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Emploi & Carrière
Les conflits collectifs du travail décrochent

Par L'Economiste | Edition N°:2649 Le 12/11/2007 | Partager

. 138 grèves déclarées pour les neuf premiers mois de l’année. L’UMT minimise les statistiques officiellesElles sont en baisse et mobilisent moins de monde. Les grèves sont également moins longues. Pour les neuf premiers mois de l’année, 138 grèves ont été enregistrées dans l’industrie, le commerce, les services et l’agriculture contre 170 comparativement à la même période de l’année dernière. Et seuls 111 établissements sont concernés contre 135 l’année dernière. Face au chômage et aux relations de compétitions entre les salariés, ils sont réticents à faire grève: les effectifs grévistes ont baissé de 38% passant à 11.145 personnes contre 18.089 l’année dernière. Les conflits ont été surtout déclenchés dans le textile habillement (23 grèves) et dans l’industrie agroalimentaire (17 grèves), des branches d’activité qui emploient beaucoup de main-d’œuvre. De manière générale, la baisse du nombre de conflits témoigne d’un changement dans la manière «d’agir» des salariés et des syndicats. Ils privilégient de plus en plus «le dialogue» préférant éviter les grèves pénalisantes pour l’entreprise et pour l’économie. Hassan Laajaj, inspecteur du travail, indique que «les syndicats ont changé de stratégie. Ils optent pour la négociation et la prévention». Un avis partagé à la CGEM. Abdelmjid Tazlaoui, président de la commission Emploi parle «de contacts et de concertations avec les centrales syndicales. Ce qui a apaisé les tensions». De plus, la charte sociale du patronat a été favorablement accueillie par les syndicats. Celle-ci constitue une sorte de garantie pour le respect des droits des salariés. Tazlaoui explique aussi que la position de la CGEM est claire par rapport au non-respect des droits des salariés. Par exemple, au niveau de la CNSS, le patronat a fait savoir que les entreprises qui ne déclareraient pas leurs salariés seront exclues de la Confédération. Du côté des syndicats, c’est le même discours ou presque. Benjelloun Andaloussi, secrétaire général de l’UGTM, attribue cette «accalmie» au souci de «sauvegarde de l’emploi». «La concurrence acharnée et la crise sociale couplées au renchérissement du coût de la vie font que les salariés craignent pour leur emploi et pour l’entreprise», diagnostique le numéro un de l’UGTM. «Les syndicats sont dans une logique de partenariat avec le gouvernement et les entreprises, mais d’un seul côté uniquement puisque ni les entreprises ni le gouvernement ne respectent leurs engagements», tempère le syndicaliste. Même son de cloche auprès de l’UMT. «Cette baisse ne signifie pas que les relations au travail sont au beau fixe. Il n’y a pas d’avancées dans l’application du code du travail», soutient Miloudi El Moukharik, syndicaliste. Il minimise la baisse de la conflictualité: «certains conflits sont réglés directement avec l’entreprise et ne remontent pas à l’inspection du travail». Depuis l’entrée en vigueur du code du travail, les syndicats ne cessent de crier au scandale face aux transgressions constatées. A titre d’exemple, le comité d’entreprise ou d’hygiène et de sécurité ne sont toujours pas généralisés. Un plan d’action est mis en place par le ministère de l’Emploi, lequel prône une démarche progressive et privilégie la sensibilisation. Une première évaluation effectuée en mars dernier auprès de 321 établissements de 50 salariés et plus a révélé que le processus était en marche mais avec des contrastes d’une branche d’activité à l’autre. Pour 2007, ce plan vise la mise en conformité sociale de 30% des entreprises de 50 salariés et plus, soit 931 établissements et de 60% en 2008 (1.932 établissements). Le département de l’Emploi table sur ces entreprises pour tirer le reste du tissu industriel vers le haut.De leur côté, les entreprises estiment que plusieurs dispositions du code du travail sont inapplicables. C’est le cas pour le remplacement des départs à la retraite ou encore des dispositions sur la médecine du travail. D’autres dispositions ne sont pas claires et prêteraient à confusion. Le cumul des indemnités en cas de licenciement abusif, l’application de la baisse de la durée de travail ou encore de la répartition de la durée annuelle globale posent de réelles problèmes aux entreprises. Le patronat a d’ailleurs préparé un projet d’amendement de 67 articles.


Grève: La CGEM veut 15 jours de préavis

La loi sur la grève est le dossier sur lequel aucune avancée n’a été enregistrée. Les syndicats s’y opposent alors que le patronat y tient. Les premiers mettent en avant le fait que c’est un droit constitutionnel et profitent du vide «juridique» sur son organisation pour maintenir la pression sur les entreprises. Le second cherche à se «protéger» et à avoir une meilleure visibilité. La CGEM revient donc à la charge. Un projet de loi sur la grève sera soumis encore une fois à l’appréciation des partenaires sociaux. Parmi les propositions, figurent la mise en place d’un préavis de 15 jours et la garantie de la liberté de travail. La grève ne pourrait être lancée que par les personnes qui disposeraient d’une légitimité syndicale et qui relèveraient de l’organisation la plus représentative au sein de l’entreprise. Khadija MASMOUDI

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