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Emploi & Carrière
Le “présentéisme” plus cher que l’absentéisme

Par L'Economiste | Edition N°:1948 Le 31/01/2005 | Partager

. La CNSS met en place un “délai de carence” de 3 jours. Objectif: décourager l’absentéisme . Une étude américaine évalue le coût du “présentéisme” à plus de 150 milliards de dollars par anDésormais, les salariés y réfléchiront à deux fois avant de déposer un certificat médical. Et pour cause, la nouvelle mesure sur les indemnités journalières de maladie (IJM) a mis en place depuis peu un délai de carence de 3 jours. Les salariés ne seront indemnisés qu’à partir du quatrième jour de maladie. Cette mesure est de nature à décourager l’absentéisme au sein des entreprises. C’est aussi une manière pour la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) de rationaliser le service lié à cette indemnité. En 2004, elle a décaissé 99,5 millions au titre des indemnités maladie contre 95 millions de DH en 2003, soit un accroissement de 5%. Au total, 85.139 personnes ont été concernées en 2004 contre 79.707 un an auparavant.L’absentéisme est un phénomène complexe. Les absences sont habituellement liées à la santé. Mais certaines tirent leur origine d’une insatisfaction au travail et de problèmes personnels. Ce phénomène engendre un coût important pour l’entreprise. Mais si l’absentéisme pose problème, le présentéisme aussi. Le fait de se présenter au travail même en cas de maladie n’est pas avantageux. La productivité s’en ressent. Une enquête, conduite par le centre d’études ComPsy, en 2004, auprès de 700 salariés américains, a relevé que 77% d’entre eux travaillent même quand ils sont malades. Trois salariés sur dix invoquent une charge de travail importante pour s’absenter, 26% parlent du risque que cela engendre et 18% préfèrent utiliser leurs jours de congé pour les maladies de leurs enfants. Seuls 23% des salariés interrogés ne travaillent pas quand ils sont malades parce que leur santé compte avant tout. Ce présentéisme pose problème. D’ailleurs, les chercheurs des grandes universités l’ont bel et bien démontré. Non seulement le grippé ou l’enrhumé ne travaille pas au meilleur de sa forme, mais il risque aussi de contaminer son collègue. En élargissant le champ d’étude aux maladies chroniques, migraines, dépressions, maux de dos, diabète, arthrose, asthme et autres allergies la situation dans l’entreprise empire. En 2004, une enquête parue dans “Havard Business review” cite un audit de productivité réalisé sur une durée d’un an auprès de 29.000 salariés américains. Le coût du présentéisme dépasserait 150 milliards de dollars par an. Les dégâts causés par le présentéisme sont jugés énormes. Ils dépassent de loin la facture du médecin.


Les malades en congé forcé

L’institute for health and productivity studies à l’université de Cornell dans l’Etat de New York évalue la perte en productivité à 60% de ce que coûte directement la maladie d’un salarié. Face à cette situation, les entreprises ont lancé une contre-offensive. Certaines ont imposé le congé payé obligatoire pour les malades. Pendant ce temps, leurs dossiers sont gérés par un supérieur hiérarchique. Dans le cas des maladies chroniques, les employés sont suivis par des infirmiers travaillant pour l’entreprise. Elles aident les employés malades à suivre le programme de santé mis au point avec le médecin traitant. Pour ces entreprises, il s’agit là d’un investissement et pas d’un coût. K. M.

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