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Les nouveaux cursus dans la police
De l’informatique… aux droits de l’homme

Par L'Economiste | Edition N°:2136 Le 24/10/2005 | Partager

. Lutte contre le terrorisme, délinquance informatique, management . L’âge des candidats doit se situer entre 21 et 30 ansComment sont formés nos policiers? La plupart des gens ignorent tout du cursus de ces fonctionnaires alors qu’ils sont en contact permanent avec eux. En fait, pour devenir «flic», il faut au préalable avoir entre 21 et 30 ans et disposer d’un certain niveau d’instruction car les grades en dépendent. Conformément au statut particulier du personnel de la Direction générale de la Sûreté nationale, les conditions d’accès varient selon les niveaux. Pour se porter candidat au grade de commissaire de police, le postulant doit être titulaire d’une licence en droit ou en sciences économiques ou un titre reconnu équivalent. Les exigences sont moins élevées pour ceux qui aspirent à devenir officier de police ou de paix. Le candidat doit justifier d’un diplôme des études universitaires générales ou un titre équivalent. Pour le grade d’inspecteur de police, un baccalauréat est suffisant alors que le niveau de la troisième année de l’enseignement secondaire est requis pour les gardiens de la paix. Les candidats présélectionnés doivent passer un examen écrit, et pour ceux qui sont admis, reste à franchir l’étape des épreuves orales et sportives ainsi que différents tests médicaux, psychologiques et psychiatriques. Ce n’est qu’après avoir satisfait à ces tests que commence le stage de base. «Toutes les recrues doivent être agréées par le directeur général de la Sûreté nationale et être aptes physiquement pour assumer les charges que nécessitent les missions de police», souligne Abdelaziz Samel, directeur des Ressources humaines à la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).La durée de formation diffère selon les grades. Elle est de vingt mois pour les commissaires, de douze pour les officiers de police et les officiers de paix et dix mois pour les inspecteurs de police. Les gardiens de la paix, eux, sont formés en six mois.La formation de base comprenait jadis les matières générales: formation paramilitaire, maintien de l’ordre, sécurité publique, renseignements généraux, droit pénal et procédure pénale. Avec les nouveaux défis et les événements survenus dans le monde (terrorisme, criminologie informatique), d’autres disciplines ont été insérées au cursus. Elles portent sur les techniques de lutte contre le terrorisme, la police économique et financière, la criminologie, la sociologie politique, la délinquance informatique, la gestion des crises, le management des services de police, la protection des sites sensibles, la topographie, les libertés publiques et droits de l’homme, la victimologie, etc. «Pour la police, l’accompagnement du changement n’est pas un choix, c’est une obligation. En matière informatique et cybernétique, les services de police ne peuvent rester indifférents aux mutations tous azimuts qui s’opèrent au niveau de la société de la communication et l’informatique et qui touchent des secteurs stratégiques de l’Etat, à savoir l’économie, la culture, les libertés publiques, la sécurité... », explique Abdelaziz Samel. En témoigne l’exemple du jeune «cracker» marocain, auteur du virus Zotob qui a attaqué le système d’exploitation Windows 2000, causant d’énormes dégâts à CNN, New York Times et l’aéroport de San Francisco.Pour faire face à ces enjeux, la DGSN a créé des structures de veille et des entités d’investigation spécialisées en matière de délinquance informatique. Elle travaille également sur la consolidation de la coopération policière internationale pour tirer profit de l’expérience des pays développés en la matière. Parallèlement, des modules de formation appropriés sont intégrés dans les programmes de formation des différentes catégories de stagiaires. La formation continue fait également partie des priorités de la DGSN. Les fonctionnaires déjà en exercice peuvent à leur tour effectuer des stages de formation de perfectionnement ou de spécialisation à l’Institut royal de police et aux autres écoles qui lui sont rattachées. Et ce conformément au planning de formation établi par la DRH à la lumière des besoins formulés par les directions centrales concernées et les services opérationnels.A rappeler qu’en 2004, 1.431 policiers ont suivi leur stage de base. Ils étaient 28 commissaires de police, 271 officiers de police et officiers de paix, 102 inspecteurs de police et 1.030 gardiens de la paix.«Le nombre de policiers transitant par les établissements de formation varie selon le nombre des postes budgétaires alloués à la DGSN. S’ajoutent à cela bien sûr les besoins exprimés par les utilisateurs, à savoir les services opérationnels, techniques et sédatifs de la Sûreté nationale», précise Abdelaziz Samel.


Droits de l’homme

«La liste des matières enseignées n’est pas close. Sa mise à jour exige des refontes et des allégements successifs pour se mettre au diapason des évolutions survenues dans le contexte économique, social et politique que connaît notre pays», note le DRH de la DGSN. Et d’ajouter: «A titre d’exemple, les programmes ont été alimentés par des modules sur les droits de l’homme et les libertés publiques, la communication, la déontologie policière, la lutte contre la violence à l’égard des femmes, la protection des mineurs, la protection de la propriété intellectuelle...» Les premières promotions des GUS et brigades mobiles ont déjà profité de ces innovations.Nadia DREF

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