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Emploi & carrière
Marché du travail: Le clivage hommes/femmes n'a pas de frontières

Par L'Economiste | Edition N°:1720 Le 08/03/2004 | Partager

. La ségrégation au travail est un phénomène mondial. Elle induit des pouvoirs et des gains différents. Rien de mieux que la loi pour l'enrayerLES femmes vont de nouveau profiter de cette journée (8 mars) pour réclamer plus de justice dans le travail. Elles sont de plus en plus présentes sur le marché de l'emploi un peu partout dans le monde. C'est un fait. Mais leur situation économique et sociale s'est-elle pour autant améliorée? La réponse est non et les preuves ne manquent pas. C'est ce que conclut le rapport de l'OIT (Organisation internationale du travail) intitulé “L'heure de l'égalité au travail” et paru en 2003. Les femmes (notamment les plus âgées et ayant un faible niveau d'instruction) risquent plus que les hommes de perdre leur emploi et rencontrent plus qu'eux des difficultés à se réinsérer sur le marché du travail. Les hommes ont plus de chances de décrocher des postes de responsabilité, stables et bien rémunérés. Les femmes occupent souvent des emplois subalternes, sans sécurité et aux faibles possibilités d'avancement. Elles sont largement majoritaires chez les travailleurs à temps partiel et dans l'emploi occasionnel ou temporaire. Les hommes et les femmes travaillent souvent dans des secteurs différents de l'économie (ségrégation horizontale) et occupent des postes différents dans la même catégorie professionnelle (ségrégation verticale). Ainsi, les camionneurs sont en général des hommes et les domestiques de maison des femmes. Dans la même profession, les femmes sont souvent ouvrières et les hommes contrôleurs de production, souligne le rapport. Cette ségrégation professionnelle, qui induit des gains, qualifications et pouvoirs différents, est bien la preuve de l'inégalité entre hommes et femmes. “Le niveau le plus élevé de ségrégation professionnelle horizontale est observé en Afrique du Nord et Moyen-Orient et le plus bas dans la région Asie-Pacifique. Son amplitude est moyenne dans les pays de l'OCDE”, selon l'OIT. La ségrégation verticale ne fait que s'accroître. Les femmes sont souvent placées dans les secteurs non stratégiques et exclues de la sphère décisionnelle. Par ailleurs, elles ont souvent des emplois moins bien rémunérés que les hommes à éducation et expérience équivalentes. Beaucoup mettent en cause le coût plus élevé de l'emploi des femmes (prestations de maternité, absentéisme et mobilité plus limitée), ce qui n'est pas toujours vrai. Le rapport de l'organisation internationale rappelle aussi que les investissements dans l'instruction, la formation et la mobilité sont plus faibles pour les femmes que pour les hommes. Mais comment lutter contre ces discriminations? Par la loi, l'éducation et la formation. Juridiquement, deux possibilités existent, estiment les auteurs du rapport. La première consiste à mettre en place pour les différents motifs de discrimination des régimes juridiques et des mécanismes d'application distincts. La seconde consiste à établir une loi unique en faveur de l'égalité. Le texte réglementaire doit être clair, cohérent et équitable”, note le rapport. Pour que la loi soit efficacement appliquée, il faut “un investissement humain et financier de la part de l'Etat, l'instauration et le bon fonctionnement de structures administratives et judiciaires et la confiance des travailleurs et des employeurs dans le système”. Certains pays se sont dotés d'organismes spécialisés, destinés à lutter contre la discrimination et promouvoir l'égalité. Et c'est tant mieux. Leur travail consiste à collecter et diffuser des informations, émettre des recommandations, dispenser des formations. Ils aident aussi les victimes à se défendre et à obtenir gain de cause d'une manière informelle et peu coûteuse. D'après le rapport, il faudrait améliorer l'efficacité de ces structures par l'octroi de moyens financiers suffisants et un personnel qualifié. En tout cas, pour lutter efficacement contre la discrimination, il est nécessaire d'en connaître l'ampleur et la nature, donc d'avoir des statistiques. C'est souvent une tâche difficile.


Les déterminants de la ségrégation professionnelle

LES facteurs sociaux, culturels, historiques mais aussi économiques déterminent tous l'étendue et les modes de la ségrégation professionnelle dans le monde. Ils comprennent notamment:• les normes sociales et les perceptions stéréotypées concernant les hommes et les femmes, la vie de famille et la vie active;• l'instruction et la formation professionnelle;• les régimes de la fiscalité et de la sécurité sociale; les politiques et les institutions de bien-être social;• la structure du marché du travail, dont la taille de l'économie informelle;• la discrimination à l'entrée sur le marché du travail et sur le lieu de travail.Les politiques et les institutions de bien-être social ont aussi des répercussions sur les chances des femmes dans divers domaines de la vie, y compris sur le marché du travail.Source: OIT Nadia BELKHAYAT

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