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Emploi & Carrière
Le Smig est l’arbre qui cache la forêt
Entretien avec Abdelmajid Tazlaoui, président de la commission Emploi à la CGEM

Par L'Economiste | Edition N°:2794 Le 09/06/2008 | Partager

. L’adaptation des compétences aux technologies est primordiale. Rosamor: La CGEM attend les conclusions de l’enquête avant de se prononcerInvestissement dans les technologies et le capital humain. C’est la recette pour améliorer la productivité, laquelle est loin d’être satisfaisante. Abdelmajid Tazlaoui, président de la commission Emploi à la CGEM, estime que les entreprises doivent être plus efficaces. Car, malgré les investissements, elles n’ont pas réalisé une optimisation des process. - L’Economiste: Comment jugez-vous la productivité dans l’entreprise marocaine? - Abdelmajid Tazlaoui: Je pense que, globalement, nous avons réalisé des investissements importants dans différents domaines, mais ils n’ont pas fait l’objet d’une revue et d’une optimisation des process de manière à en tirer un meilleur rendement. Dans certains secteurs industriels, qui emploient beaucoup de main-d’œuvre, nous avons cumulé du retard. Les investissements y sont insuffisants. Si nous sommes toujours accrochés au coût du Smig, c’est que l’automatisation n’est pas suffisante. Il faut réduire le coût du travail en mettant davantage d’automatisme, d’informatique et de modernisme. Dans le tertiaire, il va falloir optimiser les organisations et développer les concepts de la qualité Iso. Nous sommes encore dans une étape où seule une minorité d’entreprises s’y intéresse. - Que recommande la CGEM aux entreprises? - L’amélioration de la productivité passe par deux vecteurs: l’investissement dans les technologies et le capital humain. Ce qui suppose la formation et l’adaptation de la main-d’œuvre et des compétences à des process sophistiqués et, probablement, plus compliqués, mais avec des rendements importants. Pour y arriver, il est nécessaire de renforcer l’éducation et la formation. Développer les compétences au niveau de l’entreprise uniquement n’est pas suffisant. En amont, il faut une implication des pouvoirs publics dans la formation et l’éducation. Aujourd’hui, le marché de l’emploi propose des profils souvent inadaptés aux besoins de l’entreprise. En améliorant la productivité, la notion de rétribution se poserait moins puisque les salariés seraient les premiers à en profiter. Dans ces conditions, même les augmentations du Smig pourraient être naturelles et supportables. - On a senti le patronat en retrait dans l’affaire Rosamor? - Malgré qu’elle ne soit pas adhérente à la CGEM, on a su que Rosamor est une entreprise qui déclare ses salariés et paye ses assurances. Une enquête est ouverte en ce moment. Il conviendrait d’attendre ses conclusions avant de formuler un avis sur cette entreprise. Il faut noter que dès octobre 2006, la CGEM a adopté une charte sociale. Le minimum requis est l’application de la loi. Celle-ci prévoit la mise en place d’une commission d’hygiène et de sécurité qui doit se réunir régulièrement pour identifier l’ensemble des risques industriels dans l’entreprise. -Tous vos adhérents sont-ils pour autant conformes à la loi?-Nous ne sommes pas sûr que toutes les entreprises soient dans une application stricte de la loi. Certaines dispositions du code du travail sont soit inapplicables, ou difficilement applicables. C’est le cas par exemple pour la médecine du travail. L’organisation des comités d’hygiène et de sécurité est une instance paritaire et sa mise en place nécessite, au préalable, des élections des représentants du personnel. Et ce n’est pas toujours le cas, car il existe des entreprises qui vivent dans un système paternaliste où les salariés ne voient pas la nécessité d’être syndiqués. Ce qui est sûr, c’est que, depuis octobre 2006, nous nous sommes engagés avec le ministère de l’Emploi dans le projet de mise en conformité sociale. C’est d’ailleurs un des axes du programme politique de la CGEM.


Productivité et informel

L’amélioration de la productivité est le challenge de la CGEM, mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle aura un impact direct sur l’informel. Et ce, contrairement à l’idée défendue par le Bureau international du travail. Ce dernier estime que l’amélioration de la productivité permet de créer de l’emploi formel. La CGEM a une lecture différente du phénomène. «Au Maroc, l’informel est lié à la fiscalité qui n’est pas attractive et à la non disponibilité de prestations à court terme à la CNSS,telles que l’assurance chômage», commente Abdelmajid Tazlaoui, président de la commission Emploi.Propos recueillis par Khadija MASMOUDI

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