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Logistique: La formation sur le tas, en attendant…

Par L'Economiste | Edition N°:2164 Le 05/12/2005 | Partager

. Les entreprises peinent à trouver les agents de maîtrise. Les programmes focalisent sur l’encadrement supérieurEffet de mode ou exigence de l’ouverture des marchés et de la concurrence, la formation de logisticien commence à émerger au Maroc. Longtemps négligée, elle figure en bonne place dans les programmes des universités et des écoles supérieures qui lui consacrent des mastères via des partenariats avec des organismes étrangers. Il suffit de faire un tour auprès de ces établissements (EHTTP, Polyfinance, ESCA…) pour s’en rendre compte. “Cela pourrait conduire au développement de l’expertise nécessaire au développement de la conception dans ce domaine. Il est pourtant à craindre qu’il s’agisse plus du résultat d’une opportunité actuelle, voire d’un effet de mode, que d’une véritable vision”, précise un rapport de la Banque Mondiale sur la logistique au Maroc. Sur le terrain, la demande des logisticiens se fait de plus en plus pressante pour ce profil. En atteste le nombre d’offres d’emploi dans les journaux et sur Internet. Mais malgré la mise en place de cette formation, le marché n’est pas encore alimenté; les premières promotions finalisent encore leur mémoire de fin d’études.“En terme de formation, il y a de vrais lacunes. Elle est très récente et nous avons du mal à trouver des experts en logistique. C’est pour cela que nous prenons en charge de former notre personnel ayant un BTS ou équivalent pour le transformer en logisticien spécifique à notre métier”, souligne Saïd El Baghdadi, directeur général de Somepi Carburants.. La solution “maison”En fait, la plupart des programmes sont principalement destinés aux cadres et non aux opérateurs et agents de maîtrise, qui travaillent dans les plateformes, ces hommes de terrain que cherchent les entreprises. Autre reproche: “Les formations actuelles n’accordent pas beaucoup d’importance au secteur maritime. Elles effleurent le sujet sans donner aux personnes formées plus de temps pour maîtriser tous les aspects: affrètement complet ou d’interface avec le bureau de contrôle, le stevedoring…”, explique Anass Jabiri, directeur Logistique de Managem. Et l’idéal serait “d’avoir des formations pour les agents de maîtrise qui, une fois formés, pourront transmettre leur savoir aux opérateurs qu’ils supervisent”.Pour résoudre ce problème et améliorer leurs performances, les entreprises prennent souvent en charge elles-mêmes la formation de leur personnel. Pour le cas de Managem, en l’absence de formation pour le transport des matières dangereuses, la filiale du groupe ONA fait appel à plusieurs intervenants dont la direction de la Sécurité pour former ses chauffeurs. Ainsi, des antennes ont été créées sur les sites et assurent la formation pour ces employés. Pour les autres métiers, “c’est un transfert d’expertise qui se fait sur le terrain”, en attendant des formations adéquates. L’intensité des besoins se situe dans la catégorie d’opérateurs et agents de maîtrise et moins au niveau des cadres. Or, l’offre en formation initiale au niveau 3e cycle est excédentaire alors que le nombre de programmes au niveau bac et bac+2 est insuffisant.Selon les experts de la Banque Mondiale, “les formations opérationnelles liées à l’exécution des opérations (telles que magasinier, cariste...) sont très déficientes alors qu’elles sont au cœur de la performance logistique”. Les initiatives se multiplient. L’OFPPT, en partenariat avec la Fédération nationale du transport routier (FNTR), a créé en 2004 l’Institut de formation du transport routier (INFTR) qui comporte cinq filières, dont deux dédiées à la logistique: technicien d’exploitation et conducteur routier. Cet institut offre également des formations continues à la demande. Les écoles supérieures se défendent de faire de l’élitisme. “Un bac+2 ou bac+3 peut être un assistant logistique mais pas un bon logisticien”, estime Driss Rahli, directeur de 3e cycle chez Polyfinance. “C’est l’un des métiers qui est le plus en vogue, le Maroc devient la plate-forme de l’Europe avec le développement de Tanger-Med et de la technopole de Nouaceur”, note-t-il.L’arrivée sur le marché de prestataires de services étrangers (Exel, Géodis), a fait évoluer et valoriser la fonction. “Ils ont bien travaillé le marché, il y a eu quand même des changements de comportement. Ce qui a permis de valoriser la fonction qui était un peu à l’écart”, souligne Jabiri, directeur Logistique de Managem.


Au carrefour de plusieurs fonctions

L’essence du métier de logisticien est de veiller à la livraison d’un produit donné au bon moment, au bon endroit, à moindre coût et avec la meilleure qualité. Il est dans l’obligation d’optimiser le déplacement ou le stockage des biens, des matières premières ou produits finis pour réduire au maximum les coûts d’une entreprise. Véritable chef d’orchestre, le logisticien est au carrefour des fonctions de l’entreprise: approvisionnement, production, manutention, emballage, conditionnement, stockage, livraison... Rattaché à la direction générale, il travaille en étroite liaison avec les responsables commerciaux, de production, et d’achat. Avec le service commercial, le logisticien effectue des prévisions, participe à l’élaboration des tarifs, définit les unités de conditionnement et d’emballage et assure la maintenance des produits après-vente. Avec la production, il procède à l’ordonnancement des quantités à produire et essaie de concilier au mieux les demandes des commerciaux avec les impératifs des ingénieurs de production. Avec les achats, il procède au choix des fournisseurs, conçoit des équipements de manutention et de stockage appropriés. C’est une fonction de coordination: il doit chercher à convaincre plus qu’à commander. Le directeur de la logistique, quant à lui, a pour rôle de coordonner les autres services de l’entreprise: service comptabilité, service achat...La plupart des postes de logisticien se trouvent dans les grandes entreprises qui ont les moyens de se doter d’une organisation logistique proprement dite. Côté rémunération, les salaires varient selon la taille de l’entreprise, du secteur, les responsabilités qu’on lui attribue et la formation qu’il a suivie. L’expérience est très importante pour accéder à des postes de responsabilité. Les débutants peuvent prétendre à un salaire mensuel de 12.000 à 15.000 DH. Le directeur logistique, quant à lui, peut atteindre plus de 50.000 DH mensuels bruts. Nadia DREF

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