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Les salariés français notent sévèrement leurs patrons

Par L'Economiste | Edition N°:2429 Le 25/12/2006 | Partager

. Une enquête du cabinet Kelly ServicesEN France, les dirigeants d’entreprise sont parmi les plus mal notés au monde, selon une étude de Kelly Services. En cause notamment, leur manque de communication et d’esprit d’équipe. L’Hexagone se positionne malgré tout parmi les pays où il fait bon travailler, derrière le Danemark, le Mexique, la Suède et la Suisse. Plus précisément, 68% des Français interrogés sont satisfaits de leur emploi. Mais selon l’étude du réseau de travail temporaire, Kelly Services dont sont extraits ces chiffres, les salariés français portent un regard très sévère sur leurs patrons. Sur la base de quatre critères (capacité à déléguer, aptitude à diriger, esprit d’équipe et communication), les dirigeants français obtiennent une note moyenne de 6,2 sur 10 auprès de leurs salariés. Un résultat inférieur à la moyenne internationale qui s’élève à 6,7. Selon le cabinet Kelly Services, le top 5 des pays où les dirigeants sont les mieux notés par leurs salariés est le suivant : Mexique 7, Etats-Unis, 7,3, Canada 7,2, Irlande 7,1 et Nouvelle-Zélande 7,1.Au sein du classement mondial réalisé par Kelly Services, l’Hexagone fait donc pâle figure à la 24e position sur 28, loin derrière les pays du continent nord-américain et d’Asie Pacifique qui monopolisent presque entièrement le top 10 du classement. En outre, 40% des salariés américains, 36 % des mexicains et 34% des canadiens jugent leurs patrons très bons, avec une note de 9 ou 10, contre seulement 13% des français! Le management à la française semble ainsi être remis en cause par rapport à la culture managériale anglo-saxonne, plus participative et méritocratique. Par contre, le patron français est plutôt indépendant dans sa manière d’être, de diriger et de prendre des décisions, voire un peu distant avec ses équipes. De plus, selon une étude sur les managers français, anglais, allemands, réalisée début 2006, le patron français est décrit comme directif, fier et peu ouvert aux critiques. La note attribuée par les salariés français à leurs patrons varie sur une échelle allant de 1 à 10.Ainsi, les salariés interrogés par Kelly Services attribuent à leurs patrons une note inférieure à 6 sur 10 sur leur communication et leur esprit d’équipe. Et un répondant sur deux indique que son supérieur le félicite rarement, voire jamais pour un travail bien fait. En ce qui concerne la capacité à déléguer et l’aptitude à diriger, rien de glorieux, on dépasse à peine le 6 sur 10. L’étude précédemment citée souligne néanmoins que la plupart des dirigeants et managers français ont confiance en leur équipe, contrairement aux patrons anglais. Eux, par contre, prennent davantage part au développement de leurs collaborateurs. Bref, le salarié français semble regretter le peu d’attention qu’on lui porte.


Un dirigeant de PME à moins de 4.000 euros par mois

3.973 euros mensuels. C’est le salaire moyen des dirigeants de PME, selon l’Insee. Une rémunération qui augmente avec la taille de l’entreprise et l’appartenance aux secteurs de la finance, de l’immobilier et des services. Le salaire net moyen d’un dirigeant d’entreprise s’élève à 47.681 euros selon une étude de l’Insee commandée par la CGPME à partir des données 2004. Cela équivaut à 3.973 euros mensuels. Mais de grandes disparités existent entre les patrons de petites, voire de très petites entreprises, et les autres. Ainsi, ils gagnent en moyenne 3.564 euros mensuels lorsqu’ils dirigent une société de moins de 50 salariés. En comparaison, le salaire moyen des dirigeants d’entreprise de plus de 50 salariés dépasse les 9.100 euros. Les patrons d’entreprise comptant de 20 à 50 salariés touchent, quant à eux, 5.755 euros par mois.Synthèse L’Economiste

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