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Emploi & Carrière
Leçons de marketing à l’Education nationale

Par L'Economiste | Edition N°:2691 Le 14/01/2008 | Partager

. L’expérience anglaise: Partir des utilisateurs de la formation pour définir le contenu. Emergence, 10.000 ingénieurs, Ofppt: Applications marocaines de l’écoute du clientAttentes, écoute, études, marché, standards, produit...ces mots revenaient comme des versets dans les propos des experts anglais invités le mardi 8 janvier à la Faculté de médecine dentaire de Casablanca. Ils n’étaient pas là pour donner des cours de marketing mais pour parler Assurance Qualité dans l’éducation et la formation. Ils ont une autre façon de concevoir le monde. Vraiment. Première chose à retenir: les établissements d’enseignement supérieur sont indépendants au Royaume-Uni: financièrement certes, mais pas seulement. «No national degrees, no requirement for accreditation», martelait Nick Harris de l’agence anglaise de l’assurance qualité. Donc, chaque établissement définit son propre programme, sa propre façon de travail et délivre son propre diplôme. Pour l’approche anglo-saxone, un enseignement de qualité est un enseignement qui produit des profils demandés par le marché. Le pragmatisme en est à son summum.Pour définir ce dont le marché a besoin, la parole est donnée aux professionnels et aux universitaires. Les uns et les autres sont organisés en communautés qui tiennent à faire savoir leurs points de vue sur une question aussi sensible que l’enseignement. Leurs attentes servent à définir le cadre général de la qualité. «Pour la mécanique, cela va être par exemple: quelles compétences doit posséder l’ingénieur à la sortie de l’école et quelles tâches doit-il obligatoirement savoir effectuer», explique Amir Alani de l’université de Portsmouth. Ce dernier affirme encourager ses étudiants à aller très tôt dans leur cursus dans l’entreprise par le biais des stages. L’écoute du monde professionnel sert également à faire de la veille par rapport à l’évolution des besoins de l’économie. Les étudiants ont eux aussi droit au chapitre. «Une étude de marché est réalisée annuellement auprès des étudiants pour recueillir leurs avis sur la formation», précise Harris.Au Maroc, l’application type de cette logique pourrait être ce qui a été fait au niveau du plan Emergence et son corollaire, le programme 10.000 ingénieurs. C’est parce que les politiques sont allés vers les professionnels que l’on a pu définir leurs besoins en quantité et qualité. C’est également en allant vers les professionnels que le ministre de l’Emploi, Jamal Aghmani, sait que le Maroc connaît une pénurie de soudeurs, que les conducteurs de gros engins se font rares et qu’un ingénieur en informatique ou en génie civil, sans expérience, débute à 10.000 dirhams.Cette mine d’or d’informations sur les besoins de l’industrie doit nécessairement conduire à concevoir des programmes et des formations de qualité aux diplômés facilement insérables.L’Ofppt est probablement l’un des premiers opérateurs à avoir adopté cette démarche. Il ajuste de façon régulière son offre à la demande des professionnels. Un exemple: «La formation dans le textile avait été revue à la baisse suite à la crise qu’a connue le secteur après l’expiration des Accords Multi-Fibres (AMF). Aujourd’hui que le secteur reprend, les professionnels déplorent une pénurie de main-d’œuvre. Nous avons été contraints de réviser nos objectifs à la hausse. Nous encourageons également les écoles à avoir leurs propres centres de formation métier», témoigne Larbi Bencheikh, directeur général de l’Ofppt.Bémol dans l’Education nationale. De très gros efforts restent encore à entreprendre. La réforme cherche encore la voie de l’école.Nabil TAOUFIK

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