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L'OFPPT gèle la formation par apprentissage

Par L'Economiste | Edition N°:2631 Le 16/10/2007 | Partager

. La décision fait suite aux abus constatés. Un nouveau cahier des charges en cours d’élaboration «C’est juste une pause, le temps de revoir le cahier des charges». Zouheir Lharaoui, directeur régional de l’OFPPT pour le Grand Casablanca, explique que le mode de formation par apprentissage (MFA) reprendra une fois la refonte du cahier des charges bouclée. Celle-ci est menée par un expert dans le cadre du programme Meda 2. Parmi les changements qui seront introduits, une rémunération fixe des apprentis. Celle-ci aurait fait l’objet d’un consenssus avec les professionnels. Ainsi, durant le premier mois de formation, les apprentis auraient droit à 300 dirhams, 400 durant le deuxième mois et 500 dirhams leur seront attribués durant le troisième mois de stage. Actuellement, la «rémunération» des apprentis est indiquée dans le contrat, mais le montant est laissé à la discrétion de l’entreprise. Le plus souvent, ces apprentis n’ont droit à rien. Les entreprises se retrouvent donc avec une main-d’œuvre gratuite, surtout dans le textile où ces apprentis deviennent rapidement opérationnels. Pour 2008, le MFA est donc arrêté provisoirement à la suite de la chute du taux de réussite et aux dérives constatées auprès des entreprises. En 2007, ils étaient 1.518 apprentis contre 2.124 en 2006 et 5.902 en 2005. Les résultats du diagnostic réalisé ont relevé que les entreprises respectaient rarement leurs engagements. Certaines sont allés jusqu’à «exploiter» les apprentis dans des travaux ménagers. D’autres en raison des fortes commandes ont préféré les garder sans qu’ils ne soient allés au bout de leur formation. Plusieurs apprentis se sont donc absentés des examens et se retrouvent sans titre prouvant leur qualification. Dans certaines entreprises, les apprentis sont livrés à eux-mêmes, les personnes chargées de les former étant peu disponibles. Pourtant, le contrat de formation par apprentissage est clair. Le chef d’entreprise s’engage à la formation de l’apprenti selon le «découpage» du programme effectué par le département Ingenierie de la formation en collaboration avec les professionnels. Il est également tenu de ne pas lui confier des tâches qui dépassent ses capacités ou qui ne sont pas en relation avec sa formation. Mais sur le terrain, c’est une autre paire de manche. Les apprentis sont assimilés à une main-d’œuvre gratuite et exploitable à volonté, au point que certains formateurs n’ont pas hésité à demander l’arrêt des modules pratiques. Dans le cas du contrat de formation, l’entreprise doit accueillir les visites d’information et de contrôle du déroulement de l’apprentissage. Or, là aussi, des abus ont été constatés, puisque certaines d’entre elles n’ont pas hésité à fermer leurs portes aux représentants de l’OFPPT. En attendant, la reprise de la formation par apprentissage, une expérience pilote, est actuellement menée à Mohammédia. Elle concerne un groupe d’une vingtaine de personnes en formation dans une entreprise textile. D’ailleurs, le textile est le secteur qui accueille le plus d’apprentis. Dans le cuir, les entreprises reçoivent aussi des stagiaires de l’Office.K. M.

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