banques, espaces de loisirs, commerces, restauration, etc. Un guichet unique permettra d’accélérer les procédures administratives. Les autres zones pourront profiter de l’expérience de Casashore. Par exemple, l’application des mesures incitatives pourrait être facilement reproduite par les autres sites. L’équipe de Casashore va conseiller et coordonner avec les autres places. Cette équipe sera réduite: 6 à 8 personnes d’ici la fin de l’année et 12 à 15 d’ici le deuxième semestre 2007. «Nous allons sous-traiter et externaliser le maximum d’activité», soutient Temsamani. Jusque-là, plusieurs groupes ont manifesté leur intérêt: BNP Paribas, Axa, Capgemini, Tata Consulting Services, etc.Propos recueillis par Khadija MASMOUDI

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