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Les écoles d’ingénieurs revisitent leur pédagogie

Par L'Economiste | Edition N°:2750 Le 07/04/2008 | Partager

. Outre les aptitudes, les attitudes personnelles font la différence. Parascolaire: L’arme anti-islamisteLE futur ingénieur doit être polyvalent si le Maroc veut répondre efficacement à la demande sans cesse croissante du marché et accompagner son ambitieux programme d’infrastructures. La maîtrise technique, aussi importante soit-elle, ne suffira plus. A l’ingénieur, il est surtout exigé d’être un meneur d’hommes et un animateur de projets. Qu’elles soient privées ou publiques, la plupart des écoles d’ingénieurs sont en train de revoir leur «logiciel» pédagogique. Les disciplines autres que techniques gagnent du terrain dans leurs programmes. Des modules de management, finance, comptabilité, communication et expression écrite complètent les programmes basés jadis sur l’expertise métier. Au-delà des aptitudes, le cursus des grandes écoles d’ingénieurs insiste désormais sur les attitudes et le développement personnel. En somme, le savoir-faire ne constitue plus l’essence du métier, s’il n’est pas renforcé par un savoir-être solide. Beaucoup d’écoles misent une bonne partie de leur pédagogie sur des activités annexes, telles que le «théatre, les cafés philosophiques, la musique, la peinture et autres excursions et soirées dansantes», comme l’explique Dalil Guendouz, directeur général de l’Ecole Hassania des Travaux publics (EHTP). Cette dernière se positionne sur une volonté d’ouverture sur la culture, le coaching personnalisé et un «encouragement pour les activités parascolaires et à caractère humain», affirme son directeur. Un bonus pour cette école qui voit déjà sa position renforcée par une conjoncture économique favorable: l’effervescence des BTP dans les chantiers d’infrastructures. Le forum EHTP – Entreprises(1), qui vient de s’achever, confirme cette embellie. L’espace dédié à l’événement a doublé en deux ans. Les lauréats de l’école sont recrutés dès leur sortie, quand ce n’est pas avant obtention de leur diplôme. Ce forum représente une passerelle idéale pour les entreprises désireuses de se faire connaître. Un panel qui se veut varié: ministère de l’Equipement et du Transport, Groupe CDG, Attijariwafa bank, Groupe OCP, Holcim Maroc, BMCE Bank, Lafarge Maroc, Marsa Maroc, SGMB… Concernant les débouchés, les organisateurs du forum ont avancé quelques chiffres: 7 ingénieurs fraîchement diplômés sur 10 s’orientent vers le secteur privé. 1/5 se retrouve à travailler dans des offices et 10% des lauréats seulement entrent dans la fonction publique. Le parcours classique de ces derniers est de se lancer en solo, en créant leur propre bureau d’études, après avoir passé en moyenne 5 années comme employé.Etonnant, car le BTP, en plein boom actuellement, est demandeur de compétences. Mais les ingénieurs ont désormais le choix. D’autres défis les attendent. Le principal réside dans la maîtrise des TIC. Le Maroc dispose d’une industrie embryonnaire en la matière, qui favorise son évolution vers une société en réseau, consolidée par les pouvoirs publics. D’où l’importance de former les profils adéquats. Autre défi, celui de la logistique, devenue un facteur de compétitivité et une exigence qui s’inscrit dans la vague des délocalisations. Le chantier qui attend les administrations des grandes écoles est vaste, entre assurer une formation solide et polyvalente en accord avec les attentes du marché, et une sensibilisation à tout ce qui relève du parascolaire. Mais tout porte à croire qu’elles misent sur son développement pour contrer l’influence des islamistes sur leurs campus. L’EHTP ne fait pas exception. L’école recevrait tous les candidats «indésirables» à l’EMI où il est interdit de porter le voile et la barbe. Profitant d’un système éducatif démissionnaire, les islamistes sont les premiers à avoir eu recours à l’arme sociale: organisation de cours de soutien aux étudiants, mise en place d’ateliers pédagogiques, photocopie en masse des ouvrages…, une manière de préparer le terrain pour rallier les étudiants à leur «cause». En fait, il y en aurait «beaucoup moins qu’il y a quelques années», assure le directeur de l’EHTP. Les écoles se mettent à contre-courant et les affrontent avec leurs propres armes.


Carte de visite

L’Ecole Hassania des Travaux Publics (EHTP) a été créée en 1971, sous la tutelle du ministère de l’Equipement et du Transport. Elle dispense cinq filières pédagogiques: génie civil, génie industriel et système de télécommunication, météorologie et environnement, sciences de l’information géographique et génie informatique. Elle dispose de 12 laboratoires, d’un centre documentaire et d’un centre informatique. L’EHTP compte aujourd’hui 249 enseignants: 69 permanents et 180 vacataires pour environ 470 étudiants.Nezha MAACHI----------------------------------------------------------------------(1) L’EHTP a organisé les 2 et 3 avril derniers la 11ème édition de son forum EHTP – Entreprises sur le thème «Maroc avenir: Construire, innover, anticiper».

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